‹ Le Sault-au-Récollet [microforme]Chapitre 45 sur 92 · RE UN NN · texte numérisé non relu

RE UN NN

Nous donnons ces détails afin de placer chacune des missions stables suivant l’ordre des années où elles ont été établies.

C’est en 1669 que les Pères Jésuites se déeidèrent À établir un nouveau centre d’évangélisation sur leurs terres à Ja Prairie de la Magdeleine, et le Père Ratffaix en fut le fondateur (M. de Belmont, Mémoires de la querre des [roquois, 13). Bon nombre de sauvages vinrent sy établir jusqu’en 1671.

A raison de quelque division parmi eux, le Père Frémin transporta la mission au Sault-Saint-Louis où il arriva avec ses néophytes en 1672. Elle venait de s’y établir quand celle de Sainte-Foye fut transportée À quatre où cinq milles plus loin, et c’est alors qu’elle prit le nom de Notre-Dame de Lorette, à raison d’une chapelle attenante à l’église principale des sauvages et qui ressemblait en tout à la “Santa Casa” d'Italie.

Au commencement du sièele, cette mission fut transportée encore plus loin. Elle conserva toujours le même nom, et pour distinguer les deux endroits, le premier occupé fut l’Ancienne-Lorette, et le second la Jeune-Lorette.

Pendant que ces diverses missions se développaient, les messieurs de Saint-Sulpice s’occupaient aussi avec le plus grand zèle à la sanctification des

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enfants des bois, Leur dévouement alla jusqu’à en recueillir un certain nombre dans leur propre séminaire, * Jusqu'alors, éerit M. Faillon (Hist. de

la CF, III, 281), ils les avaient gardés à Ville-

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Marie, dans le séminaire même. [ls jugèrent qu'ils réussiraient peut-être mieux à les former à la vie civile, s'ils les plaçaient à la campagne, en les éloignant ainsi des occasions de dissipation que la ville pouvait leur offrir. Dans ce dessein, ils tormèrent un établissement au-dessus de Lachine, qu'ils appelaient Gentilly, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, où ils firent défricher des terres et construire des bâtiments ; et comme la chapelle en fut dédiée au mystère de la Présentation de Marie au Temple, cette mission fut aussi appelée la Présentation. M. de Fénelon, accoutumé déjà aux mœurs des sauvages, fut chargé de cette œuvre; et pour la rendre plus utile au but qu’on se proposait, il demanda et obtint la propriété de quelques Ties voisines de Gentilly. Ces îles, au nombre de trois, situées entre Lachine et le cap Saint-Gilles, avaient été concédées, en 1668, par M. de Courcelles à M. Picoté de Belestre, qui leur donna apparemment le nom de ce gouverneur ; car elles furent depuis appelées les îles Courcelles. Mais après les avoir reçues, M. de Belestre n’y

avait fait aucun défrichement ; et comme elles pou-

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vaient être d’un grand avantage pour faciliter

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l'éducation des enfants sauvages, à cause de leur voisinage de Gentilly, le séminaire lui proposa de lui donner, dans l'île de Montréal, des terres en échange pour ces îles, ce qu'il accepta.”

M. de Fénelon s’appliqua done à l'éducation des sauvages dans ces îles, et la communauté de Saint- Sulpice accomplit à ses frais tous les travaux nécessaires, au moins dans l’une de ces îles, comme aussi elle rencontra les dépenses de la Présentation et de la baie d'Urté. Cette dernière mission prit son nom du fameux missionnaire Pabbé Lascaris d’Urté (M. Cuoq, Mémoires).

Toutes ces missions ne furent que d’une courte durée, et l’on songea bientôt à les réunir en un lieu plus voisin de Ville-Marie, et partant plus facile à desservir.

C’est alors que fut fondée la mission de la montagne. Elle fut dédiée à Notre-Dame des Neiges, comme l’indiquent les registres du temps. (Ces registres sont à la résidence des messieurs de Saint- Sulpice à Oka.)

Le Père Charlevoix (Journ. hist, V, p. 208) dit de ce village indien :

“ Ce sont les ecclésiastiques du séminaire de Montréal qui le gouvernent. Il est sorti bien des

braves de ces deux bourgades (le Sault-St-Louis

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