PLASMA
que le rein est pour ainsi dire fermé, les substances dissoutes dans le sang, ne pouvant plus s'éliminer par les urines, s'accumulent dans les tissus : le sang se débarrasse par un autre procédé qu'à Tétat normal des substances étrangères ou de Texcès de substances normales qu'il contient, et sa composition chimique tend par ce moyen à redevenir normale. C'est ainsi que, dans les cas d'ictère, le rein devenant momentanément moins perméable, le pigment biliaire ne reste pas dans le sérum et s'accumule dans les tissus ; de même, Achard et Lœper(l) ont vu que, dans la pneumonie, l'insuffisance d'élimination des chlorures et deTurée par les urines détermine une rétention relative de ces substances dans le sang, qui s'en débarrasse rapidement en les fixant dans les tissus, d'où elles seront ensuite éliminées au moment de la crise urinaire qui accompagne la défervescence de la pneumonie»
De l'équilibre fonctionnel qui s'établit entre Faction des émonctoires résulte l'équilibre de la composition chimique du sérum sanguin.
Cet équilibre a, dans les conditions physiologiques, une tendance constante à se rétablir lorsqu'il vient à être troublé par une cause acciden-
(I) Achard et Lokper. — Sur la ivtontion «los chloniros dans l'organisme au cours de certains «Mats niorhidcs [Soc. de biologie, 23 mars 1901),
telle. La digeslioD, la sudation ne le modifient que d'une façon très passagère.
La tendance du sang à conserver sa composition constante est particulièrement remarquable dans l'alimentation acide. Hoffmann, en nourrissant des pigeons exclusivement avec du jaune d'œuf acide ; Salkowsky, Lassar, Wal ter, enfaisant absorber des acides dilués d'une façon continue par des chiens et par des lapins, ne sont pas parvenus £( modifier notablement la réaction du sang.
Hamburger a vu que l'équilibre humoral sanguin se rétablissait avec rapidité quand on l'avait modifié par des injections de sérum artificiel liypertonique ou hypotonique.
Si Ton injecte, comme l'a fait Klikowîcz, du chlorure de sodium ou du sulfate de soude dans le sang, ce sel passe immédiatement dans les tissus, avant môme d'être éliminé par les urines, de sorte que, quelques minutes après l'injection, on n'en retrouve que des traces dans le sang. Puis, peu à peu, au fur et à mesure que les reins jouent leur rôle d'organes éliminateurs, les sels fixés sur les tissus repassent dans le sang pour être éliminés par les urines (1).
De même, Achard et Lœper ont vu que l'injection dans le sang de substances normales comme
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