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autre chose pour guerroyer contre leurs ennemis,
des présents pour être acceptés en cette dangereuse compagnie.
Champlain mentionne les échanges nombreux des gens de ces mêmes barques qui avaient porté les Pères au cap de la Victoire. “Ce même jour, dit-il, l’on rechargea toutes les marchandises qui restaient en terre, ct levant les ancres, nous mîmes voile et le 14e jour arrivâmes à Québec, où les barques étant toutes assemblées, Pon fit visiter et trouva une quantité de castors parmi les matelots, que l’on fit serrer, attendant qu’ils fussent de retour de France pour les contenter, s’il se trouvait par la société que cela fût raisonnable, ne leur étant permis de traiter à leur préjudice, ce qui occasionna ceux des équipages d’être malcontents, comme ils le témoignèrent ? (Champlain, 1623, p. 66).
L'historien Sagard va maintenant nous donner les plus intéressants détails au sujet du départ des Pères du cap de la Victoire. ‘ La traite étant faite, et les Furons prêts À partir, nous abordâmes en compagnie du sieur de Caen, général de la flotte, lequel nous fit accepter moyennant quelques petits présents, de haches, couteaux et canons et petits tuyaux en verre qu'on leur donna pour notre dépense. Toute la difficulté fut de nous voir sans
armes qu’ils eussent désirées en nous plus que toute