SCENE III
NOBBLIN, ANTINOUS.
nobblin. Ah ! mon cher Antinoüs, Léonie me désespère...
antinoüs. Ce pauvre ami I nobblin. Ma nièce, veuve é vingt ans , joint uux charmes de la beuuté les attraits plus positifs d’une grande fortune.
Antinous. Tout cela n’est pas désespérant.
nobblin. Oui, mais elle a aussi l’imagination la plus capricieuse... la tête la plus inflsmmuble...
Antinous. C’est une beauté volcanique.
nobblin. Avec un pareil caractère, on devrait toujours fuir les aventures; eh bien! ma nièce ne s’avise-t-elle pas, il y a six mois , d’alier un soir faire en batelet, sur la rivière qui borde notre parc, une promenade nocturne et sentimentale !
Antinous. C’est très-romaDesque.
norblin. Le vent souffle. . . le butelet chavire...
Antinous. Bien.
vocaux. Ma nièce tombe dans la rivière.
Antinous. Très-bien, voaauv. Elhi va se noyer...
Antinous. l'arfait.
norblin. Tout-à-coup un jeune inconnu s’élance, se précipite dans les (lots, dépose sur la rive ma nièce évanouie, et dès qu'il la voit reprendre ses sens , s’échappe et disparait.
Antinous. Oh ! parfait !.. oh ! que c’est bien!., oh! que c’est jeune- France!., il doit avoir une barbe à In Henri-Trois.
voksliv. Ce n’est pas tout : le lendemain de cet événement arrive un vieux domestique, chargé d'un message, et qui refuse obstinément de dire le nom de son maître efsa résidence.
Animons. Il est peut-être ù Sainle-Pélagie.
norblin. Dès ce moment une bizarre et mystérieuse correspondance s’établit entre Léonie et le sauveur anonyme qu’elle n’a jamais vu.
Aimvocs. Oh ! la fantasque idée !
voasLin. Mais j'ai mon plan... et elle épousera M. de Lussan , un bon garçon, franc chasseur , et l’un des plus imposés de notre beau département de Seme-et- Oisc. . . Justement , le voici.
Aimnoes. Voici notre digne ami!