‹ Le savetier de la rue Quincampoix drame en cinq actesChapitre 99 sur 102 · PAPILLON, LOUVARD · texte numérisé non relu

PAPILLON, LOUVARD

LOUVARD

Que voule2-vous de moi, Monsieur ?

PAPILLON

Cinq minutes d’entretien... rien que ça. (il ferme la porte.)

LOUVARD

Que faites- vous donc?

PAPILLON

Vous voyez, je ferme les portes pour qu’on ne nous dérange pas.

Eh bien!... hâtez-vous.

PAPILLON

Si vous saviez ce que j’ai à vous dire, allez... vous ne seriez pas si pressé... Monsieur, vous êtes toujours le comte d’Aurillac, pas vrai?

LOUVARD

Comment, nous en sommes encore là, monsieur Papillon 1

PAPILLON

Vous seriez prêt à le jurer?

LOUVARD

Je le prouve, cela vaut mieux.

PAPILLON

Eh bien! puisque vous êtes le comte d’Aurillac...vous connaissez ceci, n’est-ce pas?... c’est votre écriture, (il ouvre un portefeuille et en tire des papiers.)

LOUVARD

Mon écriture...

PAPILLON

Vous la reconnaissez l*ien?Ce sont les papiers que vous avez remis à la pauvre Jeannette Morand?

LOUVARD, & part.

Jeannette Morand!

PAPILLON, à part.

Il a tressailli!... (Haut.) Lorsque vous lui avez confié votre .petite Geneviève, c’est-à-dire Marie, car elle s’appelait Marie, quand vous quittiez la France, il y a quinze ans.

LOUVARD

Eh bien ?..

PAPILLON

Eh ben ! voulez-vous que nous les relisions ensemble?... Voilà ce que vous écriviez... Mais peut-être que vous vous en souvenez ?..« Je laisse pour toi, ma fille... entre les mains...» Achevez donc, pour voir, (il lui met le papier sous les yeua.)

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