‹ Le Sault-au-Récollet [microforme]Chapitre 42 sur 92 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

NOTRE-DAMEH DHS NHIGEHS ET

NOTRE-DAME de la NOUVELLE-LORHETITE 1676-1721

Notre-Dame des Neiges et Notre-Dame de la Nouvelle- Lorette, deux sœurs d’une famille religieuse. —Immenses services des Sulpiciens comme missionnaires des sauvages. — Kenté.— Ordre chronologique des diverses missions indiennes.—Celle de la montagne.—M. de Belmont y construit un fort. — La mère Bourgeois y envoie ses filles pour instruire les sauvages. — La croix de la montagne et Notre-Dame des Neiges.— Nécessité de transférer la mission de la montagne au Sault-au-Récollet. — Les forts des messieurs de Saint-Sulpice, secours précieux pour la colonie.—Francisation des sauvages.—Notre-Dame de la Nouvelle-Lorette. —M. Robert Gay.— Son courage héroïque.—M. Maurice Quère de Tréguron.—M. Hamon Gouin. — Les sœurs de la Congrégation à la Nouvelle- Lorette. — Les captifs des Etats de la Nouvelle-Angleterre. — Ils sont tous traités avec la plus grande bonté. — Joseph Rising et Abigaïl Nims.— Leur mariage.— Leur descendance.— L'abbé Simon Raisenne.— La mission de la Nouvelle-Lorette transférée à Oka.

Mais n'est-ce pas la destinée humaine ?

N'est-ce pas là toujours l'éternel phénomène

Qui veut que tout s'enfante et vienne dansles pleurs ? Le froment naît du sol qu’on déchire ; les fleurs

Les plus douces peut-être éclosent sur les tombes ; L'Eglise a pris racine au fond de catacombes ;

Pas une œuvre où le doigt divin s'est fait sentir,

Qui n'ait uu peu germé dans le sang d'un martyr !

(Votre Histoire) L. FRÉCHETTE,

Mai 1583.

Notre-Dame des Neiges de la montagne et Notre-Dame de la Nouvelle-Lorette au Sault-au- Récollet sont deux sœurs d’une même famille religieuse.

Ces missions ont été le théâtre des efforts de zèle et de dévouement des MM. de Saint-Sulpice, comme aussi celle d’Oka en a été la continuation.

Elles naissent au sein de difficultés de toutes

sortes, et elles grandissent au moment terrible de

notre histoire où les enfants des bois redoublent d'efforts pour exterminer les colons de Ville-Marie et tous ceux des autres forts échelonnés sur le fleuve. La terreur règne partout presque sans interruption, mais aussi les grands courages surgissent, disons plutôt qu'ils se maintiennent au Î plus haut degré d'héroïsme. à

Celui qui parcourt les chroniques du temps ne peut se défendre des plus vives émotions, en considérant la constante bravoure des premiers colons, leur audace, surtout leur foi profondément enracinée.

Le ciel devait bénir tant de vertueux efforts et

LIL de si nobles sacrifices, parce que ces prouesses avaient pour but la gloire de Dieu et l’établisse-

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ment de son règne.

Quand il n’y aurait eu que l’hécatombe palpinil: tante du Long-Sant, Dollard et ses compagnons

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