THÉÂTRES £N PROSE
Nous allons vous les donner, non dans Tordre.
hiérarchique des affiches, qui ne nousparrtt. pas très-logique, mais selon que leur impoctanœ littéraire nous semble devoir les foire placer.
Directeur, M. Lemqlne Montigny, né en 1812, di- . recteur du Gytnnase depais i.844.
Cerles, si cela dépendait de nous, le Gymnase aurait sa place immédiatement aprèfe le Théâtre-Français, et quelquefois avant lui. Ce théâtre, que l'ordre des afficiies donne à la suite du Palais-Reyal, est le plus
constamment littéraire d'entre tons les théâtres de
Pans; dn moins il fait tout ce qu'il peut pour eela. |
Il joue les œuvres de Mmes Sand, E. de Girardin, de MM. Sandeau, Augier, Dumas flls, Balzac, Sardou, Barrière } il cherche toujours ses succès dans les œuvres sérieuses^ sensées et amusantes, tout en étant littéraires.
Sa troupe est la meifleare troupe de Faris. Elle
compte à sa tête une des plus appréciées d'entre nos excellentes artistes, Mlle Rose Marie Cizos, dite Rosê- Chérit dent M. Lemoine-Montigay a fait sa femme en 4845.
Directeur, M. Dormeuil {Contât Des fontaines), né en i7949 ancien directeur du théâtre du Palais-Royal.
Tout le monde a vu avec plaisir l'avènement de M. Dormeuil, et la brillante inauguration de sa prise de possession par le sncoès de : Im F mima fortes.
L'azpérieDce du aouvdau directeur, est certainement une ganmUe de vogue i^iiMBiie pour le Vaudeville, le théfttre le plus difficile à diriger de Paris. J'engage M. Dormeuil à revenir au vrai genre que comporte
son théâtre, et que son nom semble indiquer; le véritable et amusant yandeville de nos pères. Un peu moins de poison, de larmes, de morts et d^assassitiats nyeuniront cette sctae qui jusqu'à ce jour, a trop foit double emploi avec d'autres plus'lieureuses q^'elte en pièces, en auteurs et en artistes.
L'eîspoir du succès, c'est déjà la moitié du succès, et nous espérons fermement que le Vaudeville va se régénérer.
Dineteur, M. GCMfTAT Desfontaines, dit Dormeuil
(fils) 1859.
Un tMfttre condamné ft un i^oi^no forcée, et qui trouvtndi sa mort dans le progrès.
Directeurs (<857), MM. Hippolyte Cogniard, né en 1803, ThëODOâë; COGNIARD né en 1804, auteurs dramatiques; anciens «directeurs de la Porie-St-Martin et dn VandeTille.
Hommes d'esprit et de .talent, ils ont en la science de réussir partant. Dans leurs mains, le théâtre des Variétés qui tombait, est devenu l'un des plus fréquentés
dé Paris.
Direct : M. ÈUfiC F^DRIW, né en aoeien journaliste etantenr desmatic[a^, directeur deimis le rooisde joillet i8S4.
M, Fonmier, est an des pins intelligents directeurs
de Pftris. Il a fait sa fortniie» là oîi les plus habiles ayaiMit sombré»
Il sait l'arl de monter une pièce, de la lancer, de faire des réclames outrées, d'attirer le public par toutes les manœuvres possibles. 11 compose des afUches qui sont de véritables objets d'art; des pancartes, des transparents; il eût inventé la grosse caisse, si les masiques militaires n'existaient pas depois longtemps. C'est leBarnum des directeurs de tln'"àtre, et l'iiomme le plus habile qui soit pour préparer, conduire et faire durer un succès.
CKàlVJB.
M. HABHANT ékmlWT, (1858)^ soceédéÀ IL Hoatein.
L'antenr favori de cette direction est M. d'£n- Dery;ies deuxsoQtiensdo répertoire sont MM. Domaine et P. Ménier.
Je ne serais pas étonné que la caisse du théâtre se
emplit, grftee à IHofluence de ces trois noms sur la foule qui fréquente habituellement la salle de M. Harmaot.
M. DE CuiLLY, directeur ; né en 180S^ a pris la direction d« l'Ambiga ea iSôO.
Le célèbre acteur-directeur a inauguré sa direction par un Lhilast succès: Lu Fugiiifi; et dapaisce temps la rogne semble ramenée k ce théâtre.
11. de Chitly est on directeor InMe et un ailiste ntelligent. Son nom sar l'affiche fait recelte.
M. HOSTBIN, ni en i812, direelmiiT; auteur d'nne
quantité de petits livres assez inconnus.
Il a repris la direction de M, Billion (18S9) et la fraie
est revenue au Cirque.
Pièces à coups de canon, drames forcenés, furies spiendides^ ballets merveilleux.
La littérature n*a pas grand chose à voir dans tout cela.
PBTirs THEATRES.
M. Harel, directeur ; Uls de la célèbre tragédienne Jli"« Georges Weimer^ et de M« Harel, ancien directeur de la Porte-Saint-Martin.
A succédé à M. Mouriez (1858).
Ce petit théâtre est l'un des plus productifs du boulevard. On y jane le drame et le vaudeville, on y rit beaucoup; le directeur gagne de Targent, les auteurs
sont régulièrement payés, et tout est jiour le mieux dans le plus simple des théâtres possibles.
M. SÂSd, directeur (1858).
Hevues, vaudevilles, femmes nues, acteurs groles(^ut'3, dauseuses extraordinaires, voilà pour le théâtre.
Vieillards aux foUesardears» g;aiidiDsigiioble8y jeunes « gens usés, grlsettes, et par 'hasard quelques honndtès gens égarés qui se sauvent avant le lever du rideau,
voilà pour le public. '
Lji morale, pas plus que la littérature, n'ont rien à faire ici.
M. BARTiiOLt, direeUHr-actewr (1858),
Bon petit théâtre, bien dirigé, et où l'on s'amuse à bon marché.
Chose rare, au moins!... .
mXOKMOVKQ.
Biea secoodô par sa femme^ excelieute artiste dont Ja place serait sar une meilleare scène, s'il n'y avait là l'artitile dn code : la fmm Ml mivTB «on moftH.,
M. BOGAiGB, àifna»HT.
Le boat da monde n'est pas si éloigné, je crois, que le théâtre dirigé par rillostré comédien.
FOlKâlUllUi*
M. DUTROVAUX^ directeur.
On y rencontre des nonrrioes, des enfi^ifs et des
militaires.
Le répertoire est à la hauteur des habitués de ce petit théâtre qui est d'un bon rapport.
M. HiTBT, dirêeuur.
Les loges de balcon coûtent 75 centimes.
Les titis les occupent.
On joue là des yandeyilles à trois personnages^ et k claque est remplacée par des pommes enites.
Avis aux amateurs.
THKATHËS A CUEYAUX.