‹ Le savetier de la rue Quincampoix drame en cinq actesChapitre 88 sur 102 · ÉTIENNE, PAPILLON · texte numérisé non relu

ÉTIENNE, PAPILLON

ÉTIENNE

Ah!., malheureuse !.. cœur sec et cupide... tille sans âme...

PAPILLON

Vous avez peut-être tort de lui en vouloir tant que ça... Tenez, monsieur Étienne, croyez-moi... vous êtes un brave garçon... Vous n’aviez jamais vu que vos livres, vom ne connaissiez que l'étude, et v’ià que, tout d’un coup, vous vous trouvez transporté au milieu du luxe... vous avez cru que tout ce qui reluisait autour de vous était de l’or... c’est naturel... Maintenant que vous voyez que c’est du faux... quittez ce monde-là... revenez avec moi... Celle-là n’ vous aime pas... eh ben! qui sait s’il n’y a pas quelque part, làbas, au milieu de nous, une brave et honnête fille qui vous aimera... qui vous aime peut-être déjà, et qui...

Et qui me trompera lâchement comme l’a fait celle-là...

PAPILLON, aiec force.

C’ n’est pas vrai. Vous calomniez ma Geneviève.

ÉTIENNE

Geneviève... Que voulez-vous dire?

PAPILLON

Je veux dire que ce n’est pas pour plaire à mademoiselle Flora, mais pour vous séparer d’elle que je suis venu ici. Je veux dire que si je vous enlève à ce monde de jeunes débauchées, à ces femmes tellement peintes de rouge et blanc qu’elles vous déteignaient sur les lèvres, vous ne serez pas bien à plaindre de trouver au lieu de ça deux jolies petites joues fraîches, deux beaux yeux bleus francs et purs comme le cœur qu’ils reflètent... Je veux dire enfin que, si vous êtes toujours le brave garçon que nous avons connu, vous allez me remercier à deux genoux du trésor que je vous donne... Partons!., venez!., (a pari.) Allons! elle sera heureuse, et c’est tout ce que je demande...

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