AE PAT DOTE
intéressée dans le parti, nous dit, au Père Nicholas et À moi, que si nous pensions rendre les Canadiens et les Montagnais sédentaires proches de nous, comme nous en avions le dessein, pour les pouvoir commodément instruire et maintenir dans notre créance, qu'ils les en chasseraient À coups de bâtons et les feraient retirer au loin hors de toute connaissance de leur traite, et voilà comme nous étions favorisés et quel secours nous pouvions espérer de personnes si peu sentant le bien.”
Ces paroles font voir ce qu’il y avait de généreux, d’héroïque dans la démarche du Père Viel et de ses compagnons. Dissuadés par les traitants, dénués de presque toutes ressources, ils sont obligés de mendier jusqu’à une petite place dans les canots d’écorce. Le Père Nicolas part de Québec avec le Père Le Caron et le Frère Sagard et en compagnie des trafiquants ils vont à la rencontre des sauvages au cap de la Victoire, ‘ qui se trouve, dit Sagard, à 50 lieues au-dessus de Québec.”
Suivant toutes les apparences et d’après la description que cet historien nous a laissée, ce cap est à l'extrémité de la langue de terre entre le Saint- Laurent et le Richelieu. Cette dernière rivière, désignée par Champlain sous le nom de rivière des [roquois, était la route suivie par ces terribles
ennemis des colons et de leurs alliés. Le fameux
engagement de 1610 décrit plus haut et où le sieur des Prairies c’est illustré, eut lieu sur ses bords. “ Le lieu où s’est passé ce‘ tragique affaire, écrit Benj. Sulte (vol. I, p. 9: & le nom de cap au Massacre, à une lieue plus haut que Sorel du côté de Contrecœur.”
Un grand nombre d'engagements ont dû avoir lieu à ce cap, ou dans les environs ; de nombreux ossements trouvés dans ces endroits sembleraient Pétablir. A raison de leurs succès, les Français