MONDOR
Puisqu’il faut aller chez monsieur Crepin , j’irai, j’irai . . 2
Et vous ne ferez pas anti-chambre , allez . . . n’ayez pas peur . . . qu’est-ce qu’il y a pour votre service ?
Oh! vraiment , mon voisin , j’ai beaucoup de choses à vous dire depuis tantôt. ...
' C R E P I N ^ /wi' passant un escabeau.
En ce ChS il faut vous asseoir... voilà un de mes fauteuils, à moi. Ne faites pas de façons.
MON D O R ^ s’assêiant.
Je n’en fais pas non plus. /
Et vous dites que ....
Je dis , mon voisin , que je porte toujours envie à votre gaité , à votre santé , à votre appétit , à . . . .
Heureusement que je ne suis pas encore marié , car du train dont vous y allez, vous pourriez l^jen étendre votre envie plus loin, '
Ah ! mon voisin , ma tristesse , à moi, ne vient que d’être garçon.
CR Er P I N. ,
Et mais , il ne tient qu’à vous de cesser de l’être , et en conscience-, si j’étais de tous les financiers, je me marierais.
Air.': On compterait^ les diamans.- ^
Entre nous , vos addition s ,
A des patrimoines modiques , ^
Sont autant de SoüsTRACTi O NS-, .
Au dépôt des sommes publiques;
Pour faire k Division ^
De cette excessive industrie, ' v. -
Par la Multiplication Restituez à k patrie.
( îO i
Mon voisin, je ne suis pas venu jusques cKez vous, pour que vous me fassiez des sermons. Je viens au contraire vers vous avec des dispositions amicales , dont voici la preuve . (jil lui moj/tWun sac. ) je vous apporte de l’argent.
C R E P î N , sortant de son échoppe.
^ Mais, monsieur, vous ne me devez rien.
Cela est vrai, mais j’ai rédëehi que notre querelle de tantôt pouvait s’arrangei- cà l’amiable-,^ et qne le chapitre des. procédés était préférable au chapitre des procès..,.
Car ce sac est un argument ' Qui me coupe net , ( bis. ) la parole.
Et te voilà tout prêt à retomber
Ce sac contient cent bons Sans qu’il s’en manque d’une Iis sont pour toi , mais , chût! môtus!
Fais trêve ^ ta gaieté irivole . . .
Cesse à jamais , mon cher enfant,
Ce chant , c.e chs nt
Air; De la houlangère.
Pour le coup, voilà cent écus Qui ne me coûtent guère !
Je ne me les suis jamais vus !
A moi , C répin , à moi cent écus, ,
Je ne saurai qu’en faire