Voir ci-après, aux Notes complémentaires
2. Frœhner, Sculpture du Louvre, p. "iSl ; BomUon, Musée des Antiques, III, candélabres, planche III, 1 ; Clarac, Musée, texte, II, p. 946; Atlas, II, pl. 2o7, n. 640 (ensemble), pl. LXI, n. 5Î>3 e (inscription) ; Franz Cumont, Monuments relatifs au culte de Mithra, II, p. 22r), et figure 5^), et inscription n. 38, p. 100 ; G. 1. L., VI, 837.
3. Voici les très intéressants renseignements que M. Etienne Michon, conservateur des antiquités grecques et romaines au Musée du Louvre, a bien voulu m'adresser à ce sujet : (( Le candélabre se compose de cinq (' pièces distinctes : 1° un pied, moderne ; 2° le cippe, antique, avec les (i représentations ; 3*^ la base du fût, séparée à la fois du cippe et de la (i tige du fût, et qui me paraît presque certainement moderne ; 4"^ la « moitié inférieure du fût, avec, semble-t-il, un joint au milieu ; 5° la « moitié supérieure du fût, moderne. — Il en résulte que rien ne K prouve qu'il y ait un rapport nécessaire entre le fût du candélabre et *( la partie principale, avec les figures, en forme de cippe... Sur la '( reproduction de Clarac, pl. 297, les figures de la Lune et du Taureau « doivent être interverties ; la Lune est à gauche, le Taureau à « droite. . . ».
4. La parte inferiore triangolare in marmo, corne di un candelabro o di un tripode. Voir ci-après aux Notes complémentaires.
l). Sur l'aigle, symbole du dieu solaire, cf. Dussaud, Revue arch., 1903, I, p. 134 et suiv. Cf. plus haut, la dédicace d'un aigle à Sol, Alagabalus, CL L., VI, 708.
LE SANCTUAIRE SYRIEIS Dl' JANICULE
faces : 1*' d\in buste de jeune homme, couronné de sept rayons (le Soleil) ; 2" d'un buste de jeune femme, surmonté du croissant (la Lune) ; 3° d'un taureau passant à droite (Hadad). Sur le listel de la face principale, réservée au buste radié, sont gravés les deux mots suivants :
DORYPHORVS PATER
Ce prisme de marbre blanc a été découvert au milieu de la cella principale du temple occupant le fond du sanctuaire syrien. Les traces du sondage de Fea sont, encore aujourd'hui, très reconnaissables à cet endroit ^ Or, précisément au même point, nous avons retrouvé les substructions en blocage d'une sorte d'autel triangulaire, dont la forme et les proportions s'accordent si exactement avec celles du cippe sculpté, qu'ils devaient faire partie du même ensemble, l'un servant de support à l'autre. La place centrale qu'occupait dans le sanctuaire le monument ainsi formé prouve l'importance du rôle qu'il y jouait. Il se rattache, d'ailleurs, étroitement au culte qu'on y célébrait, par le caractère spécial de son ornementation symbolique. Dans le choix des figures composant celle-ci, dans le titre de Pater que porte le dédicant ^, l'on a cru reconnaître l'influence
1. Je les avais signalées et identifiées, dès Tan dernier, par hypothèse, avant de connaître le rapport de Fea. Cf. Gauckler, Mélanges de Home, 1908, p. 324, et notes 3 et 4.
2. 11 faudrait, d'ailleurs, être sûr que les mots Doryphorus paler désignent un dédicant, et ne se rapportent pas à l'imag-edu Soleil sculptée au-dessus de la légende épigraphique. Rien n'interdit de supposer qu'ils ont pour but d'identifier cette image avec le Dieu porte-lance laribolos, considéré comme parèdre d'une Déesse Mère et équivaU^nt de Jupiter. Sur le célèbre l^as-relief de lloms, aujourd'hui conservé au musée de Bruxelles, lariholos et Keraunos apparaissent tous deux
LA TRIADE SOLAIRE
ir,l
directe du mithriacisme. Mais ces parliciilarités peuvent tout aussi bien convenir à la religion syrienne. Rien ne prouve, en effet, que le titre de « Père », emprunté aux thiases grecs, et qu'adopta le christianisme, ait à aucun moment été exclusivement réservé aux initiés du degré suprême des mystères mithriaques. D'autre part, les trois images à'Hélios^ de Séléné et du taureau sont parfaitement à leur place dans un temple consacré à Jupiter Heliopolitanus. Dans les représentations figurées de cette divinité \ les deux premières apparaissent sur sa cuirasse, dont elles ornent les pectoraux ^, tandis que deux taureaux montent la garde à ses pieds, à droite et à gauche de la statue Rien de plus naturel, par conséquent, que la réunion de ces trois symboles sur les trois
armés de la lance. Cf. Ronzevalle, Revue arcli., 1902, I, p. 387-394, et Comptes Rendus, 1902, p. 235, et 1903, p. 279; Dussaud, Revue ardu, 1004, I, p. 206, et II, p. 248 et suiv., et fig. 27.
1. Voir la liste des symboles et simulacres de Jupiter Héliopolitain, dressée par R. Dussaud dans ses Notes de Mythologie syrienne, 5, Revue arch., 1903, I, p. 347 et suiv. Ajouter: R. Dussaud, Une réplique perdue de Jupiter Héliopolitain, Revue arch., 1903, II, p. 91 et suiv., et fig-. 19 — Reinach, Répertoire de la statuaire antique, II, p. 322,1, d'après Caua//eWis ; — et sans doute, aussi, une stèle à bas-relief de Mididi (Tunisie), que j'ai fait entrer au musée du Bardo, et qui est publiée, mais avec une interprétation inexacte, dans le Catalogue du Musée du Rardo, Supplément, 1''^ partie, section R (Poinssot) et pl. XLI, Cf. aussi Drexier dans Roschers Lexikon, col. 1987 et suiv., s.v. Jupiter Ileliopolitanus ; Perdrizet, dans le Dict. des Antiquités Saglio, s. v. Jupiter, p. 700 et suiv. ; Gauckler, Rull. coniun., 1907, p. 65, note 2.
2. Dussaud, Revue arch., 1903, I, p. 360 et suiv.; C. /. L., III, 14386; cf. aussi un petit autel, conservé au musée de Marseille, qui est consacré à Jupiter Ileliopolitanus, et sur lequel sont sculptés, en haut-relief, les bustes géminés aVHélios et de Séléné. W. Frœhner, Catal. des antiq. rom. et grecques du Musée de Marseille, Paris, 1897, p. 93 = Espérandieu, Bas-reliefs de la Gaule romaine, I, p. 55, n. 54.