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Le scandale Forget [microforme]

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MERGER | DEQUEBE

LA BANOQ INTERNATIO

QUEBEC SAGUENA

| QUEBEC EASTER RY.

| EAST CANADAPOWE ) AND PULP

Articles publiés dans “ Le Soleill ” depuis le 30 décembre 1912

Sir Rodolphe Forget, M.P

» Charlevoix et Montmorency.

Il faut parler haut et clair

Nous taire plus longtemps, en présence de la situation créée, tant au Canada qu'en France, par les agissements de M. Rodolphe Forget, serait encourir le juste reproche ‘une complicité 1ouche

Tant qu'il était possible de douter, tant que les éléments décisifs Pour asseoir une opinion raisonnée et éclairée nous ont paru insuffi- Sants, nous avons Fréfé-é nous taire. Plutôt que de commettre une injustice, nous nous sommes abstenus d'intervenir

Le premier, de toute la presse canadienne-frariçaise, le “Soleil”, l'année dernière, a jeté un cri d'alarme : Par l'étude du premier rapport financier de la “Quebec Railwav Light, Heat and Power" autrement dit du ‘“Merger de Québec, il a Signalé au public les faits dune gravité exceptionnelle, qui se dégageaient du rapport officiel même

C'était un ave tissement à M. Rod. Forget une mise en demeure d'abandonner des méthodes financières inacceptables et dont les résultats ne pouvaient Manquer fatalement d'être désastreux,

Depuis lors, nous avons fait crédit à M Forget, mais nous n'avons cessé de nous renseigner Scrupuleusement à toutes les sources d'intor mation,

Aujourd'hui, nous sommes en possession d'un ensemble de faits, d'un faisceau d'informations Qui nous permettent de conclure qu'il est urgent, nécessaire de sortir de notre réserve : le : ment est venu pour nous de parler, de parler ferme et net, de dire se que nous avons appris, de mettre sous les yeux du public et des £Ouvernants, les résultats de nos enquêtes, quelles que puissent être les risques que nous Puissions encourir de ce fait.

Il s'agit, en effet, de Protéger et défendre la réputation même du Canada à l'étranger, réputation singulièrement compromise par les opérations de M. Forget sur le marché français, ses méthodes et ses fausses représentations qui peuvent, à bon droit, être cons dérées comme des abus de confiance.

I s'agit de Sauver, s'il se put, de Ja Catastrophe qui les menace, les mill

ions d'argent français, râflés par M. Rod Forget : nous verrons ls subterfuges et artifices il a réussi à priver les sou ipteurs français, aussi bien ceux de ja banque Internationale que ceux du Que. bec R: ‘à Quéhec-Saguenay 4 Qt “Stern, ou du Eastern Power and ? p, du contrôle qui leur revenait de droit

tn

Grâce à ces artifices, ces actionn aires se trouvent aujourd'hui livrés Pieds et poings liés, sans moyens de léfense pour se protéger effic ice ment

Nous sommes tenu en honneur de prendre leur défense ; de leur

intemps et qu'il

prouver qu'une alouette ne fait pas Île juger les Canadiens d après le seul M. Forget

En troisième lieu, nous estimons qu'il importe de dégs respon Sabilité des Canadiens-français de cette situation scandaleuse t de réa énergiquement pour conserver la confiance du marché français

qui, autrement, nous serait fermé Sinon À tout jamais, du moins pour longtemps.

Tant que nous avons pu entr la moindr Ilusion à l'endroit de M. Rod. Fort nous avons ju pré ible de nous ta “spérant éviter l'esclandre forcément désa > qui ne peut mang le résu ter de pareilles révélations

us sommes fermement convaincus qu'il est vain, qu'il est inutile le amener M. Forget à récipiscence. Nous ne pouvon 1 1

du faisceau de preuves et de présomptions qui

réuni, accorder à M, Forget la moindre confiance, ni faire

Promesses les plus solennelles.

I ne reste plus d'autre ilternative, en justice, en honneur et en et d faire la

endre lo taureau par

Conscience, que de p lumière aussi complète qu'il est en notre pouvoir de la faire

St une partie des millons eng

IS dan es entreprises

peut être sauvée, ce ne peut être qu'en éliminant M. Forget de ces entreprises.

Et comme nous entendons ne laisser planer aucune équivt que le but de la campagne que nous entreprenons contre M. Forget, nous dirons de suite quel est ce but et quel est le remède que nous nous proposo=s de suggérer.

