Etage n" 7 de Tellini
LE SANCTUAIRE sVl;I^:^ dlt jamcule
Ces derniers, au contraire des marnes voisines, se laissent aisément traverser par les infiltrations, lesquelles peuvent ainsi imbiber la couche sablonneuse sous-jacente tout entière, même sous les parties marneuses. C'est ce qui explique le phénomène, paradoxal en apparence, de la présence, sur certains points du Janicule, et notamment au fond du ravin Sciarra, d'une nappe souterraine, s'étalant enire deux cloisons horizontales, parfaitement étanches. De là résulte aussi la formation de cavernes, comme celle des nymphes Furrinae^ les érosions produites par Teau, qui délave et entraîne au dehors les sables de la couche intermédiaire, ne pouvant être compensées ici, comme ailleurs, par le tassement des terres supérieures, qu'arrête l'écran rigide du toit de marne interposé.
Au-dessus de cet étage mixte, aux environs de la cote de 55 mètres, apparaissent des sables de dune parsemés de silex multicolores ou de rognons calcaires, et présentant une teinte jaune d'or très caractéristique, qui a fait donner à la région du Janicule, où se trouve la villa Sciarra, le surnom de « Montagne dorée », Montorio Enfin, plus haut encore, les cimes dépassant soixantedix mètres d'altitude se composent de tuf volcanique rougeâtre et granulaire, amas de cendres, de pierre ponce, de pouzzolane, projetés dans l'atmosphère par les éruptions des cratères albains, et accumulés ensuite sur les dépôts marins