‹ Le sang des dieuxChapitre 45 sur 55 · PATROCLE · texte numérisé non relu

PATROCLE

OOUS la tente d'Achille au milieu des armures Le beau Patrocle, orgueil jadis des prés fleuris De Thrace, où bondissaient ses splendides chaussures D'hyacinthe, à clous d'or étoiles de rubis,

Le beau Patrocle est là, blême et les yeux meurtris. Achille a dénoué sa blonde chevelure Et, pressant dans ses mains ses pieds endoloris, Il en baise en pleurant la noire flétrissure :

« Je ne verrai donc plus courir tes pieds d'ivoire, « Tes bras nus m'enlacer ni tes beaux yeux s'ouvrir, « Tes yeux de violette où l'ombre était plus noire. »

Il dit et, plein de rage au cruel souvenir

Du temps où côte à côte ils forçaient la Victoire,

Sur l'adoré cadavre il s'étend pour mourir.

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