‹ Le savetier et le financierChapitre 6 sur 11 · MONDOR · texte numérisé non relu

MONDOR

Puisqu’il faut aller chez monsieur Crepin , j’irai, j’irai . . 2

Et vous ne ferez pas anti-chambre , allez . . . n’ayez pas peur . . . qu’est-ce qu’il y a pour votre service ?

Oh! vraiment , mon voisin , j’ai beaucoup de choses à vous dire depuis tantôt. ...

' C R E P I N ^ /wi' passant un escabeau.

En ce ChS il faut vous asseoir... voilà un de mes fauteuils, à moi. Ne faites pas de façons.

MON D O R ^ s’assêiant.

Je n’en fais pas non plus. /

Et vous dites que ....

Je dis , mon voisin , que je porte toujours envie à votre gaité , à votre santé , à votre appétit , à . . . .

Heureusement que je ne suis pas encore marié , car du train dont vous y allez, vous pourriez l^jen étendre votre envie plus loin, '

Ah ! mon voisin , ma tristesse , à moi, ne vient que d’être garçon.

CR Er P I N. ,

Et mais , il ne tient qu’à vous de cesser de l’être , et en conscience-, si j’étais de tous les financiers, je me marierais.

Air.': On compterait^ les diamans.- ^

Entre nous , vos addition s ,

A des patrimoines modiques , ^

Sont autant de SoüsTRACTi O NS-, .

Au dépôt des sommes publiques;

Pour faire k Division ^

De cette excessive industrie, ' v. -

Par la Multiplication Restituez à k patrie.

( îO i

Mon voisin, je ne suis pas venu jusques cKez vous, pour que vous me fassiez des sermons. Je viens au contraire vers vous avec des dispositions amicales , dont voici la preuve . (jil lui moj/tWun sac. ) je vous apporte de l’argent.

C R E P î N , sortant de son échoppe.

^ Mais, monsieur, vous ne me devez rien.

Cela est vrai, mais j’ai rédëehi que notre querelle de tantôt pouvait s’arrangei- cà l’amiable-,^ et qne le chapitre des. procédés était préférable au chapitre des procès..,.

Car ce sac est un argument ' Qui me coupe net , ( bis. ) la parole.

Et te voilà tout prêt à retomber

Ce sac contient cent bons Sans qu’il s’en manque d’une Iis sont pour toi , mais , chût! môtus!

Fais trêve ^ ta gaieté irivole . . .

Cesse à jamais , mon cher enfant,

Ce chant , c.e chs nt

Air; De la houlangère.

Pour le coup, voilà cent écus Qui ne me coûtent guère !

Je ne me les suis jamais vus !

A moi , C répin , à moi cent écus, ,

Je ne saurai qu’en faire

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