Nous estimons que le seul moyen Pratique, consiste à faire Ja lumièr s finar contrôle actuel de M. Forget

Pour cela, nous demanderons la nomination d'une Commission Royale, composée en moyenne partie des comptables experts, pour enquêter sur l'administration et la compiabilité le ces diverses entreprises.

1ères sous le

e sur les opérations diverses et les entre

Il est urgent de ‘irer au clair de définir exactement quelle est la ble ation financière de ces entreprises À cette condition à cette ition seule, il possible d'étas moyens à prendre pour iter l'étendue de Ja catastrophe financ ne qui menace et notre épargne, et l'épargne française, et et le crédit de 1a province de Québec, sans parler de

celle qui menace plus particulièrement 1 ville et le district de Québec No‘re tâche, telle que 1

l'assumer, devra r à mettre devant le public devant les gouver

vs la comr

ons, telle que nous entendons

nantes. l'encemhle éSomptions que nous avons réussi À

ui livrés

efficace

de leur aut pas

respon

et de français 1s pour

ndroit spérant

nutile n

avons

à ses

et en re Ja

prises

entre-

Sation de ce désir

recueillir ; en un mot d établir

d: la nomination d'une Commission Royale d Nous n'hésitons

le dossier qui justifiera notre requête l'enquête, Pas à prendre cette initiative, à les responsabilités, Car nous considérons que c'est là un devoir auquel nous ne pouvons nous soustraire plus longtemps,

Et pour ne laisser pl

en accepter toutes

iner aucune equivoque, nous cCroyo s de voir nous départir de la règle adoptée Jusqu'ici dans

notre journ dont les expressions d'opinion, suivant la coutume du journalisme impersonnelles,

unglais, sont

est Pourquoi Je signe de mon nom et continuerait articles qui formeront le dossier

Jourd'hui pour défendre lès méthodes de M. Fo

à gn le

de la campagne que j'entreprends au public, si gravem

compromis par

H. d'HELLENCOURTI

La Banque Internationale

Logiquement, c'est par le “Quebec Ry Light, Heat and Power’, Où plus succinctement “le Merger’ que nous l'étude de la filière d'artifices, grâce auxquels M. la toile d’araignée dans laquelle se sucés tant de millions de l'épargne

Cependant nous commencerons notre étude par un orises de M. Forget : la Banque Internationale

Pour deux raisons :

entrer pressant.

Il y a péril en la demeure.

La seconde raison est que cette entreprise, bie liée, de fait et d'intention, comme nous par la suite, à l'ensemble des opérations de M. Forget contre le capital français, bien que constituant, en réalité, un rouage de la machinerie Organis Pour alimenter ce mystère de drainage, cette entreprise peut S'étudier séparément : d'ailleurs en observant la marche logique, 1 abordant l'étude du Merger et de ses filiales greffées successivement par M. Forget, nous risquerions d'être trop longtemps retardés

OnS Commencer Forget a réussi à tisser trouvent pris, enrot française

és, prêts à être autre des entre-

la première, Parce que c'est à l'heure actu elle, se la plus sérieusement menacée ; que là est le

inger le plus

n que très intimement aurons l'occasion de le montrer

Il y a quelques Semaines, lors d'un ban ivet qui fera époque, M l | il Gabriel Hanotaux, dé retour du Canada, exprimait le désir d

le bas de laine francais s'ouvrir pour les entreprises du ( nada ”.

Dans cette circonstauce M. Hanotaux a uable. la ë

tiéile nécessaire pour justifier Ja réali

rt

Il a dit:

“Donnez-nous le maximum de sécurité terons le maximum de concours” Il ajoutait :

“Entre honnêtes gens, entre gens laborieux et loyaux ententes se font d’elles-mêmes ; cela va sans dire, selon le mot, célèbre. Mais cela va beaucoup mieux ex le disant.”

M. Hanotaux a raison de tenir les Canadiens pour des honnètes gens, des gens loyaux, et c'est en leur nom que nous venons dénoncer les agissements malhonnêtes et déloyaux de M. Forget.

Le MAXIMUM DE SECURITE, voilà très justeme M. Hanotaux au nom du bas de | prises canadiennes.

C'est le critérium que nous ve ilons appliquer pour juger la duite de M. Forget dans l'affaire de la Banque Inter

La Banque Internationale a été fondée au de p'astres.

et nous vous appor-

, Ces

nt ce que réclame aine français, prêt à s'ouvrir aux entre-

connationale.

capital de dix millions

Sur ce total, les actionnaires français ont souscrit, d'après la liste fficielle publiée dans le rapport annuel des banques à Ottawa, une somme de :

PLUS DE HUIT MILLIONS DE PIASTRES Les actionnaires canadiens, eux, détiennent pour : ENVIRON DEUX MILLIONS DE PIASTRES.

