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C'est à cette structure spéciale de cellules fusiformes que l’on donne le nom de « sarcome plexiforme » dont l'observation de Robert nous offre un beau type.
Dans le 2° cas les cellules, en général petites, arrondies, sphériques, sont pourvues d'un noyau arrondi entouré d’une mince couche protoplasmique. Ces cellules rondes constituent à elles seules par leur juxtaposition tout le tissu néoplasique ; dans les deux cas on peut trouver des myéloplaxes. 5
La masse cellulaire néoplasique est sillonnée par des vaisseaux Capillaires. Ceux-ci subissent souvent un développement télangectiasique, et par suite de la stase sanguine et de la nutrition défectueuse des amas cellulaires centraux il se produit des hémorragies interstilielles et des lésions dégénératives qui créent des foyers de nécrose. Ce fait expliquerait peut-être l'existence de ces pseudokystes, dont nous avons parlé déjà, et de leur contenu souvent hémorragique (Obs. de M. le prof. Tédenat).
Les sarcomes de l’estomac peuvent se présenter aussi sous la forme de tumeurs mixtes composées d'éléments polymorphes : on peut observer une disposition finement alvéolaire, les cellules fusiformes et les fibrilles conjonctives formant un fin réseau, qui circonscrit des amas de petites cellules rondes (Obs. de M. Tédenat).
On peut trouver enfin dans ces tumeurs sarcomateuses des éléments de tissus multiples mêlés à l'élément conjonctif: nous aurons alors des tumeurs mixtes que lon désignera sous le nom de fibro-sarcome, Iympho-sarcome, myxo-sarcome, My0-sarcome.
Dans presque tous les sarcomes à développement exogastrique, le tissu néoplasique est constitué par un mélange de fibres musculaires lisses et de cellules rondes ou fusiformes à gros noyaux.
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Comment interpréter dans ces cas la présence de fibres musculaires lisses au milieu-de cellules sarcomateuses ?
S'agit-il d'un myome envahi secondairement par le sarcome qui prendra naissance dans la trame conjonctive de la tumeur, ou bien d’une transformation directe des éléments musculaires lisses en sarcome ? Pour les uns, la première (héorie de l’envahissement secondaire est seule acceptable ; les autres, parmi lesquels Gouilloud, Bard et l'École lyonnaise, soutiennent la théorie du « leiomyome » ou cancer musculaire à fibres lisses. ,
€ La plupart des auteurs’ allemands, dit Gouilloud, emploient l'expression de myosarcome pour désigner ces tumeurs où l’on trouve mélangés des faisceaux de fibres musculaires lisses avec des amas de cellules dites sarcomateuses, comme si les tumeurs du type musculaire ne pouvaient être que bénignes et devaient pour devenir malignes subir la transformation sarcomateuse. »
La théorie de Bard sur la spécificité cellulaire dans les tumeurs expliquerait la conception plus moderne du « leiomyome malin ». !
Cette théorie, soutenue par l'École lyonnaise, consiste à dire, en ce qui nous concerne, que «la cellule musculaire lisse peut donner naissance à des tumeurs suscepbles d'offrir tous les degrés dans l'échelle de la malignité, et que ce tissu, qui engendre d'ordinaire des tumeurs bénignes, peut, le cas échéant, donner naissance à des tumeurs d'évolution plus maligne et plus infectante appartenant cependant au même {vpe cellulaire » (Device et Gallavardin).
« La fibre musculaire lisse se con porlerait alors comme les cellules des revêtements épithéliaux qui produisent tantôt des adénomes, tantôt des cancers: Plus les cellules
de la tumeur se rapprochent exclusivement du type adulte
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de la fibre musculaire lisse, plus la tumeur est bénigne. Au contraire, plus les éléments se multiplient activement, plus ils restent par suite embryonnaires, plus la tumeur est maligne. »
On leur donne le nom de « leiomyome » parce que dans les points où la tumeur est le plus facile à caractériser, elle est constituée par des faisceaux de fibres musculaires lisses très nets.
Certains pathologistes, au contraire, parmi lesquels Lecène et Petit, trouvent cette théorie du leiomyome insuffisamment démontrée et inclinent à pencher vers la première hypothèse, c'est-à-dire la dégénérescence sarcomaleuse de la trame conjonetive du myome. Ces deux théories sont encore à l'heure actuelle fort discutées et ces conceptions n'ont d’ailleurs, comme le disent Tuftier et Martin, qu'un intérêt purement spéculatif, et le praücien ne doit pas perdre de vue la nature maligne de certaines de ces tumeurs qui s’accompagnaient de métastases hépatiques et ganglionnaires dans les cas de Brodowski et Hansemann.
Dans certains cas, il est vrai assez rares, on peul trouver dans l’intérieur du néoplasme des points caleifiés (Obs. de Heitz).
Au point de vue histologique, les sarcomes de l'estomac prennent en général naissance dans le issu sous-muqueux où ils se développent, puis envahissent Ta musculeuse tout en respeclant le plus souvent li muqueuse gastrique et la séreuse.
En effet, au microscope, on voil sur la coupe d’une paroi gastrique envahie par un sarcome que la muqueuse est le plus souvent intacte où n'a subi que des lésions
irrilauves simples.