SCÈNE XÏI
PAPILLON, MADAME DE FERRIÈRES
MADAME DE PERRIÈRES
Oh! ma fille! ma fille!.. Commentai-je pu me contraindre à ce point!.. Mais il y a quinzo ans que je la pleure!., il y a dix ans qu’une volonté inflexible m’a forcée de m’unir à un homme qui n’est pas son père, et depuis, que de recherches vaines, que de larmes secrètes, que de regrets déchirants!.. Et quand je la vois, quand je la retrouve, vous ne voulez pas que je la presse sur mon cœur, que je la couvre de mes baisers!.
PAPILLON
Eh bien! si, si, madame, la présidente, vous l’embrasserez... mais sans lui dire ce que vous êtes pour elle... car enfin... voyons, vous ne pouvez pas l’avouer, cette enfant!...
MADAME DE FERRIÈRES, avec douleur.
C’est vrai...
PAPILLON
Pas plus... et encore moins qu’il y a dix-liuit ans... puisque vous n’aviez pas de mari... alors, et qu’aujourd’hui...
MADAME DE FERRIÈRES
Hélas ! son père est mort loin de moi, loin d’elle, dans les douleurs de l’exil!
PAPILLON
Eli bien!... elle en a trouvé un autre... qui l’aime bien aussi, allez. Madame, et nous serons toujours deux pour veiller sur elle...
. MADAME DE FERRIÈRES, lui prenant la main.
Merci, merci !.. (Geneviève reparaît, portant le petit chien.)
PAPILLON
Chut!...