Même si on place au compte du capital canadien, les deu, millions d'actions souscri.s par M. d'Aoust, le plus fort actionnaire de la banque, qui était l'agent à Paris de M. Forget, et dont nous verrons par la suite le rôle, la répartition donnerait encore :

SIX MILLIONS aux actionnaires français.

QUATRE MILLIONS aux actionnaires canadiens.

Par conséc

quent, il ressort clairement que les actionnaires détiennent la majorité dans la banque Internationale, Letpri

français

cpe fondamental, sur lequel est fondée notre légis Canada, est que le contrôle doit appartenir à ceux qui forment jorité.

ation au a ma-

Le minimum de sécurité, non pas même le maximum légitimement n$ par M. Hanotaux,--le minimum de sécurité que sont

en droit de réclamer les actionnaires français,

t donc le contrôle adminis-

de cette banque

O: > est la situation, résulta direzt d itrigres et d rt fices maihonnètes de M. Fc ec

Il a réussi à évincer totalement les actionnaires français du conseil d'administration de la banque Internationale.

On sait, plus ou moins généralement, comment il s'y est pr

Il a refusé, à la dernière réunion générale d'admettre les procurations présentées par | naïires français

de septembre dernier es représen‘ants des action- » Sous prétexte qu'elles n'étaient pas faites lévalement

nètes r les

lame ntre-

con-

ions

liste une

it

tp

Mais il est avéré que c'est la maison Forget à Paris, elle-même, qui a indiqué aux actionnaires français, le modèle de ces procurations.

Ce sont les agents de M. Forget à Paris, à qui, de bonne foi, ces messieurs, ignorants de la loi canadienne, s'étaient adressé pour être exactement renseignés, qui leur a indiqué le modèle et les formalités à suivre !

M. Forget n'ignorait point l'intention déclarée des actionnaires français de le déposer comme président de la banque ; nous verrons qu'ils avaient d'excellents motifs, de graves et légitimes sujets pour justifier leur intention.

M. Forget avait-il imaginé ce truc de Mandrin, pour préparer, en abusant de a confiance des français, cette excuse de vice de forme de leurs procurations ?

On sait, par expérience, qu'ici au Canada, on n'est pas si particulier sur la forme des Procurations en pareil cas, du moment qu'il ne peut exister de doute ni sur l'authenticité des signatures, ni sur l'existence de la majorité réelle.

Fvincés par ce Stratagème, d'une moralité douteuse, de M. Forget les actionnaires français pouvaient, en usant de la foi Canadienne, rentrer dans leurs droits majoritaires en réclamant une nouvelle assemblée Vingtcinq d’entre eux, représentant ensemble le dixième du capital souscrit, avaient le droit de la demander.

C'est pour prévenir ce retour offensif que M. Forget s'est empressé de faire voter un second appel de 10 pour cent sur les actions.

Il sait, en effet, pertinemment. que les actionnaires français se refusent à verser d’autres capitaux dans cette banque, et pour cause. Nous verrons pourquoi.

Ne répondant pas à l'appel de versement, ils perdent ipso facto, leurs droits d'actionnaires : ils ne peuvent plus exiger la convocation d'une assemblée générale spéciale, où, munis cette fois de procurations irrécusables, ils pourraient faire reconnaître et exercer leur droit de majorité.

M. Forget met en oeuvre tois les triques de sa besace pour garder le contrôle de la banque, contrôle auquel il n'a aucun droit, ayant perdu la confiance de la majorité des actionnaires.

Il s’agit bien du maximum de sécurité, réclamé à juste titre par M. Hanotaux, M. Forget, lui, leur dénie même le minimum de sécurité. I] leur vole le droit indéniable de contrôle qui leur appartient comme majorité.

N'est-ce pas déjà assez scandaleux ? Quelle confiance les capitalistes étrangers, français ou autres, peuvent-ils désormais avoir dans les entreprises financières du Canada, si ceux qui ont la garde des intérêts et du bon renom du Canada tolèrent de pareils scandales !

M. L. P. Pelletier, qui est le collègue de MM. Borden et White M. Pelletier qui a entendu et appla:di les déclarations de M. Han M. Poïietier qui est actionnaire de la banque Internationale, se croit-il justifiable de laisser ignorer de pareils faits à ses collègues du cabinet !

ed —

Mais ce n'est là, malgré toute Ja gravité de ces faits, qu'un des moindres scandales dont est comptable M. Forget, en ce qui concerne la banque Internationale.

