‹ Le sauveur comedie en trois actesChapitre 45 sur 48 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

ARTHUR . VALENTINE , LÉONIE , NORBLIN , DE LUSSAN . ANTI- NOUS , toujours dans t’armoir

ttaviu, avec étonnement. Valcrrlinc ici!

Antinous, dans l’armoire. De l’air! de l’air! ouvrez Jonc!

Mouvement de surprise.

NORSLIN, lui ouvrant et le faisant sortir;

ilest tout pâle *. Rassurez-vous , brave Antinous! c’est une dernière ruse de notre façon pour savoir si monsieur Arthur est véritablement sourd-muet.

Antinous. Lui! il est sourd comme une taupe.

DK lussan, <t Antinous, lui montrant la bibliothèque. Mais que faisiez-vous donc là dedans ?

Antinous. Je lisais.

léonie, à V atentine. Madame, veuillez nous expliquer votre présence ici.

valentine, après avoir fait i Arthur le signe du mystère. Elle est toute naturelle ; j'ai entendu cescris.. ils m’ont effrayée. .

j'ai pris le premier corridor venu... j'ai monté un escalier... et je me suis trouvée

Antinous . bas à Léonie Mensonge ! j’étais caché dans cette bibliothèque, j’ai tout vu. . .

léonie, uirrmrnt. Qu’avez-vous vu?., parlez!

zntinous. Au nom de la pudeur, ne m’interrogez pas !..

léonie. Je l’exige!

Antinous. C’est qu'il s'est passé des choses!.. on n’a jamais entendu une pareille conversation.

léonie. Mais enfin que disaient-ils?

Antinous. Ils disaient ils disaient. . .

ils ne disaient rien I. . et je n’en dirai pas davantage.

léonie. Mes soupçons ne m’avaient pas trompée!.. ( A Valentine.) Valentine. moi qui vuus regardais comme ma meilleure amie. .. me trahir ainsi !.. abuser un cœur qui s’ouvrait à vous !.. devais-je m’attendre ù cette trahison ?

valentine. Quoi I. . vous croyez ?

Antinous, bas à I.èonie. se frottant les mains. C’est son amante I

léonie. Et moi qui bravais pour lui tous les prégujés d’one société dont il ne doit attendre que de la pitié!., lui, dont je voulais être le guide . le consolateur!..

valentine , avec chaleur. Ah ! Léonie , vous pouvez bien l’aimer, mais je défie qu’on puisse J’aimcr plus eue moi.

léonie. Ah ! c’en est trop.

ENSEMBLE

Aîr Chœur efa JValtacc.

Ah! quelle perfidie!

Désormais sans pitié,

• Arthor, Valentine, Léonic, Antinous, Norblin, de L tissa n.

Il Tant dune que je fuie L'amour et l'amitié !

norblin f à Lèonie.

Après leur perfidie Sois pour eux sans pitié !

( Montrant de Lussan. )

Je t’oflre , Léonic ,

L’amour et l’amitié !

de lbssan , montrant Lèonie.

A femme si jolie Si mon sort est lié ,

Elle aura pour la vie L'amour et l’amitié.

VALENTINE

Voua n’êtcs point trahie 1 Désormais sans pitié Pourquoi fuir pour la vie L’amour et l’amitié ?

(AUmit.)

Un instant, je vous pue l..

Écoutez...

lèonie , vivement.

Non! jamais!

VALENTINE

C’est la voix d’une amie !..

ANTINOUS

Nous sommes sourds-muets !

lronie. Monsieur de Lussan, donoezraoi la main. . .

De Lussan saisit avec empressement la main de Lèonie • Mouvement de fureur d Arthur.

Reprise de C ensemble. *

Ah ! quelle perfidie !

Etc.

NORBLIN.

Après leur perfidie ,

Etc.

DE LUSSAN

A femme si jolie Etc.

ANTINOUS

Ah ! quelle perfidie !

Etc.

VALENTINE

Vous n’étes point trahie l Etc.

Lèonie, de Lussan, Norblin et Antinous sortent.

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