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rures et d'empêcher toute entreprise de le diminuer.”
Louis Hébert, écrit B. Sulte (ist, des C.-F,, ch. IT, p. 18), devait s'être attaqué à la terre dès 1618; il possédait un labourage en 1620, mais c'était un labourage à la bêche, puisque Champlain nous dit positivement que la veuve Hébert fit usage de la charrue, pour la première fois, le 26 avril 1628.”
Louis Hébert était allé en Acadie en 1604 avec de Monts (Rameau, Une colonie féodale, p. 14; Benj. Sulte, I, p. 143). Sa femme l'y accompagna en 1606, puisque dans une requête adressée au duc de Ventadour, vers 1625, il réprésente qu'il “est le chet de la première famille qui ait habité depuis Pan mil six cent six jusqu’à présent ” dans ces possessions lointaines. ‘ Ce texte signifie pour nous, dit Benj. Sulte (ZZist. des C.-F,, I, p. 143), que ITébert avait amené sa femme à Port-Royal l’année 1606 et, quoique ce poste eût été abandonné en 1607, repris en 1609, puis déserté de nouveau en 1613,” le digne colon se considérait comme le plus ancien chef de famille de la Nouvelle- France.
‘ Mine de Poutrincourt, arrivée en Acadie le 22
mai 1611, ne serait donc pas la première femme
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européenne qui soit passée dans l'Amérique du Nord.
“Au commencement de 1717, à la suite des lettres échangées avec M. de Monts, le sieur Hébert vendit les biens qu'il possédait à Paris et obtint la promesse d’un terrain de dix apents à Québec.
‘ Dix arpents! Quelle mince concession pour cet homme sincèrement disposé à la culture, quand sous peu, de si immenses terrains seront donnés à tant de gens qui ne songèrent nullement à les utiliser !
“ Champlain le prit à son bord en 1617, avec sa femme Marie Rollet, et ses enfants Guillaume, Anne et Guillemette” (B. Sulte, [, p. 143).
Voici ce que le Père Le Clereq écrit à son sujet (Premier établissement de la Foi, p. 214) : ‘ On peut dire que ce que Champlain obtint de plus avantageux fut de persuader le sieur Iébert de passer en Canada avec toute sa famille, qui à produit et produira dans la suite de bons sujets des plus considérab}ss et des plus zélés pour la religion.”
La file aînée de Louis Hébert, Anne, épousa un an après l’arrivée de la famille, Étienne Jonquet, Normand. “ Ce fut le premier mariage qui se soit fait en Canada” (Le Clereq, I, p.3).
Pendant ses dix années de vie, Hébert fut l’hon-
neur et l’édification de tous ; aussi quand sa mort