‹ Le SangChapitre 4 sur 7 · LO · texte numérisé non relu

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PRINCIPAUX O r: TUA»; ES

Leçons sur les prinetpes 'Je la 'Thirurgu^. Editioa Palme r.) Traité sur lliistovre naturelle des 'ients. 1771 j L778.) TraxU de la sypkiiis, [ 17^

OèaervatioMS sttr ctfi ' fai— j parties de '^"rtntamie ctnimale

verses espèces, j'ai donné préalablement une description concise de plusieurs de ses espèces les plus communes, ce qui mettra à même de comprendre toutes les autres.

On a divisé, avec raison, l'ensemble du monde matériel en solides et en fluides; ce sont les seuls états essentiellement différents que nous puissions observer dans la matière. La matière semble passer sans cesse de Fun de ces deux états à l'autre, mais avec ces conditions, qu'aucune espèce de matière ne peut prendre la forme solide sans avoir été d'abord à l'état de fluide, et qu'aucun changement ne peut s'opérer dans un «olide s'il n'est préalablement converti en un fluide. Le corps vivant est soumis à ces lois générales; car toute matière animale solide a été d'abord liquide, et ce n'est qu'après avoir revêtu la forme solide qu'elle devient apte h contenir |:d'autr!es Ij^quides, jqui jservent à l'accroissement et au renouvellement des solides euxmêmes.

Les solides vivants, bien que composés d'une seule espèce de matière, sont néanmoins susceptibles d'offrir des caractères extérieurs très divers; et il est des animaux chez lesquels cette diversité est plus grande que chez les autres. Mais la partie liquide du corps, dans son état naturel, ne se présente que sous un seul aspect, qui est celui du sang. Il est des parties qui, quoique à peine solides quant à leur nature, doivent cependant être considérées comme des solides, parce qu'elles sont flxes dans

Tant Boit dans un état pai-fdit de santé, Q est diflïcUe d'obtenir deux fois d'une m^ne personne da saug qui soit exactement dans le même état, bien qu'il ne soit pas sensiblement malade. Dans l'histoire du sang il faut mentionner ces Tariét<^ qnoîqu'elles ne soient souvent qn'nn ôegré moins |m> nonce de ce que l'on observe dans l'état de maladie. Il est certain, en effet, que la maladie jette une grande lumière sur l'histoire naturelle dn sang; et les changements listbles que ce liqui'le subit doivent avoir nécessairement excité les médecins à l'examiner avec attention.

Toutefois, la seule connaissance que nouii ayons d'une différence quelconque dans Je «ang dérive des ^ai'i^tés qu'il présente danw se« cliangemenU ofmntanés, quand il est hors de aea vaisseaux, el ee« différences ne paraissent pas toujours Dw>dilier la nature réelle du sang, car «ouvent les animaux continuent à se bien porter alors même qpi'elles U ont lien.

Il est très probable que le sang est eanutitAt^ il*

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leur situation et appropriées à des actions locales, et parmi lesquelles quelques-unes agissent sur les liquides (qui sont, jusqu'à un certain point, passifs dans tous les animaux) et en disposent dans un but utile pour Péconomie animale, de la même manière que les parties que Pou appelle ordinairement les solides des animaux. De cette espèce sont les parties gélatineuses de plusieurs animaux marins d'un ordre inférieur, comme les méduses, ainsi que l'humeur vitrée de l'œil, etc. Il y a, entre les parties solides et les parties liquides des animaux, ime relation sympathique réciproque, qui a pour objet leur entretien mutuel. Dans les maladies, quand la machine ne peut être alimentée comme à Pordinaire, les solides du corps y suppléent, et le sujet devient maigre. Il semblerait résulter de là que les liquides seraient, dans la machine, un objet plus digne d'attention que les solides eux-mêmes.

Cette partie liquide des corps vivants est appelée le sang; chez les animaux qui nous sont le plus familiers, le sang est de couleur rouge. On a plus étudié la nature et Paspect du sang dans les maladies, principalement dans les maladies (Pespèce inflammatoire, qu'à l'état de santé, parce qu'après 8a> sortie du corps, il fournit plus de notions sur la maladie qu'aucun des solides, et présente des changements que les solides ne subissent point. Quelques-uns de ces changements sont le résultat de la séparation de ses parties constituantes les unes des autres; mais, comme il est rare que le corps yi-

vant soit dans un état parfait de santé, il est diflicile d'obtenir deux fois d'une même personne du sang qui soit exactement dans le même état, bien qu'il ne soit pas sensiblement malade. Dans l'histoire du sang il faut mentionner ces variétés, quoiqu'elles ne soient souvent qu'un degré moins prononcé de ce que l'on observe dans l'état de maladie. H est certain, en effet, que la maladie jette une grande lumière sur l'histoire naturelle du sang; et les changements visibles que ce liquide subit doivent avoir nécessairement excité les médecins à l'examiner avec attention.

Toutefois, la seule connaissance que nous ayons d'une différence quelconque dans le sang dérive des variétés qu'il présente dans ses changements spontanés, quand il est hors de ses vaisseaux, et ces différences ne paraissent pas toujours modifier la nature réelle du sang, car souvent les animaux continuent à se bien porter alors même qu'elles ont lieu.

Il est très probable que le sang est constitué de la même manière chez tous les animaux, absolument comme le tissu musculaire d'un animal est semblable à celui d'un autre; la seule différence qu'on observe, c'est que quelques animaux n'ont point la partie qui lui donne sa couleur rouge; les autres parties, savoir, la lymphe et le sérum, sont les mêmes chez tous, autant que je puis le savoir.

La transfusion du sang d'un animal dans les vais-

seaux d'un autre prouve jusqu'à un certain point Tuniformité de nature du sang; car, aussi loin que ces expériences ont été poussées, aucune altération n'a été observée.

En général, nous acquérons une certaine connaissance des objets de la nature qui sont soumis très fréquemment à notre observation; et souvent il ne faut guère qu'une attention ordinaire pour en concevoir assez bien les principes généraux. C'est ce qui a lieu pour le sang.

On sait que le sang est rouge dans un gran<i nombre d'animaux, et qu'il est entièrement liquide, tant qu'il est en circulation, dans le corps vivant On sait qu'il se sépare en plusieurs parties, quand il est hors du corps,* et qu'une portion de sa masse totale devient solide. On sait également que tout animal meurt quand il en est privé dans une certaine proportion; aussi est-il devenu l'objet d'une vénération toute particulière, parce qu'on l'a considéré comme constituant la vie de l'animal. De môme que toutes les choses auxquelles ou reconnaît un usage d'une grande utilité, le sang a fréquemment attiré l'attention des hommes, comme objet de curiosité seulement; mais quelques observateurs sont partis de cette simple contemplation, pour se livrer à une investigation plus approfondie de la nature et des propriétés de ce liquide, et pour éclairer ce sujet dans toute son étendue. Les médecins praticiens ont pris beaucoup de part à ces recherches, par la conviction que la connaissance du sang

leur serait d'une grande utilité dans leur profession; et ceux à qui l'enseignement de la médecine a été confié ont développé encore plus d'industrie dans cette étude. Mais l'emploi fréquent que l'on fait de la phlébotomie dans le traitement des maladies, a fourni les plus nombreuses occasions d'observation, et a presque suffi pour mettre les physiologistes à même d'expliquer la plupart des principes qui concernent le sang, indépen<iamment de toute autre expérimentation.

