‹ Le scandale au theatre Georges d'HeillyChapitre 10 sur 11 · CONCERTS · texte numérisé non relu

CONCERTS

CAflIVO-OJLDaT.

M. Arban, chef d' orchestre^ Concert et bal.

Cela est gai si Ton yeat. Do y lè^e la jambe très bant^ on y famé, et on y trouve des femmes complaisantes; le tout an plus juste prix, quand ce n'est pas horriblement cher.

CMiMoaavMioiAiWÉ

M. DE B£SSBLIÈYR£, directeur, t.

M. Atfired Musarb, chef dfcTchetlrê^

Salle d'été en plein air aux Champs-Elysées..

Société brillante et très peu mélangée. Les |lorettes semblent fuir ce lieu que fréquente la bonne compa-

gnie. Vous pouvez en toute sùrelé conduire votre ?œii r, voire fille ou votre femme dans ce lieu aéré, charmant » et parfumé; mais je supplie M. Musard de jouer un

peu moins de quadrilles et de polkas, et beauconp pins de vraie musique* Il serait si facile à M. Musard de faire exécuter par l'excellent orchestre (ju'il dirige, quelques-unes de nos bonnes et classiques ouverture?, au lieu de nous servir à perpétuité les rengaines qu'il nous donne tous les soirs. Croyez-vous que l'ouver* ture des Noces de Figaro, à*Idoménée, la Gaxxas la marche de Faust, la kermesse du m6me opéra, la valse ravissante du second acte, ou bien cinquante morceaux choisis dans cintinantcde nos bons opéras, ne vaudraient pas mieux que ces musiques infernales et stupidesy bonnes à faire danser des ours ? ti% Musard et M. de Besselièvre sont trop intelligents pour ne pas admettre et même accueillir l'observation que nous leur adressons. Un peu plus de musique, et un peu moins de polkas !

Gela était ix>n an temps oh ces dames venaient balayer de leurs crinolines envahissantes les lieux enchantés ou perche Musard 1 Gela était bon quand cette

jeunesse soi-disant dorée, qui pialle sur le bitume du boulevard de Gand, venait en mesure escorter ces dames, et les ramener du concert au bois, et du i>ois chez eux 1 Mais aujourd'hui qu'un vrai publie, un honnête public a remplacé ce monde interlope, uo

peu de vraie musique ne ferait pas de mal, et je crois que personne ne trouverait à s'en plaindre.

"a AT. MAlt¥T.T.»

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