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Fig. 133. Tamarindus indica.
de l'Inde (tamarindus indica). Ge grand arbre, originaire de l'Egypte et des Indes orientales, fut transporté de là, en
Amérique et en diverses parties de l’Europe. Son fruit est une gousse épaisse, brune, présentant, de distance en distance, des étranglements, et remplie, à l’intérieur, d’une pulpe rougeâtre, à l’odeur vireuse et de saveur aigrelette; c’est là, comme nous l’avons déjà dit, la partie de ce végétal usitée en médecine.
Manne. — La manne est un purgatif très-doux et à propriétés émollientes. Cest le produit concrété d’un suc qui exsude naturellement à l’état liquide à travers l’écorce d’une variété du frêne à fleurs (fraxinus ornus), arbre qui croît en Sicile et en Calabre. On obtient une plus grande quantité de ce suc en pratiquant sur le tronc des frênes un certain nombre d’incisions, par lesquelles le suc s'écoule et se concrète à l’air. La manne récoltée pendant les mois de juillet et d'août est la plus belle et la plus pure; elle porte le nom de manne en larmes. Pendant les mois de septembre et d'octobre, on n’obtient qu’un produit moins pur, c’est la manne en sorte et la manne grasse.
Les principaux purgatifs que fournit le règne minéral sont le sel d’'Epsom ou sulfate de magnésie, et le sulfate de soude ou sel de Glauber.
Sel d'Epsom. — Le sel d'Epsom ou sel de sedlitz (sulfate de magnésie) s'obtient en évaporant les eaux de quelques sources naturelles qui en contiennent de grandes quantités, comme celles d'Epsom, en Écosse. Ce sel est blanc, inodore et amer; il purge doucement. On en consomme de grandes quantités pour fabriquer l’eau de sedlüz artificielle, qui est formée de sulfate de magnésie, d’eau et d'acide carbonique, qui la rend gazeuse. Depuis quelques années, on emploie au même usage le citrate de magnésie, qui n’a aucune saveur amère ou désagréable. On n’a point à redouter avec ce sel magnésien la répugnance qu'un grand nombre de malades éprouvent pour les purgatifs.
Le sel de Glauber est du sulfate de soude; c’est un purgatif très-sûr dans son action, et qui est employé dans les mêmes circonstances que le sulfate de magnésie. Le sulfate de soude employé en médecine provient des fabriques de soude artifi-
cielle qui en obtiennent des masses considérables par l’action de l'acide sulfurique sur le sel marin.
MÉDICAMENTS ÉMÉTIQUES.
On donne le nom de médicaments émétiques aux substances qui, administrées à petite dose, provoquent le vomissement. Nous citerons parmi ces substances l’ipécacuana et l’émétique. La première est d’origine végétale; la seconde est un produit minéral et végétal à la fois, c’est-à-dire contenant une matière organique et un métal.
Tpécacuana. — Le cephœlis ipecacuanha, plante de la famille des Rubiacées, nous fournit la substance émétique connue sous le nom d’ipécacuana. Le cephœlis ipecacuanha habite les forêts du Brésil. Son principe actif réside dans l'écorce de sa racine. Les habitants du Brésil regardent cette plante comme un remède à tous les maux. Les colons en font un commerce considérable, et son prix s'élève de jour en jour, au point de faire craindre la disparition totale de cette substance. L’ipécacuana est prescrit journellement comme émétique, surtout pour les enfants. On l’administre dans les catarrhes chroniques, dans l’asthme, en un mot dans les cas divers où existe l'indication d’un vomitif.
Emétique. — L'émétique minéral, nommé aussi tartre stibié, lartre émélique, est un sel composé d’acide tartrique uni à l’oxyde d'antimoine et à la potasse (tartrate double d’antimoine et de potasse). L’émétique est considéré avec juste raison comme un des médicaments héroïques de la médecine; c’est un des vomitifs dont l’emploi est le plus sûr et le plus commode. On l’administre également à l’extérieur comme dérivatif, car son action locale est essentiellement irritante : appliqué sur la peau, il fait naître, comme l'huile de croton tiglium,une éruption de pustules.
MÉDICAMENTS DIURÉTIQUES
La médecine a journellement recours à des médicaments qui augmentent la sécrétion des reins : on les nomme diurétiques. Quelques-uns sont fournis par le règne minéral, la plupart provennent du règne végétal.
Nitre. — Le nitre, ou salpêtre (azotate de potasse), substance fréquemment employée comme diurétique, existe en grande quantité dans la nature : il se produit dans les vieux plâtras, dans les débris d'anciennes constructions, dans les caves, c’està-dire dans tous les lieux où se trouvent réunies, avec des terres ou des alcalis, des matières organiques pouvant fournir l’azote, élément de l'acide azotique. On obtient l’azotate de potasse en soumettant les plâtras à un traitement chimique. Ce sel est quelquefois ajouté aux tisanes, pour augmenter la sécrétion des reins.
Parmi les diurétiques fournis par le règne minéral, on peut citer encore le bicarbonate de soude, le borate de soude, qu'on trouve en abondance dans certains lacs du Thibet, de la Chine, et dans quelques contrées de l’Europe, comme la
Toscane.
Parmi les diurétiques fournis par les végétaux, nous citerons les racines d’asperge et la pariétaire, plante très-commune, qui croît sur les vieux murs, et qui n’est diurétique qu’en raison du nitre qu'elle contient.
La digitale, outre ses propriétés diurétiques, possède une action sédative très-marquée, qui s'exerce sur le cœur, et qui fait recommander cette plante dans les affections du cœur et les hydropisies. La digitale est une belle plante indigène, bisannuelle, dont les fleurs, disposées en longues grappes unilatérales et d’une couleur éclatante, décorent d’une très-pittoresque façon les lieux pierreux et sablonneux de nos forêts.