VALENTINE, LÉONIE
valehtire. Eh ! bien, ma chère Léonie, m’expliquercz-vous enfio tout ce mystère?
léorie. Depuis que vous êtes revenue du Hâvre et que vous m’avez rencontrée à Paris, ma conduite, je l’avoue, a dû bien vous étonner!
VALERTIHE , Vous qui aimiez tant le monde, et que le monde chérissait , rompre tout-à-fait avec lui !.. café Paris vous ne voyiez personne que moi et vous ne sortiez de votre solitude que pour vous faire conduire tous les jours rue Saint-Jacques où vous preniez, disiez-vous , des leçons d’anglais.
tioRiE. Cette manière de vivre conrenait à la situation de mon esprit. Valentinc, vous allez tout savoir; et d’abord apprenez que je vous ai amenée ici, comme ma meilleure amie, pour vous rendre témoin de mon bonheur!..
valxrtire , lui prenant la main. Vous me tranquillisez.
léorie , continuant. Et de l’exemple que je vais donner, en me mettant au-dessus du préjugé.
valxrtire , vivement . Au-dessus da préjugé!.. ah ! Léonie, vous me fuites trembler. . .
léorie. Rassurez-vous ; je ne compromettrai en rien mon honneur!., d’ailleurs, maintenant ma résolution est irrévocable, car je vais le voir... il va venir...
VALERTIHE, avec un intérêt marqué. Qui?
parlez, je vous en supplie...
léorib. Sachez-donc que j’aime I. . que jevais épouser... mais ne vous effrayez pas. ..
VALBRTiRE, souriant. Ah! mon Dieul cet j homme est donc d’une laideur !. .
Léonin , vivement. Gardez-vous de le croire.
valentine. Mois otors quel est-il?
léonie , un peu gaiment. C'est un sourd* muet!
yilertinb , virement' et tres-émue . Ah!
mon Dieu !. .
LEonie. J en étais sûre!., vous vous af* ffligez pour votre amie.. . et quoique prévenue de l’étrangeté de mon choix... votre imagination ne pouvait prévoir un si horrible malheur.
valentine, troublée. Comment!., celui que vous aimez... que vous épousez...
léonie, vivement. Ali! ne m’eu détournez pas... il a tous les droits A mon amour, é ma reconnaissance ! Jamais je ne serai A un autre qu’à Arthur I
vhlentine, rivement et plue troublée. Arthur !.. ô ciel!., que dites-vous!., il se nomme Arthur!..
léonie. Elit bien oui!.. Mais, Valenlentine, d’où vient ce trouble... celte émotion ?..
valentine, se remettant. Oh ! rien !.. une conformité de nom... {Vivement.) Mais continuez... comment avez-vous connu ce jeune homme?
léonie. Il me sauva la vie !.. car c’était lui, et non pas M. de Lussan...
valentine, l'interrompant. Mais son nom de famille... ses parens , quels sont-ils?
léohie. Je t'ignore... Seulement, obligé de paraître un jour devant moi, car jusque-là il fuyait ma présence... il vint... et forcé de m’avouer sou fatal secret... ah!
puisse le ciel me pardonner le mal que je lui fis en cet instant... il glissa dans mes mains ce portrait qui m'apprit combien il était à plaindre, et combien je devais l’aimer!
Elle lire le portrait de son sein et le montre d V atfntine.
valentine, à lu vue du portrait. Ah!..
( A part. ) Grand Dieu !.. qu’ai-je vu?
E Ile parait sott/frir.
léonie, virement. Valentine, qu’avezvous ?
valentine . Ne vous alarmez pas... un peu de malaise... la fatigue de la route...
Elle s’assied.
léonie. Mais vous changez de visage!., vous souffrez!., oh! mon Dieu!., du sesecours !
Elle tonne.