THÉÂTRES DE SECOND ORDRE
THÉÂTRES D£! MUSIQUB
Directeur-, M. Charles Réty (mai i8o9), ancien joarnaliste ; a succédé à M. Carvalho, un des plus intelligents directeuK qui aient existé.
M. Réty, a trouvé un répertoire peu fourni, mais en voie de prospérité^ et une troupe assez hevreuse* ment compesée. M. Carralho lai a tracé nne roate difficile à suivre. Nons l'engageons à ne pas négliger les jeunes compositenrs, trop oubliés jusqu'à ce jour sur nn théâtre qui n'a été créé que pour eux.
DireoUwr: M. Jacques Offbnbach (juio 1855)» Dé en fS22, ancien chef d'orchestre da Théfttre-Français.
Ce spiritael compositeur a créé no théâtre qu'on peut appeler le Palais-Royal de la musique. On y joue toujours la môme chose ; mais cette mèm^ chose est toujours drAle.
M. Offenbach, qui n'a pas la pn'(entî"on de faire coacurrence à Rossioi, est un musicien agréable» spirituel et amusant. Sa musique de vaudeville, beaucoup plus gaie que celle du Porilo» de Ptoërmel, amusera peutêtre encore nos enfants, quand celle de ïleyerbeer n'endormira plus personne.
Troupe joviale, musique Lraie et folle, salle bien* composée; pas mai de gandins et de lorettes; parfois du beau et du grand monde. Pourquoi M Offenbach, qui n'a à «ntier le 8«ri de personne, est-il allé^ se fbtfrvoyet d'me BMaière aussi éclatante à l'Opéra et à rOpéra-Comique ?
TBÉATllS-]>ÉJAflH'«
DirêoUunn Mlle YnuuNlB Ittl^W; M. EjmM DÉMZBT. Mlle Déjazet, inte en 1797, je ne voac l'assare pas. Elle a pris la âireetioii do théâffe des Folies
Nouvelles, le premier septeoibre i8d9, et lui a donné son Qom.
On fait un peu de mtfsique pour rire à ce théâlricule. Le maestro en vogue est M. E. Déjazet, fils de rillustre artisteé Ses œuvres ne sont ni Inen ccllinaes> Di hîen nombreuses*
La téritable forldile du 'ËhéÉtre-INjlusèt, sétk Ibnjoars Mlle Déjazet. Jenne encolre à 60 ans, elle reprend successivement sui cette petite scène, ses triomphes du passé. On l'applaudit sans cesse, et sa verve est toiigoors la même. La neige des ans a pen blanchi cette tête illnstre, et la Parqne, qoi doit trancher le fil de ces jours précieux^ semble reculer à dessein l'heure fatale 1...
Je me représente dans une sorte de mirage rétrospectif le passé merveilleux de cette femme admirée ; Toici le Mariagê ênfànUat BcnûfOfU à Brimtk»,
FréUHon, RiehelMUt LauMun, Gentil Bernard, Létorièrei, la DomMimdê BrioiUH^.U voilà toujours belle, toujoars jeune^ toujours fêtée. Elle chante, un peuple accourt ; elle joue, par hasard, Chérubin de Beaumarchais, o?i l'acclame dans la maison même de Molière. Elle popularise les lypes les plus rares, les plus singuliers; elle improvise les rôles les plus ifbBvéaux et qui devionilbiit iojonafiles apris elle.
Gomment voulez-vous qu'elle* ne soit pas immortôlle, cette fée divine dont la voix, le jeu, la gaîté et le talent remplissent sa petite salle, d'un public enchanté et enthousiaste ? Va^ artiste éternelle, ta gloire est i{nmoHOi piscequ'el^ sera^toi^om sans rivale; parce tgà» ton cœor ast graad ; parce que ta n'es |Ma une aotricei ni méose une artiste, ni même une comédienne \ mais parce que, — un mot résume tout ce que je pourrais dire pour vanter ton t^ent multiple et sans pareii, — tu es Djèjazet l