‹ Le Sarcome Ostéogénique des Os du Chien et du ChatChapitre 3 sur 28 · A MES MAÎTRES · texte numérisé non relu

A MES MAÎTRES

Avant-propos

Les tumeurs sarcomateuses des os sont connues depuis longtemps en pathologie humaine, où elles ont fait l’objet d’études approfondies, envisagées du point de vue soit chirurgical, soit histo-pathologique. En pathologie vétérinaire, elles sont moins connues quant à leur siège, à leur évolution et à leurs variétés histologiques. La littérature n'en mentionne que relativement peu de cas, bien que leur existence ne soit pas exceptionnelle, en particulier au niveau des membres des carnivores domestiques, comme nous le verrons ultérieurement.

On a longtemps pris les tumeurs des os, chez nos orands animaux domestiques, en particulier celles des mâchoires, uniquement pour des ostéosarcomes. En 1877, Harz et BoLrixGER démontrent la spécificité de l’actinomyces bovis ; en 1902, Sprrz et LienièRes décrivent l’actinobacillose, cliniquement semblable à l’actinomycose. Depuis cette époque, on tend trop volontiers à rapporter à ces affections parasitaires toutes les tumeurs des os, en négligeant les sarcomes, à la vérité moins fréquents chez les bovidés. (Cependant, cette confusion n'est pes à craindre pour le chien et le chat, où l’actino-

mycose et l’actinobacillose sont pratiquement inconnues.

Le nombre des observations que nous avons pu recueillir nous a déterminé dans le choix de notre sujet.

Pour mieux comparer les tumeurs dont il s’agit chez ‘l’homme et les carnivores domestiques, nous avons pensé qu'il ne serait pas inutile de donner un bref aperçu de la question en pathologie humaine, ce qui fera l’objet du premier chapitre.

En nous inspirant des cas déjà publiés et de ceux que nous avons pu recueillir, à la clinique d'Alfort ou au service d'anatomie pathologique, nous consacrerons la première partie du deuxième chapitre à l'étude clinique de ces tumeurs chez le chien et le chat, où elles sont plus particulièrement fréquentes. En ce qui concerne les tumeurs de toutes variétés, l'Ecole d'Alfort représente une véritable mine, ainsi que suffiraient à en témoigner les publications de notre maître le Professeur Gabriel Perir. Nous envisagerons successivement : le siège varié, les symptômes, l’évolution, la généralisation éventuelle et ce qu'on peut dire de l’étiologie et de la pathogénie. Puis, nous insisterons sur le diagnostic clinique, radiologique et différentiel, la gravité du pronostic ; enfin, nous envisagerons la thérapeutique applicable à ces néoplasmes. L'étude anatomo-pathologique, macroscopique et microscopique, formera la deuxième partie de ce chapitre IT.

Le troisième chapitre, suivi des conclusions, comprendra nos observations personnelles, rédigées d’une façon aussi succincte que possible.

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