SCENE VIII
BLANCHETTE, seule.
I L est plus long-tems au cabaret que je n’ai été a faire mes provisions... il faudra bien qu’il ea raye sur cet article là.
A I R : Avec les jeux dans le village.
Qu’il exerce ma patience ,
Non ; je n’aime point ses façons*
Il aura grand besoin , je pense ,
D’avoir de sevères leçons.
V Avec de la délicatesse ,
Crepin tu sentiras un jour
Qa’yvresse, apres tout, pour yvre$s«, , *
Il vaut bien mieux celle d’amour.
BLANCHETTE, CREPIN.
ÀH ! Ah ! c’est toi ?
Je t’attendais.
CREPIN.
Tu m’attendais ?
BLANCHETTE
Ecoute , écoute.
CREPIN.
Non , non , écoute toi-même ... il faut que je te raconte ce qui m’est arrivé.
BLANCHETTE
Je ne le vois "que trop.
CREPIN.
Eh bien, voilà comme tu te trompes... tu crois peutêtre que j’ai déjeuné seul , point du tout : il y avait à la Treille de la Réunion de bons enfans et de bon vin , ils m’ont invité à boire un coup , que j’ai accepté .... mais iis n’ont jamais voulu que je payasse mon écot , moi , j’ai voulu Is payer d’une «aanière ou d’une autre . . .
AlH:
Ai B. : Des bonnes gens.
Et )’ai pris la parole , ,
Pour chanter avec succès.
Ces airs dont on raiiole,
Pès qiie l’on est bon F raiîçaîsl ^
Popuiaire et patriotique ,
Le Vaudeville ,, en tous les tems,
Fut «t sera la musique ,
La musique des bonnes gens.
Ah ! ça veux tu m’écoure-r ?
CREP J N.
Parle , mon enfant , parie , parle.
Monsieur Mendor . . .
Est-il rentré ?
BLANCHETTE
îî n’est pas sorti ... et mêine, il't’ordoiine de te rendre à l’instant chez lui.
CoîTîjneiït , il m’ordonne Te moques-tu de moi il m’ordonne .... oh ! que nenni . . . une lois dans sa maison il me faudrait peut-être déchanter: pas si bête... il m’ordonne 1 . o ,j: '
BLANCHETTE,
Eh oui vraiment.
Blanchette’! dir-'iui que je me nomme Crépin , que je
loge là, et que s’il a réellement à faite à moi, je l’attends de pied ferme . . .
BLAr^CHETTE De pied fermé? ... je cours lui rendre exactem.ent ta réponse. ( elle sort. ),-
L m’ordonne !
J aime niec cela.
A I P : Des dettes.
Quand monsieur Mondor , aujourd’hui m’ordonne de passer chez lui ,
Ce ton là me désole.
'Mais j’ai fait dire , en restant coi ,
Qu’il pouvait bien passer chez moi ,
C’est ce qui me console.
ne rendais dans la ci-devant hôtel de monsieur
Am : Des savetiers.
S’il est un bon enfant, ‘ Qui lie notre talent Cherche l’expérience ,
Tout seul en travaillant.
Il doit preniièreraent Faire aon tour de Francs.
Adieu sociétés ,
Adieu communautés,
A tous les arts contraires.
Apprentifs , compagnons , Maîtres , comme garçons , ^ La Loi nous rend tous frères