Bans les animaux à sang rouge, on peut adopter deux modes d'investigation. L'un consiste à étudier le sang tandis qu'il est en circulation; alors son mouvement est visible à cause de sa couleur, et Ton peut ainsi se faire une idée de la circulation dans les petits vaisseaux. En même temps, les lésions traumatiques, les opérations chirurgicales et la connaissance anatomlque des vaisseaux dans lesquels le sang est contenu, ont concouru à faire connaître plus parfaitement son mouvement dans les gros vaisseaux. L'autre mode d'investigation, qui consiste à examiner le sang quand il est hors du corps, permet d'observer tout ce qui a rapport à ses changements spontanés et à sa séparation en ses partîtes constituantes, ainsi que les propriétés visibles de chacune de ces parties. On acquiert aussi par cette voie la connaissance de ses propriétés chimiques, qui toutefois ne jette pas beaucoup de lumière sur la nature du liquide lui-même.

On appelle le sang un liquide, parce qu'on le

trouve toujours à Tétat liquide dans les vaisseaux des animaux vivants, tant qu'il est sous l'influence <le la circulation; cependant, cet état ne lui est pas naturel dans toutes les circonstances; en effets lorsqu'il ne circule point, la solidité est une propriété nécessaire et essentielle de l'une de ses parties constituantes, et la liquidité n'est nécessaire au sang que dans le moment de la circulation, pour son mouvement, sa distribution, et la facile séparation de ses parties.

Si le sang n'était pas liquide, il ne pourrait pas être poussé à travers des tubes flexibles, et distribué ài tputes les parties du corps. H ne pourrait pas se diviser en plusieurs portions, quand les vaisreaux se ramiflent, ni passer à travers les petits yaisseaux, ni admettre la s^>aration de celles <le ses parties qui ont pour objet de produire l'accroissement et la réparation de tout le corps, ni enfin se prêter aux diverses sécrétions; il ne pourrait pas non plus être rapporté au cœur.

La couleur rouge du sang est due simplement à la présence d\me matière rouge qui y est répandue, mais 'elle n'est pas commune à tous les animaux. Le sang présente des changements plus nombreux que les solides, et l'on peut le soumettre à 1111 plus grand nombre d'expéiiences dans la vue de déterminer sa nature et ^^ies propriétés Cela dépend jusqu'à tm certain point de sa liquidité; sous cette forme, il n'a pas encore atteint son état déflnitif, et n'est que la substance qui fournit le^ ma-

tériaux (lestinés à la production ou à Paccroissement des solides.

On a considéré, en général, la chaleur des animaux, principalement ceux que l'on appelle « animaux à sang chaud », conmie dépendant principalement du sang, ou au moins conmie étant liée avec ce liquide autant qu'avec toute autre partie du corps. Conmie j'aurai occasion de parler de l'augmentation de chaleur des parties enflammées, on pourrait s'attendre à me voir tenter d'expliquer ce principe, en traçant l'histoire du sang. Mais j'avoue que je ne le comprends pas complètement, et que les théories qui ont été proposées jusqu'à présent ne me satisfont pas le moins du monde, car je crois qu'aucune d'elles ne s'accorde parfaitement avec toutes les circonstances que l'on peut observer dans les cas en question.

I !«'. Bu sang considéré dans son ensemble^ et des diverses partie^ qui le composent.

Le sang, en circulation dans les vaisseaux et examiné à l'œil nu, paraît êti'e une masse homogène; mais, quand il pénètre dans des vaisseaux si petits que ses parties visibles doivent presque se séparer, et que l'on observe au microscope, tout ce q'oii aperçoit, ce sont des globules qui se meuvent dans les vaisseaux.

rait réserver cette dernière pour les liquides dcmt la coagulation exige un procé<ié chimique. De cette espèce est le sérum, cai' j'ai découvert que ce liquide est composé de deux parties, ce que Ton démontre par remploi des différents moyens propres à déterminer la coagulation. Il est peut-être impossible de découvrir toutes les propriétés et tous les usages des parties constituantes du sang dans la machine animale, et il n'est pas facile de déterminer si elles agissent ou sont employées conjointement pour produire leur effet; mais il est quelques propriétés que l'on peut constater, et qui portent à croire que certaines parties du sang sont destinées à composer certaines parties solides, qui possèdent des propriétés semblables à celles des parties correspondantes du sang.

%.IL. De la coagulation du sang et de ses effets.

Je vais m'occuper d'abord de la coagulation du sang, parce que c'est le premier changement qui s'opère dans ce liquide quand il est hors de ses > vaisseaux, et qu'elle s'effectue même dans l'intérieur des vaisseaux, sous l'influence de certaines circonstances.

Bien que l'état liquide soit indispensable au sang pour qu'il puisse circuler, la coagulation n'est pas un phénomène moins nécessaire pour le sang qui

doit être appliqué à un usage quelconque hors des Voies de la circulation, même au dedans du corps; aussi mérite-t-elle d'être étudiée avec tout autant d'attention. Je crois qu'on s'instruit plus sur les usages du sang dans l'économie animale par l'étude de la coagulation que par celle de son état liquide. La coagulation du sang, quand il est hors de la circulation, paraîtrait devoir être sans connexion avec la vie; cependant la vie ne pourrait avoir lieu, si le sang n'était doué de la faculté de se coaguler. Dans plusieurs maladies, on voit le sang se coaguler dans le corps vivant, même au dedans des vaisseaux, mais plus souvent quand il est extravasé. La faculté de se coaguler n'appartient pas à tous les principes immédiats du sang en circulation; elle est propre à la partie que j'ai appelée « lymphe coagulante », et qui, pendant cet acte, se sé- I)are ordinaîrfement 'de l'a^utre partie ^appelée le « sérum ».

H n'est pas facile de déterminer si, tandis que le sang est en circulation, la totalité du sérum en constitue une partie distincte; car nous n'avons aucun moyen de le séparer de la lymphe coagulante, quand ils sont liquides tous les deux. Comme le sénmi fait partie de la masse totale dans l'état liquide, la première période de la coagulation est une espèce de décomposition, et consiste dans la séparation du sérum. Mais, (i'im autre côté, il y a des raisons pour considérer la lymphe coagulante comme distincte (lu sérum lors même que tous deux sont à l'état

liquide; car le sérum peut se séparer de la lymphe, sans coagulation, par suite de plusieurs actions naturelles, anormales ou morbides des vaisseaux. C'est ainsi que sont formés le liquide de l'amnios et celui des hydropisies. On peut donc conclure que la séparation du sérum, quand la lymphe est coagulée, n'est iK)int un acte nécessaire à la coagulation, mais qu'elle en est un effet.

