II... est beau? très-beau, dis
GENEVIÈVE
Oui...
PAPILLON, à pari.
Ah ! mon Dieu... je ne pourrai jamais lutter contre tout ça.
GENEVIÈVE
Et puis, il est instruit, savant.
PAPILLON, à part.
Oui, décidément... c’est impossible !... (il Ate sa cravate qui r étouffe.) Qu’est-ce que j’ai donc... j’étouffe?...
GENEVIÈVE, confuse.
Vous ne me demandez plus rien, mon ami?
Moi? non, ça me suffit... Ah! si fait, il y a encore... il y a encore son nom que tu ne me dis pas.
GENEVIÈVE
Eh bien, c.’est...
PAPILLON
C’est?...
GENEVIÈVE
Je n’ose pas.
PAPILLON
Ah ! mon Dieu ! Est-ce que t’aurais fait un mauvais choix, Geneviève, est-ce qu'il serait indigne?..
GENEVIÈVE, vivement.
Oh ! non, c’est M. Étienne.
PAPILLON
Étienne !... (a part.) Ça me fait du mal et du bien à la fois. (Haut.) Et lui... sait-il déjà?...
GENEVIÈVE
Oh! rien!... J’ignore moi-même comment... ça m’est venu... Les soins que M. Étienne m’a si généreusement prodigués il y a trois ans, m’avaient donné pour lui une grande affection. Lorsque ma convalescence finissait à peine, et avant que j’aie pu lui exprimer ma reconnaissance... il partit, mais je ne cessais pas de le voir... J'avais toujours présente à mes yeux cette douce physionomie et ce regard triste et bon, qui m’apportaient le calme au milieu de ma fièvre... Ma petite tête a-t-elle trop travaillé sur ce souvenir si doux? Je ne sais. — Mais lorsqu’il y a deux mois vous m’avez annoncé son retour... j’ai senti comme un vide qui se comblait dans mon âme... Quand je l’ai aperçu pour la première fois, en soulevant le rideau de ma fenêtre, j’ai été saisie d’une émotion si violente, que mes yeux se sont troublés... et qu’il m’est monté du cœur comme un flot de joie qui m’étouffait... Enfin, maintenant que je vous fais cet aveu, je ne peux pas vous dire comme mon cœur bat en parlant de lui, comme, je tremble que vous condamniez cet amour, car, si vous le couda m-