EPILOGUE
t tDOUS les grands bois émus tu marchais triomphant
« Et moi je te suivais par les fraîches Tempées.
c Ton souffle m'emportait et, le front dans le vent
i De tes vers, je chantais sans songer aux épées.
ce Ton poème emplissait le monde encor enfant.
i Farouche, précédant le troupeau des Napées
f Je gagnais avec toi les larges échappées,
f Sur les cimes, dans l'aube et le soleil levant.
<ï Le sang coule aujourd'hui de ton beau corps d'albâtre.^ Elle dit ; ses bras nus, chargés d'un triple rang D'anneaux d'or, se tordaient sur sa robe bleuâtre
Et les hommes avaient ce tableau déchirant :
Le front sanglant d'un dieu porté par une fée.
La Muse au fond des bois pleurait la mort d'Orphée.
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