Les circonstances qui accompagnent la coagulation de la lymphe sont sujettes à de grandes variétés, qui dépendent de Pétat du corps ou coiTespondent avec lui, et le meilleur moyen que nous ayons de juger de cet état consiste dans la facilité ou la difficulté avec laquelle le sang se coagule, et dans la fermeté ou la mollesse du coagulum. Le sang humain, étant un composé dont les parties sont en quelque sorte séparées, présente dans sa coagulation encore plus de variétés que la lymphe seule n'en peut offrir, et qu'on n'en peut observer chez les animaux qui n'ont pas le sang rouge; car lai partie rouge met en vue plusieurs des changements qui s'opèrent dans la lymphe, tant à raison des nuances de coloration, qu'à cause de la différence de pesanteur sj)écifique.

Les trois substances, qui deviennent manifestement distinctes quand la lymphe se coagule, diffèrent sous le rapport de la pesanteur: le sérum est la plus légère de ces substances, et, comme il reste liquide, il s'élève au-dessus du caillot; les globules rouges, qui ne subissent aucun changement, sont

la partie la plus pesante, et descendent plus ou moins dans répaisseur de la lymphe, maî^e trouvant enA^eloppés par la concrétion de cette "dernière, ils ajoutent à. son poids et contribuent à la faire s'enfoncer davantage dans le sérum.

Le sang, quand il est hors de ses Taisseaux, se coagule plus ou moins vite, suivant la rapidité ou la lenteur de son extravasation, et suivant la quantité qui s'en extravase. H se coagule lentement, quand il est reçu rapidement et en grande quantité dans un bassin, promptement quand on le laisse couler lentement et en petite quantité. Ces faits seront mieux compris, quand je traiterai des principes de la coagulation.

Quand le sang est reçu dans un vase, et exposé ainsi au contact de l'air, il se coagule certainement plus vite que quand il est extravasé dans le tissu cellulaire, ou contenu dans les vaisseaux; sur une surface « exposée », il se coagule plus rapidement que partout ailleurs, si ce n'est sur les bords du bassin dans lequel il est contenu. On a observé que la couche supérieure du sang est celle qui se coagule la première, ce qui donne lieu à la formation d'une pellicule mince qui est semblable à celle qui se forme sm» le lait quand il est près <ie bouillir, et au-dessous de laquelle il est encore liquide; mais la masse totale s'épaissit graduellement, perd sa 'transparence, et se coagule dans l'espace de quinze à vingt nmiutes, en formant un caillot d'une consistance assez ferme» Le temps requis pour cette

coagulation vaiîe suivant la quantité de sang qui se trouve rassemblée en une seule masse, et suivant la disposition du sang au moment où on l'a recueilli.

Lorsque le sang est coagulé, on x>eut observer les apparences suivantes: le coagulum nage en général dans un liqui<ie; mais il n'en est pas toujours ainsi, car il arrive quelquefois que, dans l'acte de la coagulation, la lymphe ne chasse pas le sémm hors de sa substance, ce qui suppose un phénomène de contraction. La partie supérieure du coagulum est la plus dure ou la plus ferme; et il devient de moins en moins ferme vers sa partie inférieure, parce qu'il y a inf érieurement d'autant moins de lymphe coagulante que les globules rouges ont descendu en plus grand nombre <ians l'épaisseur de la lymphe avant qu'elle se coagulât. La lymphe coagulante est d'autant plus solide qu'elle contient moins de sérum; et en effet, tant que le sérum, est interposé dans sa substance, lors même qu'elle ne contient point de globules rouges, elle a peu de dureté. Mais si on la presse entre le doigt et le pouce, de manière à en exprimer le sérum, elle devient presque aussi dure et aussi élastique que les parois d'une artère; elle présente un aspect fibreux, et niême forme des lames; et, en réalité, elle offre une giunde ressemblance avec le tissu artériel; ce qui nous donne une idée claire du mode suivant lequel une membrane peut être formée, et nous permet probablement de concevoir comment elle peut

être modifiée de diverses manières, selou l'impression faite sur elle par les parties environnantes. Telle est la raison pour laquelle la lymphe qui a la plus forte disposition à se coaguler, est celle qui se montre la plus dure, parce qu'elle se sépare d'une plus grande quantité de son sérum. La lymphe est transparente; mais il n'est guère possible de dire si elle a une coloration propre, comme le sérum, car il est rarement possible <le l'obtenir à l'état liquide,/ dégagée des globules rouges, et jamais on ne peut l'obtenir libre <le sérum; or, le sérum est lui-même coloré. Quand elle est recueillie dans un vase où elle est longtemps à se coaguler et où les globules rouges s'abaissent promptement, on voit qu'elle est transpai*ente; mais pendant la coagulation, elle devient trouble, puis complètement opaque, et colorée. En la plongeant dans l'eau, on la rend quelquefois très blanche, ce qui n'aurait probablement pas lieu si elle était colorée par elle-même, indépendamment du sérum.

Il faut ordinairement un temps considérable pour que le sang arrive à sa coagulation complète ou plutôt à sa contraction; en effet, si oji l'abandonne à lui-même pendant quelques jours, le coagulum devient de moins en moins coufiidérable, parce qu'une quantité de plus en plus grande de sérum en est expulsée; et cela ne peut provenir de ce que le sérum, étant plus l^er, se séparerait spontanément du caillot, car s'il n'y avait une force d'ex-

pulsion, il y serait retenu mécaniquement par l'attraction capillaire, comme dansy une iéponge. Lq sang qui met le plus de temps à se coaguler, est celui qui se coagule le plus solidement, et qui présente la séparation la plus complète de ses parties constituantes. 'Dans les cas de cette espèce, la lymphe coagulante restant liquide plus longtemps, les globules rouges ont plus de temps pour se déposer et le sérum pour être expulsé du coagulum. Quand la coagulation est lente, et qu'elle est de nature à donner lieu à un caillot très ferme, on peut enlever la couche supérieure de la lymphe coagulante liquide, qui est libre de globules rouges; et la partie recueillie de cette matière se coagule immédiatement, tandis que la portion qui reste dans le vase demeure liquide un peu plus longtemps.

On a assigné à la coagulation de la lymphe plusieurs causes qui me paraissent peu yraisemblables. Il arrive souvent que, lorsqu'il s'opère dans la matière des changements dont les causes immédiates sont inconnues, l'esprit les rapporte à quelques circonstances qui les accompagnent, bien que, peutêtre, ces circonstances n'aient aucune influence sur leur production, et qu'elles soient purement concomitantes. C'est ce 'qui a toujours lieu quand ces (Rangements résultent de la nature même de la partie. Une semence placée dans un terrain humide se développe; mais le terrain n'est qu'une circonstance concomitante nécessaire, et non la cause immédiate. C'est la vitalité de la semence, stimulée

à l'action par l'humidité, qui est la cause immédiate de sa végétation, et la semence continue à pousser parce que son action est constamment excitéa Tonte l'eau du monde ne ferait pas végéter une semence morte. On doit faire la même distinction relativement à la coagulation de la lymphe.

Les premières observations qu'on a faites sur le sang, ont été faites très probablement sur celui de» animaux les plus parfaits, dont la température est communément plus élevée que celle de l'atmosphère. On observa que ce {sang, hors de ses vaisseaux, se coagulait en se refroidissant; il ëtait donc naturel qu'on supposât que la coagulation de la lymphe provenait de son refroidissement, conmie cela a lieu pour la gelée; mais le froid, isolément, n'exerce certainement aucune influence sur la lymphe coagulante.

