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LE SAULT-AU-RÉCOLLET 351 HU D | Dans la dernière année du séjour de M. Chenest Fa | au Sault, en 1789, la récolte manqua presque com- A plètement dans toute la paroisse. ie : Le digne pasteur s’empressa de venir en aide à de LA tous les indigents. Nous avons sous les yeux le HER k { montant de tous les grains qu’il put recueillir + +5 È 5 parmi ses paroissiens moins éprouvés, comme aussi dE à auprès des seigneurs de l’île.

> La liste se termine par ces mots: ‘“ et le reste : fourni par nous. ” s) Or il arriva que la charité poussa le bon curé à + de de donner quelques minots de blé appartenant à la ss sé fabrique, ce qui lui a fait écrire au livre des délise bérations, qu’il ne l’avait fait que “ pour empêcher cad : «uelaques personnes de crever de faim, n'ayant plus ï - seu, dans le temps, du nôtre à leur donner. Il à été is mis aux tas en la présence de Dieu, sans témoin, : | comme nous l’avons pris” Voilà certes un beau Fu £ trait de caractère où l’on voit la délicatesse de ri L conscience jointe à la générosité. tif à M. Chenest fut transféré, au mois d’octobre 1é 1790, aux Écores de l’île Jésus, où il demeura jus- &- qu’en 1801. n Il passa alors à la cure de Saint-Augustin, | jusqu’en 1804. Sa dernière cure fut Varennes, LU où il mourut après un peu plus d’une année de à à

ministère, à l’âge de 42 ans et deux mois.

Notre paroisse fut desservie, de 1790 à 1799, par M. Amable Prévost.

Né à Montréal le 22 juillet 1757, il fut ordonné à Québec le 8 octobre 1786.

Immédiatement après son ordination, il fut nommé à la cure de Saint-Nicholas de Lauzon, avec la desserte de Saint-Gilles, jusqu’en octobre 1790. C’est à cette époque qu’il vint prendre l’administration de notre paroisse et de la Rivière-des- Prairies.

Les archives ne montrent aucune entreprise importante pendant son séjour ici. Il est facile de le comprendre, après les améliorations et constructions de ses prédécesseurs. IT fit cependant construire la première chaire.

Ce beau morceau d’art, comme du reste les chaires et les autels, dans l’île de Montréal au moins, étaient, À la fin du dernier siècle, les œuvres d’un fameux sculpteur nommé Hébert.

je nom est donc depuis longtemps uri à la beauté artistique jusqu'à notre célèbre sculpteur national, un descendant peut-être de celui qui nous occupe, dont les œuvres, au dire des meilleurs artistes français, portent le cachet d’une haute inspiration.

Cette chaire a coûté à la fabrique au delà de 1000

france, et, détail intéressant à noter, c’est qu’elle

1le:

fut faite sur le modèle de celle de l’ancien Hôtel- Dieu de Montréal (Livre des dél., 1-5).

M. Prévost, après neuf ans de ministère, passa d’abord à la cure de St-Philippe jusqu’en 1807, puis à Chambly jusqu’en 1816. A cette date, il fut envoyé à Belæil, où il mourut le 10 septembre 1820, à l’âge de 63 ans un mois et 15 jours (Noiïiseux, J. Viger).

M. Augustin Chaboillez remplaça M. Prévost, au mois d'octobre 1799.

Il était né à Montréal, le ler décembre 1773. Après avoir reçu l’onction sacerdotale à Longueuil, des mains de Mgr Denault, coadjuteur de Mgr Briand, le 4 décembre 1796, il y demeura vicaire jusqu’à sa nomination à la cure du Sault-au-Récollet, en octobre 1799.

Pendant les sept années qu’il dirigea notre paroisse, il dut se contenter de faire face aux dépenses courantes, vu que, à son arrivée, il n’y avait que vingt francs au coffre de la fabrique.

En 1806, il y laissa au delà de 3000 francs, ce qui est une preuve évidente de sa bonne administration.

Les seuls détails de son temps qui peuvent intéresser les paroïssiens, 8e rapportent aux tabernacles des autels latéraux et à un nouveau banc-d’œuvre.

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Ces tabernacles sont ceux que nous avons encore sous les yeux, et le banc-d’œuvre est celui-là même que tous les anciens ont vu pendant longtemps.

M. R. Chaboillez quitta le Sault au mois de février 1806, pour aller prendre possession de la cure de Longueuil. Il y exercça le saint ministère jusqu'en 1834, et le 29 août de cette année, il mourut d’un attaque violente de choléra, maladie alors régnante dans le pays, âgé de 61 ans (J. Viger).

Nous voiei arrivés à l’époque de notre histoire, où les récits vont être confirmés par les souvenirs de nos plus vieux paroïssiens.

Jusqu'à présent nous avons consulté les anciens documents, la lumière s’est faite sur une toule de faits glorieux et ignorés du plus grand nombre,

De tous les événements que l’histoire à mission de faire revivre, ceux qui sont plus rapprochés de nous ont un charme spécial. Ils forment le trésor des souvenirs de nos familles, et, quand ils se rattachent aux églises, aux cérémonies religieuses,

aux presbytères et aux prêtres qui les ont habités,

ces souvenirs ont toujours été les plus chers aux

foyers canadiens.

Nos paroïssiens avancés en Âge aiment à parler

de M. Périnault, dont le zèle, le dévouement et

surtout la charité sans bornes ont laissé dans l’îme

de leurs pères la plus sincère reconnaissance.

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