ACTE V, SCÈNE IX
LOUVARD
Vous, Madame !
GENEVIÈVE
Que dites-vous, ma mère?
MADAME DE FERRIÈRES
Je dis que j’avouerai tout à mon mari... Il me chassera, il me tuera peut-être, mais tu seras sauvée... (A Geneviève.) mais tu seras heureuse, ma tille !
GENEVIÈVE
Non... je ne veux pas...
LOUVARD
Folie, exaltation, que tout cela, Mademoiselle... Quand madame votre mère aura réfléchi:...
Ah ! vous croyez qu’après avoir laissé subir à cette enfant quinze années d’abandon, je la condamnerai à une vie tout entière de souffrances et de larmes?.. Vous croyez que je permettrai cet horrible sacriüce?.. Non, Monsieur, non... Tu as assez pleuré, ma tille, et mon tour est venu.
* GENEVIÈVE
Ma mère, je ne veux pas que tu te perdes pour moi !.. Je t’en conjure à genoux!...
■MADAME DE FERRIÈRES, avec fermeté.
Plus un mot... c’est le châtiment de ma faute, mais c’en est aussi la réparation. Monsieur, cette enfant n’est pas à vous, elle est à moi ! Venez réclamer vos droits, moi, je vais avouer ma honte. (Elle se dirige vers le fond.)
LOUVARD
C’est vous qui l’aurez voulu !