Si l'on retire un poisson de la mer, la température de sou corps étant à peu près de 60<* Pahr., et qu'on le place dans une atmosphère à 70^, le sang de ce poisson, tiré de ses vaisseaux, se coagule immédiatement. J'ai constaté ce fait à bord d'un vaisseau, auprès de Belle-He, dans l'été de 1761. Ayant péché un poisson, je mesurai immédiatement sa température, et je fis couler une partie de son sang; le sang qui s'écoula se coagula immédiat^ement, bien qu'il eût acquis une température plus élevée que celui qui restait dans les vaisseaux du poisson, et qui cependant était toujours liquide.

D'ailleurs, l'expérience de tout le monde et Tol)-

vitalité du corps ou des vaisseaux qui l'entretient à l'état de liquide. Cependant, on sait que la vitalité du corps et des vaisseaux n'empêche pas le sang de se coaguler dans certaines circonstances, et qu'il arrive même souvent qu'elle est une cause excitatrice de la coagulation. La mort, soit du corps entier, soit des vaisseaux, n'est pas non plus toujours une cause de coagulation, car on observe que chez plusieurs sujets qui meurent subitement par Teffet d'une forte impression morale, le sang ne se coagule point. H y a donc, pour donner lieu àl la. coagulation du sang, quelque chose de plus que la simple condition d'être entouré de parties mortes, et ce quelque chose, il faut le chercher dans le sang lui-même.

D'après ces considérations, il est évident que l'état fluide du sang est lié aux vaisseaux vivants, qui en sont le siège naturel, et au mouvement; et .que, lorsque la vie est dans toute sa force, les vaisseaux ont la faculté de maintenir le sang dans un .état fluide. Je crois en outre qu'il faut très peu de mouvement pour entretenir cette fluidité quand l'antre condition existe» Une complète staguation du sang pendant la vie, comme on l'observe dans les cas de léthargie et dans ceux où la circulation est feuspendue pendant plusieurs heures, comme dans l'asphyxie par submersion, n'en détermine pas la coagulation; tandis que dans les parties où il ne s'accomplit aucune action, si le sang stagne, même beaucoup moins longtemps que dans une léthar-

gie, par exemple dans les cas de gangrène, on le trouve coagulé; mais alors cette coagulation se fait dans un but d'utilité et naît de la nécessité, qui paraît agir comme un stimulus et disposer le sang à se coaguler.

Les faits suivants prouvent que le sang ne se coagule point dans les vaisseaux vivants, quand ceux-ci sont dans un état parfait et naturel, et dans les conditions convenables pour agir, pour peu que les /forces 'vitales isoient ranimées: le sang d'un poisson, chez qui les actions de la vie étaient restées suspendues pendant trois jours, et que l'on supposait mort, n'était point coagulé dans ses vaisseaux, mais il se coagula promptement, lon^qn'on le fit sortir de ses vaisseaux ou qu'on « l'exposa ».

Le sang d'une lamproie, qui était morte en apparence depuis quelque» jours, fut trouvé fluide dans ses vaisseaux, parce que l'animal n'était pas rdfeUement mort. Cependant, il n'y avait eu là aucun mouvement dans le sang, puisque le cœur avait cessé d'agir; mais ce sang ayant été <c exposé» et extravasé dans l'eau, se coagula promptement.

Cependant, on a observé que pendant la vie, sous l'influence de certaines circonstances, le sang se coagule en partie; cela a lieu dans l'état de torpeur. Un auteur, dont je ne me rappelle pas le nom, affirme que le sang des cliauves-souris est coagulé pendant qu'elles sont dans cet état. M. Cornish, chirurgien à, Totnes, en Devonshire, m'a en-

60 coaguler, soit au dedans, soit au dehors de ses vaisseaux, alors môme que rien n'a été ajouté ni retranché, de telle sorte que cette particularité doit dépendre, par conséquent, de quelque autre cause. Je pense qu'il faut chercher cette cause dans quelque propriété inhérente au sang lui-même. En outre, certaines opérations naturelles détndsent le principe de la coagulation dans le sang au moment de son extravasation.

H est plusieuiîs genres de mort à la suite desquds le sang est privé de sa faculté de coagulation; c'est ce qui amve dans la mort subite déterminée par la colère, par Félectricité ou la foudre, ou par un coup sur l'estomac, etc. Dans ces cas, après la mort^ nonseulement l'on trouve le sang aussi liquide que dans les vaisseaux vivants, mais même le sang ne se coagule pas, quanrl il en est retiré. Aucune action vitale ne s'effectuant dagis les cadavres de ces sujets, les muscles ne se contractent point. H est aussi des influences partielles qui détruisent la coagulabilité du sang; c'est ce qui a lieu quand un coup porté sur une partie j produit une extravasation con* sidérable; il en résulte une ecchymose dans laquelle on observe souvent que le sang n'offre pas la plus légère trace de coagulation. Dans l'état de santé, le sang des règles ne se coagule point; il se coa* gule au contraire quand l'écoulement sanguin est irrégulier ou lié à un état morbide. L'écoulement normal des règles indique donc une action particulière de la constitution, et il est très probable

— saque c'est dans cette action que consiste son effet salutaire; car, lors même que Tévacuation sanguine est le double de la quantité ordinaire, si le sang est doué de la faculté de se coaguler, bien qu'il coule des mêmes vaisseaux, le même bienfait n'est pas produit, et cela, beaucoup moins encore si le sang est retiré par l'art d'une autre partie- Plusieurs substances, quand elles sont mêlées avec le sang, en empêchent la coagulation. La bile agit de cette manière sur le sang hors du corps; mais on ne peut admettre que, dans le corps vivant, elle puisse se mêler au sang en quantité suffisante pour produire ce phénomène. En effet, dans la jaunisse la plus grave, le sang est encore susceptible de se coaguler énergiquement.

On sait généralement qu'il est probable que tout liquide inanimé, susceptible de devenir solide, produit de la chaleur pendant sa solidification, et du froid pendant qu'il subit le changement inverse. C'est sur ce princij^e que le docteur Black a établi sa théorie ingénieuse de la chaleur latente. Ainsi, il se produit de la chaleur pendant la congélation de l'eau.

Pour déterminer jusqu'à quel point la coagulation du sang ressemble, sous ce rapport, à la solidification des autres substances, je coagulai d'abord le blanc d'un œuf, au moyen de l'alcool rectifié. La température du blanc d'œuf et celle de l'alcool étaient égales avant leur réunion; mais, au moment où ils furent mêlés ensemble, le blanc

(l'œuf se coagula immédiatement, et la température du mélange s'éleva de 4 et même de 5 degrés, suivant que la coagulation s'effectua lentement on rapidement.

