Gauckler, ibid., p. 044 et fig
NOUVELLES DÉCOUVERTES
creuser le Viale Glorioso K Mais ces objets se sont dispersés, sans entrer dans les collections publiques, et je n'ai pu m'en faire montrer aucun. D'autre part, cent cinquante ans plus tôt, les fouilles entreprises par le cardinal Ottoboni au fond du ravin de Furrina^ c'est-àdire à l'angle Sud-Est du bassin, avaient aussi fait découvrir de nombreux objets de métal, des monnaies, des figurines de grenouilles et de serpents, et une statuette figurant <( Hercule aux prises avec l'hydre ' ».
Ainsi, le bassin qui précédait le temenos, en faisait partie intégrante, et lui était intimement uni. On ne saurait s'en étonner, lorsque l'on songe au caractère sacré que les Syriens attribuaient aux poissons du temple à'Hiérapolis ^.
Ceux que renfermait le vivier du Janicule, demeurèrent pendant de longues années l'objet de la vénération des fidèles. Lorsqu'à la fin du second siècle de notre ère, le cistiher Gaionas remplaça l'édifice primitif par un autre plus luxueux, il respecta scrupuleusement la disposition du réservoir, dont il se borna à perfectionner le système d'alimentation Par contre, c'est précisément
1. Je dois ce renseig-nement à M. A. Pasqui, directeur des fouilles de Rome. Cf. Lancia ni, Forma Urbis Romae, pl. 33, et Huelsen, Der Hain der Furrina auï Janiculum, Mitteilunc/cn des K. D. Arch. Instituts, Rom, 1907, p. 254, en note.
2. Gauckler, La source du Lucus Furrinae, au Janicule, loc. cit., p. 47 et suiv. ; Cassio, Corso délie acque, 1, p. 147 et suiv. ; Jordan-Huelsen, Topographie der Stadt Rom, I, 3, p. 641, note 48 ; Huelsen. ibid., p. 253 et note 1.
3. Lucien, de Dea Syria, ch. 45 ; cf. Robertson Smith, The Religion of the Sémites, p. 175 et p. 449 ; Franz Cumont, Les religions orientales dans le paganisme romain, p. 142 et notes 33, 34, 35, 36.
4. Gauckler, ibid., p. 639, plan I et fig, 2 ; Nicole et Darier, ibid., p. 28 et suiv., et fig. 10 ; Pasqui, ibid., p. 407, fig. 13 et plan hors texte.
en raison de son importance dans le sanctuaire syrien, que le vivier sacré eut particulièrement à souffrir des mesures prises contre celui-ci, à la suite des édits de Constant et de Constance II, qui, en 341, fermèrent à Rome tous les monuments des cultes païens K Les bâtiments du Janicule furent incendiés ^, puis rasés. On fit disparaître sous terre tous les monuments figurés qui avaient résisté au feu ^ ; et, quant au bassin lui-même. Ton s'ingénia à en effacer toute trace, en le comblant entièrement. Puis, dans l'ancien bois sacré, transformé en jardin public, on recouvrit remplacement du temenos désaffecté d'un nouvel édifice de caractère tout différent, qui semble s'être composé de portiques étagés, entourant une fontaine (Planche LI).
Le caractère disparate de cette construction intercalaire, qui vint rompre violemment la tradition syrienne, ressort nettement des particularités de son appareil ^, de