CONCLUSIONS
Le sarcome annulaire de l'iris et du corps cilaire est une tumeur maligne très rare, mais intéressante à un double point de vue
1° La curiosité anatomo-pathologique que constituent
a) la disposition annulaire du néoplasme au niveau de la grande circonférence de l'iris et de la partie antérieure du corps ciliaire;
b) la situation « à cheval » sur l'iris et sur la base du corps ciliaire ;
c) en dehors de ces deux caractères particuliers, l'histologie de ces tumeurs est celle des sarcomes en général (sarcomes bianc ou mélanique).
2° Le diagnostic, variable avec le stade de l'évolution
a) Début : une manifestation irienne (mélanose en secteur, nævus pigmenté de l'iris, ectropion de luvée, comblement de l’angle irido-cornéen par un bourrelet irien plus où moins pigmenté) v fait penser;
b) Si rien d'objectif n'apparaît à l'iris, on ne peut y penser qu'au stade des premières complications : signes prémonitoires de l'hypertension oculaire ou hypertension franche (unilatéralité, sujet jeune);
ec) Le diagnostic est cependant très important puisque l'idée d'un glaucome entrainerait une opération fistulisante (sclérecto-iridectomie) qui peut favoriser l'issue de la tumeur ét ses métastases à distance:
SES 22e
d) Tandis que le diagnostic exact (confirmé par une irideciomie biopsique) imposera la seule thérapeutique actuellement connue : l’énucléation d'urgence.