Le sang des animaux sur lesquels nous faisons' le plus ordinairement nos expériences étant chaud, il est très difficile de s'assuiter s'il produit de la chaleur dans sa coagulation. Ayant placé la boule d'un thermomètre dans un jet de sang qui coulait du bras, je remarquai que le mercure s'éleva à 92* Fahr. Je pris alors un bol plein de sang humain que je laissai coaguler, et je le plongeai dans de Peau chauffée à 92°, jusqu'à ce que toute la masse eût acquis cette température. Ensuite je tirai d'une autre personne la même quantité de sang dans un vase semblable, que je plongeai dans de l'eau à la même température. Un thermomètre fut placé dans chacun des deux bols, et je m'occupai de constater lequel des deux sangs se refroidirait le plus vite, car je ne supposais pas qu'il pût se produire assez de chaleur dans celui qui avait été recueilli le dernier pour que sa température en fût élevée, et je pensais que, s'il se dégageait une quantité quelconque de chaleur, elle se manifesterait en retardant le refroidissement du sang nouvellement tiré. Mais ce dernier se refroidit en quehjue sorte plus vite que l'autre, ce que j'attribuai à ce que le sang coagulé abandonna sa chaleur plus lentement que le sang liquide. J'ai répété cette expérience plusieurs fois, et j'ai toujours obtenu un résultat à

peu près semblable. Je pensai alors que l'expérience serait plus concluante si je pouvais me procurer du sang qui, à Tétat liquide, fût naturellement à la même température que l'air ambiant. Dans ce but, je pris du sang de tortue.

Une tortue bien portante fut tenue toute la nuit dans ime chambre, dont le plancher était à 64<» Fahr., et dont l'atmosphère était à 65<*. Le matin, la température était à peu de chose près la même. Le thermomètre, introduit dans l'anus de la tortue, indiqua une température de 64<». L'animal ayant été suspendu par les membres postérieurs, la tête fut coupée d'un seul coup et le sang fut recueilli dans un bassin. Le sang, tandis qu'il coulait, était h 65°, et quand il fut réuni en jUne loer tajine quantité, il était à 66®. Mais il descendit à 65» pendant sa coagulation, qui se fit très lentement, et conserva cette température après sa coagulation. Cette expérience avait été faite plusieurs fois, mais non avec la même précision que lorsqu'on eut soin de faire concorder exactement toutes les températures. Cependant, oonmie toutes les températures avaient été prises en note, si la coagulation avait produit de la chaleur, on en aurait constaté la quantité exacte dans chaque expérience; et, en réalité, dans quelques expériences, le sang parut se refroidir, mais dans aucune sa température ne s'éleva. De ces expériences, je crois pouvoir conclure que, dans la coagulation du sang, il ne se produit point de chaleur..

Le sang coagulé est une substance animale non organisée. Quand le sang est étendu en une couche mince, avant sa coagulation^ et qu'il se coagule sous cette forme, ou bien lorsqu'il coule sur une surface d'une certaine étendue, ce qui n'a jamais lieu san^^ qu'il re coaguliî imT;^édiateuieiir, ou peut dire qu'il constitue alors une membrane non organisée, comme il y en a plusieurs dans l'économie; il est aussi plusieurs membranes, que nous savons être des parties constituantes du corps, et dans lesquelles Porganisation est si simple en apparence, qu'il est fort difficile d'en distinguer, au simple aspect, ces coagulum sanguins, surtout ceux qui sont très minces.

La lymphe coagulante appartenant probablemenli à tous les animaux, tandis que les particules rouges n'existent pas chez tous, nous devons admettre, par cela seul, qu'elle est la partie la plus essentielle du sang; et cette opinion parait encore plus fondée, lorsqu'on observe que, dans certaines circonstances, elle subit des changements spontanés qui sont nécessaires à l'accroissement, à l'entretien et à la conservation de l'animal, tandis qu'aucun usage semblable ne peut être assigné aux autres parties.

Indépendamment de sa tendance à se coaguler sous l'influence de certaines circonstances, le sang possède aussi une disposition à la séparation de ses globules rouges, et probablement à la séparation de toutes ses parties; car je me crois fondé

à dire que la disposition à se coaguler et la disposition à la séparation de la partie rouge, ne sont point la même chose, et qu'elles proviennent de deux principes différente. Et en effet, la disposition à la coagulation tend à s'opposer à la séparation des particules rouges.

Ainsi, on observe que le repos ou un mouvement très lent du sang dans les vaisseaux, fait naître cette disposition à la séparation de la partie rouge, aussi bien que l'extravasation du sang, car le sang acquiert cette disposition à un plus haut degré dans les veines que dans les artères, surtout si dans les veines son mouvement est retardé; aussi, plus il est rapproché du cœur, dans les cavités veineuses, plus cette tendance est grande, bien que cette circonstance ne semble point retarder la coagulation. C'est un fait qu'on peut toujours obser- \eT «dans l'opération de la saignée. Si, après avoir lié le bras, on ne saigne pas immédiatement, le premier sang qui s'écoule, c'est-à-dire, celui qui a séjourné pendant quelque temps dans la cavité du vaisseau, est celui qui se sépare le plus promptement en ses trois principes constituants. Il résulte de là qu'il existe à la partie supérieure du coogulum une plus grande quantité de lymphe coagulante isolée, ce que les observateurs peu. éclairés prennent pour un signe d'inflammation plus vive, tandis que, dans le sang qui est tiré ensuite, les particules rouges restent suspendues dans la lymphe, et l'on suppose que la petite quantité de sang qui est sortie la pre--

mière a eu Pheureux effet de modifier favorablement toute la masse du sanft. Le repos peut donc être considéré conmie une des causes immédiates de la séparation des paities constituantes <lu sang.

i m. De la sérosité.

Le sérum est la seconde partie qui entre dans la composition du sang, ou, en d'autres termes, est une des substances dans lesquelles le sang se sépare spontanément. Ainsi isolé, il se présente sous la forme d'un simple liquide, et c'est sous ce point de vue que je le considérerai d'abord, bien qu'il soit conxposé, ainsi qu'on verra ci-après, de deux substances qui se séparent dans plusieurs de nos expériences. Je crois que le sérum est conmiun au sang de tous les animaux; mais je crois qu'il y en a davantage dans les animaux à sang rouge: peut-être se trouve-t-il dans ime certaine proportion avec la quantité des particules rouges, et a-t-il pour usage de délayer le sang.

Le sérum est plus léger que les autres parties du sang; c'est pourquoi il surnage quand il en eét séparé, n s'isole ordinairement de la lymphe coagulante quand elle se coagule; aussi se présente-t-il presque toujours quand le sang est tiré de ses vaisseaux et rassemblé en masse considérable. Quand la lymphe se coagule avec énergie, la quantité du

sérum est ordinairement plus considérable, parce qu'il est exprimé en quelque sorte avec plus de force que lorsque la coagulation est plus molle. Cependant, il n'est pas nécessaire que la lymphe se coagule pour que le sérum s'en sépare, car on voit que cette séparation s'opère dans certains états morbides, par exemple, dans l'hydropisie. Le sérum se sépare aussi de la masse du sang pendant la gestation, car il constitue le liquide dans lequel le fœtus est plongé.

iJe l'ai vu se séparer du reste de la masse avant la coagulation de la lymphe. Ainsi, j'ai observé dans le sang d'une dame une séparation qui se fit presque inmiédiatement entre les deux liquides : la portion séreuse vint se placer à la partie la plus élevée, tandis que la lymphe était encore liquide. D'après cette apparence, j'avais affirmé qu'il y aurait une couenne très considérable, parce que je supposais que le liquide transparent, qui était à la partie supérieure, était de la lymphe coagulante; mais je fus déçu dans mon attente, car lorsque la lymphe fut coagulée, il ne se trouva aucune couenne, et le liquide transparent qui surnageait se trouva être le sérum.

