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à cellules rondes (le sarcome d'Ewixc), mais ce sarcome, particulier aux jeunes et d’une malignité très grande, n’est pas ostéogénique. Nous ne l’avons jamais rencontré chez les animaux et il n’a pas non plus été signalé.
CELLULES GÉANTES. — De temps à autre, on rencontre dans les préparations des cellules géantes à noyaux multiples. La figure 3 les montre enclavées dans des amas de cellules sarcomateuses. Nous n’en n'avons jamais trouvé en grand nombre dans nos coupes, et leur répartition est absolument irrégulière. Pour J. SABRAZES, G. JEANNENEY et R. Marmey-CornaT, déjà plusieurs fois cités, ces cellules s’agglomèreraient de préférence autour des foyers hémorragiques ouverts ou infectés et différeraient par leur petit nombre et leur distribution, des cellules géantes rencontrées dans les tumeurs dites à myéloplaxes. C’est une opinion.
La présence de cellules sarcomateuses et de tissu ostéoïde dans une tumeur, avec quelques cellules géantes, empêche ces auteurs de qualifier ces cellules de myéloplaxes. A côté de ces cellules géantes à noyaux multiples, on en rencontre quelquefois d'aussi grosses, à un seul noyau monstrueux, présentant des figures bourgeonnantes ou de karvokinèse, très fréquentes et irrégulières.
Mérasrases. — Nous avons déjà rappelé comment s'opère la généralisation. La structure des noyaux métastatiques est la même que celle de la tumeur primitive, quelquefois un peu moins différenciée du point de vue ossification.
Sur le mécanisme de l’ossification dans les sarcomes ostéogéniques
Les divers auteurs qui se sont préoccupés de cette question ne sont pas absolument d'accord. Les uns ont fait jouer un rôle primordial à l’ostéoblaste et l'ont, non sans quelque apparence de raison, considéré comme l'élément spécifiquement ostéogène.
C’est ainsi que primitivement, pour Vircnow, « les cellu- « les rondes ou angulaires de la couche médullaire deve- « naient peu à peu des cellules cartilagineuses et enfin des « cellules osseuses ». La substance interstitielle était de son côté le siège de transformations, elle devenait une masse homogène sclérotique (pour scléreuse) et finalement crétifiée. Ce rôle principal dévolu à l’ostéoblaste est admis pour les sarcomes dont nous nous occupons, qui ne sont qu'une prolifération de ces éléments, mais quaud apparaît l’ostéogénèse, il est visible que la substance fondamentale conjonctive a subi des transformations ; la figure (13), relative à l’une de nos coupes, permet de se rendre compte que les cellules sarcomateuses (devenues sans conteste des ostéoblastes) sont séparées les unes des autres par de la pré-osséine, prenant très facilement les colorants (orange du VAN G1ESON).
Cette pré-osséine, future substance ostéoïde et osseuse, est-elle secrétée par les ostéoblastes ou résulte-t-elle d’une métaplasie de la substance conjonctive ? Il n’est pas aisé de trancher la question. Les auteurs modernes : MUMMERY, SPULLER, HANSER et Harrmann, LericHE et Poricanrn, s'appuyant sur des recherches relatives à l’ostéogénèse réparatrice, admettraient plutôt la deuxième hypothèse.
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Pour eux, en particulier LEericne et Poricarp, dont la spécialisation fait autorité, « le problème de l’ostéogé- « nèse devient beaucoup plus clair quand on l’envisage « dans les cas simples des métaplasies du tissu conjonctif. « La métaplasie osseuse d’un territoire conjonctif offre « en général trois phases
« a) le tissu conjonctif s’œdématie et tend à revenir à l’état embryonnaire.
« b) dans ce tissu conjonctif préparé, se fait une infiltration de nature spéciale (pré-osséine).
« c) cette substance pré-osseuse s’imprègne de sels calcaires et devient dure. L'’os est alors formé. »
Dans cette conception schématique, les ostéoblastes ne jouent pas le rôle important qu'on leur attribue habituellement. Elle a cependant l'avantage de faire comprendre le polymorphisme de ces tumeurs ostéogéniques et leurs variétés histologiques assez nombreuses.
Pourtant, il est classiquement admis que toute élaboration osseuse est l’œuvre d’ostéoblastes et la métaplasie est également la possibilité, pour la cellule conjonctive, d'évoluer et de se transformer en cellule cartilagineuse ou osseuse (c’est-à-dire en ostéoblaste) avec toutes les potentialités reconnues à ces éléments.
Nos Observations