‹ Le sanctuaire syrien du JaniculeChapitre 97 sur 144 · Gauckler, ihid.^ p. 639 et plan I · texte numérisé non relu

Gauckler, ihid.^ p. 639 et plan I

2. Le plan hors texte III Planche LU], dressé par M. Capellino, donne l'état des travaux au 10 juillet ; les fouilles se sont poursuivies jusqu'au 28 août 1910, mais ont dù être suspendues à cette date, avant d'avoir atteint le griffon de la source.

NOUVELLES DÉCOUVERTES

Nord, passait sous le ponceau de l'entrée, et s'engageait ensuite, en tunnel, dans le môle qui formait du même côté la paroi du vivier sacré ^ . Peut-être ce canal déversait-il dans le réservoir, par quelque orifice latéral, que les surveillants des fouilles m'ont interdit de rechercher, une partie de son contingent ; mais il portait le reste plus loin, et devait servir à l'irrigation des jardins qui s'étendaient en contre-bas du sanctuaire. Il subsiste encore en bon état, jusqu'à la rencontre du Viale Glorioso^ qui le croise, et pour l'établissement duquel on l'a démoli sur la dernière partie de son parcours. On détruisit en même temps toute la partie antérieure du bassin, de sorte qu'il m'a été impossible de déterminer la longueur de celui-ci. Par contre, sa largeur nous est donnée, de la façon la plus précise, par la distance qui sépare le côté Nord, encore presque intact, de la paroi opposée, dont j'ai retrouvé les vestiges affleurant le sol actuel, vingt-cinq mètres plus au Sud, à l'entrée de la villa Wurts (Planche L). Quant à la profondeur, elle dépassait en tous cas cinq mètres ; car les sondages, que j'ai poussés sur divers points jusqu'à ce niveau, n'ont rencontré partout que de la vase.

Le réservoir contenait donc un volume d'eau considérable. C'est ce qu'indiquent, d'ailleurs, l'énorme épaisseur des murs et leur extrême solidité. La maçonnerie est faite d'un blocage de tuf , compact et résistant, que décorait sur les parois verticales, là du moins où elles étaient apparentes, un revêtement de briques triangulaires, ré-

1. Voirie plan III Planche LU]. Cf. Gauckler, ibid., p. 644, fig. 3 et plan I ; Pasqui, ibid.^ p. 407 et plan hors texte.

gulièrement alignées ^, ou d'opus reticulntum en petits carreaux de tuf-, et que protégeait au sommet une épaisse couche de mortier de tuileaux, parfaitement étanche. Le soin apporté à la construction, suffit à prouver l'importance de ce réservoir. Tout était calculé, en outre, pour le mettre en évidence, et pour en faciliter r accès. La cloison qui le séparait du temenos^ ne s'élevait qu'à hauteur d'appui, pour ne pas en masquer la vue aux fidèles réunis dans le temple, tandis qu'un promenoir extérieur, ménagé au pourtour du bassin, permettait de s'en approcher, sans même pénétrer dans le sanctuaire. Après avoir descendu les marches de l'escalier d'accès rustique, et avant d'avoir franchi le seuil du temenos qui s'ouvrait devant lui, le visiteur pouvait tourner à gauche, et cheminer le long du bassin sur le couronnement du mur, séparé de la nappe liquide par un simple parapet, à bord intérieur arrondi, qui ne dépassait pas O'^^ 40 de hauteur, et qui lui permettait de puiser dans le réservoir l'eau nécessaire aux ablutions, ou de faire quelques offrandes aux poissons sacrés de l'étang. On jetait, sans doute, à ceux-ci, surtout de la nourriture, viande ou gâteaux ; mais on lançait aussi dans l'eau de menues monnaies, comme les Romains le font encore aujourd'hui dans la fontaine de Trevi, ou même des bijoux, des gemmes, des figurines de bronze. L'on retrouverait certainement un grand nombre de ces ex-voto, en curant le fond du bassin. On en a déjà recueilli quelquesuns dans la partie antérieure, lorsqu'on Téventra pour

1. Gauckler, ibid., p. 623 et fig. 2 ; Nicole et Daiier, ibid., p. 29 et fig. 10.

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