‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 67 sur 144 · Voir plus haut, p. 128, et, plus loin, le rapport de Fea · texte numérisé non relu

Voir plus haut, p. 128, et, plus loin, le rapport de Fea

2. Amelung-, Die Sciilpturen des vaticanischen Muséums, Album, pl. 30, n. 152 ; Gauckler, Bull, comun., p. 67, fig-. 5.

3. C'est peut-être pour cette raison, que la mortaise ménagée dans cette paroi a été rejetée à l'extrémité de droite, le milieu de la face principale étant occupé par le cartouche qui portait la dédicace.

des mots commençant par lap... lah... lar...^ restreint heureusement le champ des hypothèses entre lesquelles on puisse hésiter. Il n'y a guère que deux restitutions possibles: Iab[rudi\ \ ou la r[ibolo].

La première m'a été suggérée par le souvenir de la découverte faite, il y a trois ans, au même endroit, d'une dédicace à lovi Malec lahradi ~. Mais lahriicli, n'étant qu'une épithète, devrait être précédé ici, comme dans le texte précité, du nom propre de la divinité lovi. Or il est aussi impossible de sous-entendre celui-ci, qu'épigraphiquement inadmissible de l'inscrire à la fin de la ligne précédente, à la suite d'un adjectif qui ne le concerne même pas.

Il me paraît donc préférable de restituer ici le nom du lieJ Iar\ibolos\ ^ C'est, il est vrai, la première fois que ce dieu palmyrénien apparaît dans le sanctuaire du Janicule ; mais l'on ne saurait s'étonner de l'y rencontrer. Sa place y était marquée d'avance, entre ses deux

1. Iab[rucleniies], que m'avait suggéré M. le Prof. Cichorius, et qui m'avail un instant tenté, ne s'arrange pas avec le contexte. Il faudrait lire : Fortu[nae . . .] \\ aene[uni signiim] || Iah[rudens€s] \\ L'iicio) La.r- [cio . . . i>acerdole curanle . . . ?...]. Mais l'épithète aeneum ne peut précéder le mot sujniim, auquel elle s'applique, et celui-ci ne peut non plus être inscrit à la première ligne, à la suite du nom de la déesse.

2. Gauckler, Compte» Rendus^ 1907, p. 145 et suiv. ; Bull, comun., 1007, p. 64, n. 7 ; Clermont-Ganneau, Comptes Rendus, 1907, p. 231 et suiv. ; Vaglieri, Notizie, 1907, p. 89 ; Huelsen, Mitteilungen, 1907, p. 232 et figure.

3. Sur lariholos, dieu solaire, et non lunaire, comme on l'a cru longtemps, cf. la dédicace Deo Soli Hieriholo. C. I. L., III, 1108, et les commentaires de Lanci, Bullettino, 1860, p. 58 et suiv. ; Drexler, Roscher's Lexicoti, s. y., I, 2656 et suiv.; Ronzevalle, Comptes Rendus, 1903, p. 277 et suiv. ; Dussaud, Notes de Mythologie syrienne. Revue arch., 1904, I, p. 206 et suiv., rectifiant un précédent article, ibid., 1903, I, p. 143 et suiv.

LA TRIADE SOLAIRE

acolytes, Phosphoros-Azizos ei Ilespéros-Monimos dont les figures en bas-relief étaient sculptées sur deux blocs de marbre en forme d'acrotères, qui ornaient probablement déjà le temple de Gaionas^ et furent remployés dans fédifice qui remplaça celui-ci ' ; et aux côtés de son compatriote Malachhelos, dont j'ai restitué le nom sur un fragment de dédicace du même sanctuaire, retiré en 1906 des fondations du pavillon Wurts \ Tous deux étaient adorés à Palmyre, mais par des tribus dilférentes. L'un était le Gad des Bânoii-Tnïmi ^ ; l'autre, le protecteur d'une source sacrée, V aïn-chemech Ephca ■\ Tous deux avaient pour parèdre Atargatis appelée tan-

1. Sur Azizos et Moninios, parèdres du dieu solaire, cf. R. Dussaud, Notes de Mythologie syrienne, Revue arch., 1903, I, p. 128 et suiv., avec tous les textes, et ibid., 1904, I, p. 208 et suiv.

2. Ces deux bas-reliefs en marbre blanc couronnaient les deux murettes en blocage, qui encadraient à droite et à gauche la marche inférieure de Fescalier de la cour. Leurs dimensions s'adaptaient parfaitement à ce remploi. — Le motif sculpté de droite, qui devait, à mon avis, représenter Phosp/iofos-Azizos, a disparu; mais nous avons retrouvé celui de gauche, figurant Ilespéros-Monirnos, juste à côlé de remplacement qu'il devait occuper d'abord, et au même niveau. Le Génie solaire avait été martelé ; mais sa silhouette si caractéristique est sulfisamment reconnaissable, pour ne laisser subsister aucun doute sur ridentification que je propose ici.

3. Gauckler, Bull, comun., 1907, p. 50; Huelsen, Milteilungen, 1907, p. 233, II. 4.

4. De Vogué, Inscripi., 3; cf. Clermont-Ganneau, Recueil (farch. orient., III, p. 104, 244 et suiv. ; Ronzevalle, Ibid., 1903, p. 280-281 ; Dussaud, ibid.^ 1904, p. 206 et note 4.

5. 'E::'.iJ.£XY]Tr|; aipsO;!.; 'E'f/.à; T.r\yr]; br.ô 'Iap'.[3o)Xoj toj Ôsoj ; Waddington,//isc7\, 2571 c. ; cf. aussi, ihid., 2598 ; Clermont-Ganneau, Recueil d'arch. orient., II, p. 2 et suiv. ; Dussaud, Revue arch., 1904, I, p. 207 et suiv.

6. Pour Atargatis, parèdre de Malackbelo», cf. C. I. G., 4480 — Waddington, Inscr., 2588 = de Vogué, ibid., 3 ; cf. Dussaud, Revue arch., 1904, II, p. 248.

tôt Tyché-Taïmi et imioi Astnrté équivalent à peine modifié àWtar A té ^. Tous deux, enfin, se confondaient avec Bel^ qui n'est autre que le Soleil ^, et qui représente, avec plus de précision que tous les autres Béials, la forme exclusivement sidérale quHadad finit par revêtir en Syrie '\

Dès la fin du premier siècle de notre ère les dieux palmyréniens possédaient à Rome un sanctuaire, dont on a retrouvé quelques traces en 1859-60 au delà de la Porta Portese^ dans la vigna Bonelli ^. C'est de là que

1. Cf. de Vogué, Inscr. seniit., 3 ; Dussaud, Revue arch., 1903, I, p. 128.

2. Cf. le bas-relief palmyrénien, trouvé à Rome en 1859 dans la vigna Bonelli ; Lanci, Bullettino, 1860, p. 58 ; Visconti, Annali, 1860, p. 423 et suiv., et planche hors texte R, n. 1.

3. D'après M. R. Dussaud, i?eu«e arc/i., 1904, II, p. 226 et suiv., p. 242 et suiv., Alar Até — Atargatis est composé avec les noms de deux déesses similaires Astarté et Até, Atar étant la forme araméenne contractée de Astarté, et Até, la déesse d'Hiérapolis.

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