‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 72 sur 144 · Dussaud, ibid., p · texte numérisé non relu

Dussaud, ibid., p

Mélanges Gauckler. 11

faces cruii aiilel consacré au Jupiter à lleliopolis. Il y a simplement lieu de remarquer que le balancement habituel de cette Triade est ici rompu au profit du Soleil, qui s'installe à la place dlionneur, laquelle aurait dû être réservée au Taureau, représentant la divinité locale qui régnait dans le sanctuaire ^ Ce détail est encore un indice du changement qui se produisit peu à peu, sous rinfluence de Palmyre, devenue le centre de propagation de Tastrolâtrie chaldéenne dans le groupement et la hiérarchie des différents dieux syriens.

Les deux textes épigraphiques que je viens d'analyser ont donc l'un et Fautre une grande importance, pour l'histoire du sanctuaire dont nous avons retrouvé les restes dans le Lucus Furrinae. Le premier établit le rapport étroit qui relie l'édifice occupant le niveau supérieur des ruines, à celui qu'en 176 le deipnocritès et cistiber Gaionas avait doté d'une mensa et d'une fontaine lustrale, et qui était consacré à Jupiter IJeliopolitcinus ; il démontre, en même temps, que ces deux temples étaient distincts, et que l'un a remplacé l'autre. Le second texte fournit la preuve que, jusqu'aux derniers temps de son existence, le sanctuaire du Janicule demeura réservé aux cultes syriens, mais que ceux-ci avaient évolué, comme toutes les autres religions d'Orient ^ pour se rapprocher de l'hénothéisme solaire.

A mesure que les barrières s'étaient abaissées entre

1. Dussaud, ibid., p. 364; Jérémias, dans Bosciter's Lexikon, s. v. Ramman — Adad, Hadad, col. 19 et suiv.

2. Franz Cumont, Les Beligions orientales dnnu le paganisme romain, p. 149, loO, et note 55, p. 291.

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