‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 95 sur 144 · Lucien, De Dca Syria, ch. 45 et suiv · texte numérisé non relu

Lucien, De Dca Syria, ch. 45 et suiv

3. Cf. Gauckler, La source du Lucus Furrinae au Janicule, dans les Mélanges d'arch. et cP hist. de l'Ecole française de Home, t. XXVIII, 1908, p. 287 et suiv,, planche hors texte I, et fig. 2 et 3.

terres de Tune, et que baignaient les eaux de l'autre K Sur les côtés, Tenceinte était formée par de simples haies de jarres, précédées d'un fossé plein d'eau ~. Je ne crois pas qu'il faille attribuer à ces alignements de vases aucune signification rituelle ^. Leur emploi s'explique suffisamment par des raisons d'économie, et aussi de stabilité. Le temple étant établi à flanc de coteau sur une base imperméable, et, en outre, fermé en avant par un mur plein et continu qui opposait à l'écoulement des eaux d'amont un obstacle infranchissable, il fallait permettre à celles-ci de circuler librement à droite et à gauche, à travers des cloisons à claire-voie, sous peine de voir l'enceinte tout entière crever au premier orage, comme une poche trop remplie.

L'étang barrant l'accès du temple en avant, on entrait par le côté Nord, le plus voisin du Trastévère ^. Les fidèles, arrivant de la ville, descendaient vers le fond du ravin par un escalier rustique taillé à même dans l'argile, et, après avoir traversé le fossé sur un ponceau dallé de tuf, pénétraient dans le temenos par une brèche ménagée dans la haie de jarres, à l'angle Nord-Est, tout près du bord du bassin.

1. Gauckler, Les trois temples superposés du Lucus Fiirrinae, i). 623 et suiv., et fig. 2 ; Nicole et Darier. Le sanctuaire des dieux orientaux au Janicule, dans les Mélanges d'arch. et d^hisi. de VEcole française de Rome, t. XXIX, 1909, p. 28 et suiv., et fig. 10; Pasqui, Notizie degli Scavi, 1909, p. 407 et suiv., fig. 13, et plan hors texte dressé par

E. Gatti.

2. Gauckler, ihid., p. Q2;') et suiv., et fig. 1 ; Nicole et Darier, ibid., p. 29 et suiv., et fig. 19.

3. V. c. Pasqui, Notizie degli Scavi, 1909, p. 404 et suiv,, et fig. 9, 10, 11,12.

4. Gauckler, ibid., \). 643 et suiv., plan hors texte 1, et fig. 3 ; Nicole et Darier, ibid., p. 28 et fig. 18.

Pl. L.

Pl. lu.

NOUVELLES DÉCOUVERTES

L'aire sacrée, exactement orientée, avait la forme d'un rectangle, très allongé de l'Ouest à l'Est (Planche L). Elle devait être divisée en croix, comme le temple qui lui succéda^, par deux artères médianes, analogues au cardo et au decumaniis romains, et tracées perpendiculairement l'une à l'autre, la plus longue de l'Ouest à l'Est, suivant la pente de la colline, la plus courte du Nord au Sud, normale à l'axe du ravin. La première fut probablement, à la fin du second siècle de notre ère, remplacée et entièrement recouverte par une galerie maçonnée, dont j'ai retrouvé l'an dernier l'extrémité orientale. La seconde subsiste, et j'en ai dégagé l'amorce Nord, un peu en arrière du double alignement de jarres qui jalonnait le decumanus dans le temple de Gaionas 2, et un peu en avant de l'autel triangulaire qui occupait le milieu du temple du iv'' siècle (Planche LI). C'est un mur de tuf, du même genre que ceux qui entourent l'étang, et, probablement, de la même époque. Il est, en tous cas, antérieur à la construction du temple de Gaionas ; car il fallut l'ébrécher à son extrémité, pour frayer un passage au chemin de ronde dont fut entouré le nouveau sanctuaire. L'aspect de ce môle indique clairement sa destination. Il est parfaitement appareillé en avant, tandis qu'en arrière il présente une surface inégale et rugueuse. Il ne devait donc être vu que sur sa face antérieure, tandis que la face postérieure restait dissimulée dans la terre. C'est un mur de soutènement ; il retenait les remblais d'une plate-forme

1. (iauckler, ihid., p. 623 et suiv., plan hors lexte 1, et fig. 1 et 2.

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