‹ Le savant du foyerChapitre 62 sur 114 · LOC · texte numérisé non relu

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Fig. 148. Cheminée de Rumfort à tablier mobile.

inférieure est soutenue par deux chaînes qui passent sur des poulies et portent des contre-poids à l’autre extrémité. Quand

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Fig. 149. Tablier mobile. Fig. 150. Coupe du tablier.

la première plaque en descendant a découvert la suivante, elle entraîne celle-ci, et de même lorsqu'elle l’a recouverte en remontant. Ce mode de liaison est établi de la manière la plus simple à l’aide d’arrêts placés l’un à la partie supérieure de la première, et les deux autres à la partie inférieure de la seconde, comme le montre la figure 150. Nous avons déjà expliqué, en

parlant du mécanisme physique du tirage des cheminées,

pourquoi ce rétrécissement du foyer provoque un tirage si énergique.

Nous ne saurions décrire ici les modifications, plus ou moins heureuses, qui ont été apportées, depuis Rumfort, à la construction des cheminées. Signalons seulement les grilles pour brûler la houille, si généralement employées en Angleterre, et qui sont déj\ très-répandues en France. Signalons encore la manière de disposer le plus avantageusement une cheminée pour chauffer l'air destiné à l'alimenter. Voici le plus simple des moyens qui ont été adoptées dans ce but, On dirige l’air froid extérieur dans le tuyau de la cheminée, et à sa partie inférieure, pour le chauffer et le faire ensuite sortir dans la salle par une bouche placée au plafond.

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Fig. 151. Tuyau interieur pour echaufler l'air.

La figure 151 montre cette disposition Un conduit de fonte, placé en A, attire l’air pris au dehors; cet air parcourt un

tube installé dans l’intérieur du tuyau de la cheminée, et vient jeter cet air échauffé dans l’intérieur de la pièce, par l’ouverture A”, placée vers le plafond.

Un proverbe latin dit : Sunt tria damna domüs : imber, mala femina, fumus. Essayons d'expliquer la cause, et de chercher les moyens de prévenir cette fumée qui est, selon le latin, un des trois fléaux de la maison.

La fumée est un mélange d’air chaud, d’acide carbonique d'oxyde de carbone et de produits gazeux carbonés, élevés à une haute température. C’est en raison de cette température élevée que la fumée s’élève dans le tuyau de la cheminée. Or, diflérentes circonstances peuvent gêner son ascension, et la faire refluer dans l'appartement. La première de ces causes perturbatrices, c’est l'action du vent. Quand son mouvement est rapide, le.vent coupe l'issue à la fumée, en formant audessus du tuyau, comme une sorte d’oLturateur. Si la direction du vent est verticale, il refoule la fumée dans le conduit. Les chapeaux, les capuchons tournanis, qui ont pour résultat de jeter la fumée du côté opposé d’où vient le vent, les bascules chinoises, que le vent fait retomber, de manière à fermer la cheminée du côté où le vent souffle, et à l'ouvrir du côté opposé, les capuchons fixes, en tôle, qui couvrent le tuyau en descendant en contre-bas de son ouverture, sont les dispositions usitées pour empêcher les cheminées de fumer par l’effet du vent. Ces dispositions sont en général efficaces.

La rencontre de deux courants de fumée inégaux en force et en direction, la trop grande brièveté du conduit, font aussi fumer les cheminées : dans le premier cas, la séparation de la cheminée en plusieurs tuyaux par des languettes ; dans le second cas, l'adaptation d’un conduit en tôle, sont les remèdes les plus sûrs.

D’autres influences, agissant sur la partie inférieure du conduit, peuvent encore gêner l’ascension de la fumée; telle est, par exemple, l'insuffisance de la quantité d’air qui arrive dans la salle pour répondre à l'appel de la cheminée. Alors, en effet, un vide partiel se produisant dans la salle, la pression atmosphérique y diminue, et la fumée reflue nécessairement dans la

pièce pour remplir ce vide partiel ; elle tombe par les parties du tuyau de la cheminée où le courant ascendant est le plus faible. Le même effet peut être occasionné par l’appel de cheminées plus puissantes, placées dans des chambres voisines, et même seulement par le tirage d’une cage d’escalier contiguë, surtout si elle est elle-même chauffée par un poêle ou un bec de gaz. Il faut, dans ce dernier cas, augmenter les ouvertures d'arrivée de l’air dans la pièce.

Il arrive encore fort souvent que le soleil frappant le sommet d’une cheminée, la fait fumer; cela tient à ce que le soleil échauffant le tuyau, augmente encore le tirage, et nécessite un appel d’air plus énergique, appel auquel les ouvertures de l'appartement ne peuvent suffisamment répondre, ce qui diminue la pression atmosphérique à l’intérieur de la pièce, et force la fumée à y retomber par suite de cette inégalité de pression. ”

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