SCENE IX
ARTHUR, puis MICHEL.
abthvr , seul. Il se livre « ta douleur.,.
Sa mère... U est cause de scs chagrins...
Sa maîtresse... il r a la perdre. Il ne lui reste pas de consolation. Mais oui , il lui en reste une : il va se battre avec de Lusson. . . arec ce rival détesté ; il fait le geste de charger un pistolet ; il tire sa montre cl voit avec joie qu’il est près de sept heures.
Michel , mirant , une lettre à ta main.
Re&eltons la réponse de monsieur de Lussan.
1 ARTHUR. Il ouvre la lettre ; il lit et parait bouleversé ; c’est comme un dernier coup de foudre qui l’accable. Il est anéanti et témoigne un désespoir amer. Il tend la lettre à Michel et lui fait signe de lire.
Michel, prenant la lettre et lisant. « Mon-
• sieur, permettez-raoi de vous exprimer » mes regrets sincères des torts que je puis s avoir envers vous; votre position , qui
• me fait un devoir de ces excuses, in'em- > pèche aussi d'accepter le cartel que voas
• m'offrez. Quant à madame d'Argens, je
• ne profiterai point auprès d’elle des avao-
• tages que le sort me donne, et je la laisse-
• rai entièrement maitressededèciderentre » vous et moi. ■
ARTHUR DE LCSSAR.
Mon pauvre maître I on ne veut même pas lui faire l’honneur de se battre avec lui ! . .
Arthur, Egaré, hors de lai , court à la boite aux pistolets , il en saisit un .
Michel. Grand Dieu ! que va-t-il faire?
se tuer!.. (Il saisit le bras d'Arthur, et teut lui arracher l arme '.) Mon maître!. . mon cher Arthur! que je regarde comme mon fils. .. que j’ai élevé !
ahtiilb. Une parait vouloir rien écouter.
Richet., avec désespoir. Mes efforts sont inutiles.,. Au secours!
Arthur. Il repousse Michel et , le pistolet à la main , entre dans le cabinet dont la porte est à gauche ; il referme violemment celte porte.
Michel, après aroir secoué la porte. Il est perdu !.. mon Dieu!., que faire!., au secours 1 au secours !...
Il court au fond.
• Musique dans l'orchestre depuis ce moment jusqu'A l'endroit marqué d’une étoile.