‹ Le savant du foyerChapitre 103 sur 114 · KS SS S · texte numérisé non relu

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Fig. 196. Four à plâtre.

trant, à peu de frais, dans les intérieurs les plus modestes, y répandent aujourd’hui le goût du beau sous sa forme la plus saisissante.

Le stuc, qui par son poli, sa finesse et sa couleur brillante, est une très-heureuse imitation du marbre, se fait en gâchant le plitre dans de l’eau de savon, ou dans une eau gélatineuse, et en introduisant dans cette pâte des matières colorantes minérales. On ne doit appliquer le stuc qu'aux décorations inté-

rieures, car il résiste mal à l’action de l’eau. On le distingue facilement du marbre en ce qu’il a moins de dureté, et qu'il ne communique pas à la main cette sensation de froid que fait éprouver le toucher du marbre. Le stuc est, en effet, mauvais conducteur du calorique, tandis que le marbre est un excellent conducteur du même agent.

Le plâtre est depuis un siècle, fort employé dans l’agriculture pour activer la végétation ae plantes fourragères, c’est-àdire du trèfle, de la luzerne, du sainfoin, etc. Nous avons déjà fait remarquer dans le second cube de cet ouvrage, en parlant des eaux potables, que, malgré son peu de solubilité, le sulfate de chaux se trouve en dissolution dans la plupart ab eaux, et Spécialement dans les eaux de source et de puits des traite calcaires. Les eaux dures ou crues, comme celles des puits de Paris, se sont chargées de sulfate de chaux en traversant les terrains gypseux. On peut les améliorer et les rendre propres aux usages domestiques, en y ajoutant un peu de carbonate de soude ; il se forme alors du sulfate de soude, sel trèsinnocent, qui reste en dissolution dans l’eau, et du SAR de chaux qui se précipite. L’eau surnageante est exempte de 8Ypse et peut servir sinon à la boisson, au moins au lessivage.

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