‹ Le sang de la coupeChapitre 4 sur 20 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

voyais. Peut-être y avait-il là une idée féconde. Une seule fois il m'a été permis de l'essayer au théâtre (Odéon, 26 décembre 1852), dans une comédie satirique mêlée d'odes récitées, que j'avais écrite en collaboration avec Philoxène Boyer sous ce titre : Le Feuilleton d'Aristophane. Pour pousser plus loin ces essais, il aurait fallu avoir un théâtre à soi; j'ai dû me borner à indiquer une route, qu'un autre poëte trouvera; car dans le théâtre actuel, qui n'a que la parole et non le chant, l'homme est représenté dans sa vie terrestre et matérielle, mais non avec ses aspirations idéales et divines, sans lesquelles il ne serait pas l'homme. Lacune évidente, et dont le pressentiment inspirait déjà les stances du Cid et de Polyeucte, les chœurs d'Esther et d'Athalie, et les intermèdes chantés et dansés des comédies de Molière.

Enfin, contrairement au système qui a prévalu après moi, j'avais employé aussi pour glorifier les anniversaires des génies, non la forme dramatique, en ce cas puérile et ayant le défaut de rapetisser et de tourner aux masques de carnava les personnages surnaturels qu'elle met en scène, mais l'ode encore, dialoguée ou non, et j'avais eu

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