‹ Le sang des dieuxChapitre 55 sur 55 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

t tDOUS les grands bois émus tu marchais triomphant

« Et moi je te suivais par les fraîches Tempées.

c Ton souffle m'emportait et, le front dans le vent

i De tes vers, je chantais sans songer aux épées.

ce Ton poème emplissait le monde encor enfant.

i Farouche, précédant le troupeau des Napées

f Je gagnais avec toi les larges échappées,

f Sur les cimes, dans l'aube et le soleil levant.

<ï Le sang coule aujourd'hui de ton beau corps d'albâtre.^ Elle dit ; ses bras nus, chargés d'un triple rang D'anneaux d'or, se tordaient sur sa robe bleuâtre

Et les hommes avaient ce tableau déchirant :

Le front sanglant d'un dieu porté par une fée.

La Muse au fond des bois pleurait la mort d'Orphée.

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