PRELUDE A L OMBRE
Tels soirs d'hiver, que ton âme se remémore, Tels soirs d'hiver où les lampes toutes éteintes, Se remémore un parc cuivré de feuilles mortes, Un parc désert où chantonnaient de vagues plaintes.
Nous ne sûmes ce que recelait son silence Ni quelles peines avaient pleuré sous ses arbres ; Et nous nous sommes dit de ces paroles lentes, De ces paroles en mineur où l'on s'attarde.
L AUTOMNE AMER
Quand, pour les noces d'or des vieillotes idées, L'Automne, avec des mains tremblantes et ridées, Accordera son violon roux et qui grince,
Sache songer au parc d'antan; et, sous ton porche Les torches de la vie antérieure éteintes, Tels soirs d'hiver, que ton âme se remémore.