Nous nous occuperons demain de faits qui eux, relèvent directement de la justice et qui justifieront amplement le refus des actionnaires fran- Sais à exposer de nouveaux capitaux dans cette entreprise.

Ils nous permettront de comprendre pourquoi M. Forçet met tout en oeuvre pour empêcher la majorité d'exercer son contrôle légitime sur 1°S opérations de cette banque.

ul

Pauvre défense !

On me permettra une disgression ; elle m'est imposée par l'inter vention aussi maladroite qu'intempestive de “L'Evénement”.

Elle me fournira l'occasion de disposer une fois Pour toutes des artifices derrière lesquels M. Forget et sa clique s’abritent Pour opérer avec impunité, du moins ils l'espèrent, auprès de l'opinion publique.

La gazette bleue a tiré la plume jeudi dernier Pour protzster contre mes dénonciations du scandale Forget.

Ce n'est pas que la gazette bleue ait la foi, mais elle possède, — héias !-— l'espérance, et elle a reçu la charité,

Nous ne faisons point à la rédaction de Ja gazette l'injure de lui attribuer cette “protestation” ; elle s'est glissée dans les colonnes par la caisse.

Nous pouvons, sans scrupule, dédaigner la prétendue ‘indignation de tous les honnêtes gens”, dont se targue si impudemment le protestataire.

S'il faut faire la distinction entre les ‘honnêtes gens” et ceux qui ne le sont pas, le public saura déoider de quel côté sont les honnêtes gens.

Ls témoignages unanimes d'approbation que j'ai reçus de tous côtés, me permettent d'envisager avec confiance le verdict du public

L'indignation des honnêtes gens, elle existe, elle est réelle, indis- Cutable : longtemps latente, et contenue, elle se manifeste aujourd'hui en exprimant le soulagement et la Satisfaction que lui offre l'initiative que nous avons osé prendre.

D'ailleurs, 1e défenseur de M. Forget, après avoir jeté cette poudre aux moiñieaux, sans grand espoir, a recours À un autre subterfuge, qu'il espère évidemment beaucoup plus efficace, Pour essayer de blanchir son nègre.

Je suis français, M Forget est canadien : les actionnaires dont les ;

1CS ComMpa-

triotes.

‘un des oncerne

tement »s fran-

tout en me sur

l'inter-

»s des opérer

ration testa-

x qui nêtes

tous ndisd'hui ative

udre qu'il ichir

En un mot, il cherche à exploiter le centiment de solidarité nationale, sentiment infiniment respectable pour gagner à M. Forget les sympathies des Canadiens-français.

Il se trouve, il est vrai, que les victimes de M. Forget sont des français, mes compatriotes, Mais ce n'est pas moi qui ai choisi ces victimes et ce n'est pas ma faute, si c'est à des français que M. Forget est aîlé soutirer leurs capitaux.

Je ne connais ni de près, ni de loin aucun des français dupés par M Forget. Je n'ai jamais eu avec aucun de ces français-là aucune communication d'aucun genre.

Ïls seraient chinois ou hollandais. que ma sympathie leur serait éga lement acquise : pour moi ils sont, non des français, mais des victimes qui ont été odieusement traitées

“Conspiration ourdie à l'étranger” ! en vérité! S'il Y A conspiration, il nous semble qu'elle existe de la part de ceux qui ont organisé la râfle de capitaux français qi sont allés solliciter en France la c nfiance des souscripteurs à leurs entreprises,

S'il y a conspiration, elle existe ici au Canada, pour dépouiller les souscripteurs français trop confiants, et crédules, de leurs droits les plus élémentaires.

Nous avons indiqué précédemment par quels subterfuges d'une moralité fort discutable, M. Forget a réussi à priver les actionnaires français de la banque Internationale de lexr droit élémentaire de contrôle, eux qui forment indiscutablement la majorité

Ce n'est pas à un fait isolé : c'est une conspiration, une vraie celle-là, patente, indiscutable, car nous retrouvons 1n même iniquité de la part de M. Forget à l'égard des actionnaires qui déti du Merger.

Et la preuve la voici :

Sur les 99,995 actions émises pour la “Quehes R: Livht, Heat and Power”, les Capitaux francais détiennen*. a4 orix de plus de auatre mil

lions de piastres, en beaux écus Sonnants, sortis de leurs poches, un total de :

inent 11 majorité

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