Il ne put y avoir ici aucune cause d'erreur, car le sang n'était nullement couenneux; s'il y avait eu une couenne à la partie sujyérieure du caillot, on aurait pu supposer que le liquide qui s'était montré si promptement après la saignée était la lymphe coagulante, et que le sérum avait été sé-

paré dans l'acte de la coagulation, comme ù» Votdinaire.

Le sérum est ordinairement d'une couleur jaunâtre; cette colomtion est plus prononcée dans certains cas que dans d'autres, et je pense qu^eUe dépend des substances qui sont dissoutes dans le 8érum au moyen de Peau qu'il contient; car probablement il tient en suspension tous les sels solublés dans l'eau, dont plusieui's y sont dissous. Si le sérum n'est pas coagulable en lui-même, bien qu'il contienne une grande quantité d'une matière I

qui jouit de la faculté de coagulation, cependant je I

pense que lorsqu'il est en circulation, sa fluidité est plus grande. Comme il se sépare d'une masse composée, il ressemble jusqu'à un certain point sous ce rapport, mais non complètement, au petit-lait. 11 ne subit aucun autre changement spontané que celui qui résulte de sa séparation d'avec la lymphe coagulante, si ce n'est la putréfaction. Bien qu'il ne soit point coagulable spontanément, une de ses propriétés, quand il est hors du corps, c'est de se coaguler par l'application de certaines substances,. Tel est le principal changement qu'il subit: pendant ce phénomène,, il se sépare plus ou moins en deux parties, dont l'une n'est point coagulable par les mêmes moyens.

La pai*tie coagulable, 'dont fe vais imloccupe» maintenant, semble être jusqu'à un certain point la même que celle qui est dans le blanc de l'œuf, dans la synovie, etc., et dans plusieurs autres sër

cfétions, sans cependant être parfaitement identique. En effet, je pense que ces sécrétions contiennent une certaine quantité de lymphe coagulante, ce qui fait qu'elles se coagulent en paiiâe après qu'elles ont été produites, et lorsqu'elles se coagulent ensuite par leur mélange avec d'autres substances, cette coagulation est due à la partie du sérum dont" il est question. Bien que le sérum ait la propriété de se coaguler dans certaines circonstances, et par l'effet de certains mélanges,' on peut, par des mélanges d'une autre espèce, l'empêcher de se coaguler. La chaleur, portée à un certain degré, fait coaguler la partie coagulable du sérum; et il est probable que cette épreuve suffit pour constater si un liquide que l'on a recueilli dans une partie quelconque du corps, et qui ne se coagule pas spontanément, est cette partie du sérum. Mais, comme il est plusieurs substances qui en déterminent aussi la coa^gulation, 'je vais en mentionner quelqiuésunes, bien que leurs effets ne me paraissent jeter aucune lumière sur ce sujet.

La chaleur coagule le sérum à 160<>,ou 165<* Fahr.; à 50<», il se tient parfaitement liquide pendant quelque temps. Le sérum renferme une grande quantité (Fair qui se dégage par la chaleur, mais qui ne se dégage point quand le sérum se coagule par d'autres moyens. TJn sérum qui était im peu blanchâ-. tre se coagula au degré de chaleur nécessaire pour le dégagement de l'air qu'il renfermait, et qui fut séparé en très grande quantité. Le coagulum de-

vient d'abord comme de la synovie, puis plus épais. Plusieurs ïitubstances qui ne font pas coaguler cette partie du sérum n'empêchent pas ccpendaut sa coagulation par la chaleur: tels sont le vinaigre, l'acide du citron, le sel d'absinthe, le nitre, le sel marin. Le sérum uni à l'alcool, à parties à peu près ^ales, se coagule en foimant une espèce de liquide caillebott<:f; si, dans cet état, ou le chauffe, il se transforme en |une sorte de gelée, mais l'alcool semble s'évaporer. Avec l'esprit d'ammoniaque <c volatile spirits », il se coagule en un liquide laiteux, qui se prend en gelée par la chaleur; il faut que la proportion d'esprit soit plus grande que celle du sérum; l'esprit semble s'évaporer en gtandt^ partie. Mêlé avec du sel de corne de cei-f, il ne ^e coagule point par la chaleur, mais il fait effervescence jusqu'à ce que tout le mélange se trouve transformé en écume. Il redevient ensuite liquide, parce que l'écume se dissipe; mais, à la fin, il forme une espèce de coagulum qui n'est pas dur. Après avoir été mêlé avec de l'eau et laissé au repos pendant douze heures, jl se coagule par la chaleur comme le sérum pur. Si l'on y ajoute du sel de corne de cerf, conmie il a été indiqué ci-dessus, il devie&t un peu plus fluide, et reste dans cet état très longtemps, en faisant une vive effervescence-; mais, à la longue, il se transforme en une gelée ou pâte, qui toutefois n'est point solide. Je soupçonne qu'ici lé sel et l'eau sont évaporés dans la formation de cette pâte, de sorte que ce n'est point une vérita-

ble coagulation. Quand il est mêlé avec de l'eau commuue, il se coagule par la chaleur; mais l'eau se sépare avec la partie non coagnlable du sérum, et ne s'unit point au coagulum.

J'ai dit que dans la coagulation du sérum par la chaleur, il se sépare un liquide qui n'est point coagnlable par l'influence du calorique; j'ai des raisons de croire qu'il ne se coagule point non plus par aucnn des autres agents, comme l'alcool, etc.; et il n'est pas aussi facile de constater cette dernière circonstance, car les substances qui provoquent la coagulation, comme l'alcool, etc., étant employées sous forme liquide, il peut rester après la coagulation du sérum un liquide que l'on pourrait considérer comme le liquide en question; mai» d'autres expériences prouvent que ces agents coagulent la partie coagnlable et s'miissent avec l'autre. On sait aussi que, lorsqu'on divise la vianderôtie ou bouillie, il s'en écoule un liquide plus ou moins coloré par la partie rouge du sang, et que l'on nomme communément le jus. Je pensais bien que ce liquide diffère de la partie coagulable du sérum, car la chaleur à laquelle la viande est soumise suffit pour coaguler cette dernière; mais jevoulus pousser mes recherches plus loin, et en conséquence je le soumis à une chaleur capable de le^ coaguler, s'il eût été coagulable par la chaleur; mais il ne se coagula point. L'idée me vint que ce liquide n'est pas autre chose que celui qui se sépare de la partie coagulable du sérum. J'admis donc^

dans le sérum une matière qui est coagulable par la chaleur, et un liqui<le qui ne l'est point.

Poursuivant ces recherches sur la viande cuite, je remarquai que la viande contenait une quantité d'autant plus grande de ce liquide, que ranimai gîtait plus âgé. Dans la chair de l'agneau, il y en a à peine; dans loelle du mouton d'un an, il y en a peu; mais dans le mouton de trois, quatre, cinq ou six ans, on en trouve beaucoup. De même, le veau en présente très peu, tandis qu'il y en a une grande quantité dans le bœuf. Du reste, il est possible que l'ârge du bœuf que nous mangeons nous soit moins connu, en généiul, que celui du mouton.

