‹ Le Sang des crépusculesChapitre 48 sur 54 · DIEU VOUS GARDE · texte numérisé non relu

DIEU VOUS GARDE

Les souvenirs muets d'autrefois, ma Tristesse, Dans vos cheveux ternis passent l'or de leurs peignes Tandis qu'aux rideaux clairs alourdis de dentelles Houlent des plis où les lueurs du jour s'éteignent.

J'ai suivi pour venir des routes incertaines,

I N'ayant souci des ronciers faux dont nos pieds saignent, Car je savais trouver la Dame qui protège Les révoltés, et les dorlote et les enseigne.

l8() LE SANG DES CRÉPUSCULES

Dien vous garde, Tristesse mienne, Dieu vous garde, Qu'à mon seuil votre robe encor longtemps s'attarde Avec ses ondoiements et ses langueurs de palmes;

Vous avez eu pour moi des caresses menues, Vous avez rafraîchi mon front de vos mains nues : Dieu vous garde, mon deuil, Dame des larmes calmes.

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