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POÊLES

Un poêle est un appareil de chauffage clos, à l’intérieur duquel on renferme le combustible; les gaz produits par la combustion sont évacués au dehors par un tuyau, qui est apparent dans la salle, ou caché dans le mur. Comme la presque totalité de la chaleur dégagée par le combustible, est conservée dans la pièce, si l’on a le soin de ménager au tuyau un très-long parcours dans cette pièce, le poêle constitue le plus simple et le plus économique de tous les systèmes de chauffage privé. Malheureusement il a de grands inconvénients. Le poêle ne laisse pas jouir de la vue du feu; il ne provoque dans la pièce qu'un renouvellement d'air insuffisant; il dessèche l'air et force à respirer une atmosphère presque dépouillée de vapeurs d’eau, ce qui détermine du malaise et des maux de tête. On remédie, il est vrai, avec efficacité à ce dernier inconvénient, en plaçant sur le poële de l’eau, dont l'évaporation proportionnée à la chaleur du foyer, fournit une quantité de vapeur qui suffit pour rendre à l’air son humidité normale.

On construit les poêles en terre, en tôle ou en fonte. Pour le

même développement de surface de chauffe (parois et tuyaux ), les poêles métalliques refroidissent plus vite la fumée que les poêles en terre; dès lors la chaleur demeure en plus grande partie dans l'enceinte. En outre, les poëles métalliques s’échauffent eux-mêmes plus rapidement que ceux en terre, mais ils se refroidissent avec une égale rapidité. Ils donnent presque toujours de l’odeur à la pièce et altèrent la pureté de l'air. Comme ces poêles sont à très-bas prix et qu’on peut leur donner des formes commodes pour le double rôle du chauffage de la pièce et de la cuisson des aliments, les poêles de métal sont très-répandus dans les petits ménages.

Les poëles en terre cuite s’échauffent lentement, mais une fois échauffés, ils ne cèdent qu'avec lenteur leur calorique, et maintiennent longtemps une température convenable dans l'enceinte où ils sont placés.

Dans les poêles simples dont il vient d’être question, c’est le rayonnement seul du combustible et des parois qui échauffe la salle. À Paris et dans la plupart des villes de France, les anti-

Fig. 152, Poêle français pour les antichambres et les salles à manger.

chambres et salles à manger des appartements bourgeois contiennent de gros poêles construits en brique, et qui sont pourvus de ce que l’on nomme des bouches de chaleur. Leur foyer est entouré de tuyaux de fonte, qui reçoivent, par leur partie in-

férieure, l'air amené du dehors; cet air s’échauffe alors et il est rejeté dans la salle par les bouches de chaleur.

Dans la figure 152, on voit l’élévation d’un de ces poêles. En bas sont deux ouvertures donnant passage à l'air froid , en haut sont les deux bouches de chaleur.

La figure suivante est une coupe horizontale du même appareil, faite à la hauteur du foyer. On voit les sections des six

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