On tue ordinairement la volaille jeune dans ce pays, de sorte que nous ne pouvons faire aucune expérience comparative. Mais on peut faire les mêmes remarques que ci-dessus sur les oiseaux sauvages et qu'on désigne communément sous le nom de gibier. J'ai observé aussi que ce liquide est moins abondant chez les animaux qui n'ont point pris d'exercice, tels que l'agneau, le veau, etc., que chea ceux de la même espèce qui ont vécu en liberté. Rien n'est plus sec que le veau anglais, bien qu'il soit tué plus tard que partout ailleurs; tandis qu'Û est plein de jus dans les autres pays, bien qu'il soit tué beaucoup plus jeune.

Dans plusieurs des expériences que j'ai faites sur la coagulation du sérum, j'ai remarqué qu'il contenait dans certains cas beaucoup plus de coagidum, et par conséquent une moins grande quantité de la

portion liquide qui s'en sépare, que dans d'autres, et « vice versa ». D'après les observations que j'ai consignées ci-dessus, je pensai qu'une quantité moins abondante de cette portion liquide annonçait une plus grande proportion de matière cpagulable dans le sérum; et, pour m'en assurer, je pris du sérum de personnes de différents âges. Ce liquide, de même que le sérum lui-même quand il est uni avec la lymphe coagulante, ne parait être que mêlé avec le sérum, car il se sépare pendant la vie pour rem- I)lir plusieurs usages dans l'économie animale. Ce n'est donc pas du sérum sous une autre forme, mais bien un liquide distinct, qui avant la coagulation est mêlé avec le sérum, et qui parait être une de; ses parties constituantes.

Les expériences suivantes ne sont peut-être pas parfaitement concluantes, car on fut obligé d'en faire plusieurs avec du sang 'recueilli sur des sujets qui n'étaient pas en parfaite santé; cert-aines dispositions particulières de l'économie peuvent apporter une différence notable dans les conditions du sérum. Toutefois, il est probable que les maladies n'ont pas beaucoup d'influence sur le sérum, car l'expérimentation m'a fait voir que le sérum du sang d'une personne atteinte d'une maladie inflammatoire, et le même liquide fourni par un sujet n'offrant aucune apparence d'inflammation, étaient presque entièrement semblables sous le rapport de la coagulation et de la quantité de matière non coagulable par la chaleur.

JjQ sénim d'un homme ftgé de 5G ans, à qui il était aiTive un I6i^er accident, et qui était dou6 d'une constitution saine, se coagula presque en totalité par la chaleur en un coagulum assez ferme, et ne fournit qu'une petite quantité du liquide non coagulable par ce moyen.

Le j4orum du sang d^in jhojmme de 72 ajis jet de constitution saine se coagula à imne par la chaleur, devint seulement un peu plus épais, et forma un I)etit coagulum qui adhérait au fond du vase. Traité par l'alcool, il ne fournit qu'une très i)etite quantité de matière coagulable.

Le sang de l'homme de 56 ans, ayant été mClé avec trois quarts d'eau, et chauffé comme ci-dessus, se comporta, dans sa coagulation, presque entièrement de la même manière que le sérum de l'homme de 72 ans.

Le sérum d'un jeune garçon de 15 ans se coagula en totalité; à peine fut-il exprimé du coagulum une quantité appréciable de liquide.

En même temps, je fls coaguler le sérum d^m homme de G3 ans, et ce sérum ne contenait qu'une petite quantité de liquide non coagulable.

Considérant le petit-lait, que l'on obtient par l'action de la présure sur le lait, conmie le sérum du sang, je fis sur ce liquide des expériences semblar blés aux précédentes. Ayant chauffé une certainequantité de petit-lait, je trouvai qu'il produisait une" matière coagulable qui nageait sous forme de flocons dans un liquide non coagulable par la chaleur..

Cette partie moins coagulable du sérum est une substance qui jusqu'à présent n'a point attiré l'attention; et pourtant elle présente peut-être autant d'intérêt qu'aucune autre des parties constituantes du sang; aussi est il nécessaire que j'insiste plus sur sa description que sur celle des autres.

L'urine ne se coagule point par la chaleur; inais^ coumie elle est coagulée par l'extrait de Goulard, et que cet extrait coagule également la masse totale du sérum, je pensai que le liquide en question était peut-êtire semblable à l'urine, et que, dans ce dernier cas, la coagulation du sérum pouvait bien être due à ia coagulation de ce liquide. En conséquence, je traitai ce dernier par l'extrait <ie Goulard, et j'observai que cet extrait le coagulait, ce qui donna naissance à une série d'expérimentations.

Plusieurs liquides, en apparence différents les vue des autres, étant sécrétés du sang dans un grand nombre de circonstances, je voulus savoir pour quelle part le sérum ordinaire entre dans leur composition, c'est-à-dire si la matière coagulable par ia chaleur et le liquide coagulable par l'extrait de Gouhir:] y entrent à peu près dans la même proportion, ou s'ils se composent principalement de ce dernier. En conséquence, je recueillis les diverses espèces de ces liquides, prenant non-seulement ceux que l'on i)eut appeler naturels, mai» encore ceux qui sont le produit de la maladie, et qui, par leui* aspect, se rapprochent plus du sérum que les autres.

Parmi les liquides naturels, je pris l'humeur aqueuse de l'œil, et je la chauffai d'abord dans une cuiller, afii: île voir combien elle renfermait de matière coagulable i»nr la chaleur. Elle devint légèrement trouble, ce qui prouve qu'elle contient une petite quantité de cette matière; mais, par son mélange avec l'extrait de Goulard, elle se coagula immédiatement. Le liquide des ventriculcë du cerveau et celui des laimes se comportèrent exactement de la même manière.

Je i>ris <le l'eau provenant de la jambe d'un jeune garçon qui était hydropique, et considérablement affaibli par une fracture compliquée de la cuisse du coté opposé. Cette eau était beaucoup plus claire que le sérum ne l'est habituellement. Chauffée dans une cuiller à la flamme d'une bougie, elle se troubla un j)eu et il s'y foima quelques flocons <le coagulum. De l'eau retirée de l'abdomen d'une fenune, et qui avait un aspect un j)e\x trouble, se coagula avant que le gaz qu'elle renfermait se fût dégagé; mais le coagulum ne formait pas la moitié de la masse totale. L'eau fournie par un autre malade atteint d'ascite se coagula entièrement; mais le coagulum était un peu ferme. L'eau retirée de l'abdomen d'un homme, et qui était très claire, exposée à la flamme d'une lampe, devint trouble. L'eau de l'anmios ne renferme que très peu de matière coagulable. Après avoir fait coaguler par la chaleur toutes ces espèces de sérum, je recueillis la portion non coagulable de chacune, et je la soumis à l'ao-

tîori de l'extrait de Goulard; elle se coagula immédiatement.

Je ne sais si ce liquide a la même pesanteur spécifique que celui qui se coagule par la chaleur; caV, bien qu'il se montre le plus lourd, lorsqu'il est coagulé par l'extrait de Groulard, il est possible que son union avec le plomb ajoute à sa pesanteur naturelle.

Le sérum a probablement pour usage de t^nir les globules rouges en suspension et non dissous, car on le trouve en quantité d'autant plus grande que ces globules sont plus abondants. Il est destiné aussi à tenir en suspension et à (lissoudi*e toutes les substances étrangères qui pénètrent dans le sang, soit dans un but d'utilité pour l'économie, soit I>ar toute autre cause, et sur lesquelles il agit comme dissolvant commun. Ainsi, on voit que chez les sujets atteints de jaimisse, le sérum est plus jaune qu'à l'ordinaire; il en est de même chez les personnes qui font usage de la rhubarbe. Il est probablement le dissolvant de toutes nos sécrétions.

Je pense qu'il est nécessaire de dire combien il entre d'eau dans la composition du sang, l'our constituer un corps ou un composé parfait, il est indispensable que toutes les parties de ce (composé présentent une proportion convenable; et, comme le sang, chez un gi'and nombre d'animaux, se compose de quatre parties distinctes, 'savoir: la lymphe coagulante, le sérum, qui se compose de deux partie», et les globules rouges, chacune de ces parties, quand

elle est à l'état de pei-fection, doit avoir sa quantité normale d'eau. Il est pi*obable que la lymphe et la partie rouge ne peuvent ôtre unies qu'à une quantité limitée d'eau, mais que le sérum pent être dissous dans une quantité quelconque de ce liquide. Toutefois, en tant que sérum, il ne comi>orte qu'une certaine proportion d'eau, ce qui a été prouvé jusqu'à un certain point par l'expérience dans laquelle, après avoir ajouté de l'eau au sérum, on soumit le mélange à la coagulation par la chaleur: l'eau se sépara et ne ût point partie du coagulum.

Parmi les liquides des animaux, il en est quelques-uns, tels que ceux qui lubrifient les surfaces, qui, soit dans la circulation, soit en dehors de la; circulation, sont à l'état de vapeur tant que l'animal est vivant. En effet, si l'on enlève l'épiderme, la surface mise à découvert ne tarde point à se dessécher; si l'on enlève la peau sur un animal récenmient tué, la surface dénudée se dessèche immédiatement; enfin, si l'on ouvre une cavité naturelle sur un animal vivant, la surface de cette cavité se dessèche avec rapidité. Ces résultats prouvent qu'une partie des liquides de l'animal s'évapore sur la surface qui est mise à découvert, lofais si, après avoir tué l'animal, on le laisse se refroidir avant de lui enlever la peau ou d'ouvrir une de ses cavités, et qu'on conmiunique le même degré de chaleur que lorsqu'il était vivant, on n'observe aucune évaporation immédiate sensible quand on enlève la peau, et les parties mises à découvert res-

tent humides. Cette volatilité me parait donc liée à la vie et non à la circulation; car, dans les deux: cas, la circulation a cessé avant l'expérience. Je ne sais si c'est cette partie volatile qui produit l'odeur que répandent les animaux récemment tués, quand on les dépouille ou quand on ouvre leur corps; mais il est ài remarquer que la manifestation de cette odeur suit les mêmes lois que l'évajwration en question, car si on laisse l'animal se refroidir, il ne la répand plus, lors même que sa température est élevée au même degré que pendant qu'il étant vivant. Quelquefois le sérum du sang est laiteux, et alors, par le repos, il arrive souvent qu'il se forme à sa surface une écume blanche semblable à de la crème. Ce fait a été très probablement observé d'abord dans le sang humain, mais il ne lui appartient point exclusivement. Quoique cette circonstance soit assez fréquente, il ne s'en présente cependant que peu d'exemples à l'observation de cliaque chirurgien dans le cours habituel de ses saignées. Lorsque ce phénomène s'est offert à moi, je me suis informé de l'état de santé du sujet; j'ai étudié la nature de cette modification, et j'ai recherché si elle ne présentait point quelques variétés. Autant que je puis en juger par mes observations, il n'est guère possible de lui assigner une cause. L'ayant observé plus fréquemment chez des femmes enceintes, je pensai d'abord qu'il pouvait avoir quelque «onnexion avec l'état de grossesse; mais je l'ai rencontré chez d'autres femmes et quelquefois chez

des hommes. Cependant il est possible que la grossesse dispose la constitution à cette espèce de mo-diûcatiou du sang, de même qu'eUe la dispose à produire dans ce liquide d'autres caractères, par exemple, ceux de l'inflanmiation ; car on voit souvent le même effet ou la même maladie provenir de causes diverses qui n'ont aucune connexion immédiate entre elles.

On a émis plusieurs opinions sur la natore et sur la cause de cet aspect du sérum. On a supposé qu'il était produit par la présence du obiyle non encore assimilé; mais il ne se présente pas assez souvent pour qu'on puisse l'attribuer à cette cause. [Hewson a pensé qu'il dépendait de la présence de la graisse ou d'un liquide huileux absorbé; mais cette hypothèse n'est pas admissible, car l'aspect n'est pas le même dans tous les cas.

Les globules qui produisent cet aspect laiteux n'ont pas la même pesanteur spécifique dans tous les cas; car si, comme je le crois, ils surnagent toujours dans le sérum et souvent dans l'eau elle-même, ils tombent quelquefois au fond de l'eau. La crème blanche, qui nage à la fjartie supérieure du sérum, est probablement formée après que le sérum s'est séparé de la masse totale du sang, car si, avant cette séparation, elle existait telle qu'elle est, elle se trouverait retenue dans le coagulum comme les globules rouges, ce qui n'a point lieu; i)ar conséquent, elle n'existe point dans le sang lorsqu'il est en circulation.

Je saignai une petite femme qui paraissait à moitié idiote et qui était enceinte; cette opération fut faite dans Paprès-midi, environ trois ou quatre heules après un repas qui se composait de côtelettes de veau. Le lendemain, ayant examiné le sang, je trouvai le sérum d*un blanc de lait et recouvert d'une pellicide blanche qui nageait à sa surface comme de la crème.

Je si*ignai au bras, environ à deux heures aprèsmidi, une dame qui était enceinte de six mois. Elle n'avait mangé qu'une rôtie et bu une tasse de chocolat à sor déjeuner, vers dix h<»nres du matia, c'est-à-dire quatre heures avant la s:»ii;née. Le lendemain, je trouvai le sang un peu plus enflammé qu'il ne l'est d'ordinaire chez les femmes enceintes, et je remarquai aussi une couche blanche et mince qui occupait la partie supérieure du sérum. Cette couche, examinée au microscope, me parut globuleuse. L'ayaDt délayée dans de l'eau, je ne vis point les globules se dissoudre comme font les globules rouges; j'en jetai quelques-uns dans de l'eau, et le remarquai qu'ils s'élevèrent à la surface, mais moins rapidement que dans le sérum. Environ six jours après, je saignai la même dame une seconde fois; elle avait déjeuné de la même mainère, et il s'était écoulé le même espace de temps depuis son déjeuner; le sang était encore couenneux, mais le sérum ne présentait aucune couche blanche à sa surface.

J'ai examiné un sérum laiteux qui proyenait du sang d'un malade de l'hôpital Saint-Georges. Cet

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