PAUVRE “CHRONICLE
Quelque soit l'anonyme coryphée qui, suivant l'habitude manoeuvre de ceux de son espèce, espère en utilisant les complaisances d'un journal anglais, donner plus de poids, auprès des Canadiens-français, à sa car pagne pour essayer de sauver la réputation en lambeaux de M. Fo sa tentative pour se cacher derrière Ja réputation bien établie d'hc teté et d'honorabilité de Sir Georges Garneau, est lamentablem niaise.
J'ai déjà publié l'extrait des minutes du bureau de direction de 12 banque Internationale, séance du 25 Septembre 1912, avec le texte ce la déclaration de M. Bickerdike, l'un des directeurs, protestant contre [a conduite du gérant dans l'affaire d'Aoust, qui avait agi HORS LA CON- NAISSANCE et sans l'autorisation du Conseil d'administration ; je pui æjouter que Sir Georges Garneau, comme directeur, a endossé et appuyé cette protestation !
C'est Sir Georges Garneau qui, averti par M. Bickerdike, est alié confesser M. Bird, en obtenir l'aveu et c'est Sir Georges Garneau qui de concert avec M. Bickerdike, a amené la protestation 0 le bureau de direction.
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I y a plus, c'est Sir Georges Garneau qui est intervenu Par la suite auprès de M. Rodolphe Forget pour le mettre en demeure de faire retransporter au nom de M. O. B. d’Aoust, les 17,500 actions de la banque, qui avaient été transférées quelgeus jours auparavant au nom de M. Marin, courtier et associé de M. Rod. Forget !
Cela suffit, je crois, Pour prouver aux yeux de tous les gens sériaux, que Sir Georges Garneau, directeur de la Banque Internationale, bian loin d'approuver et de légitimer la conduite de M. Rod. Forget a, tout au contraire, protesté et est intervenu pour empêcher les manigances cue j'ai depuis dénoncées !
Je n'ai pas besoin d'aller consulter Sir Georges Garmneau, ses actes parlent pour lui.
La tactique qui a si longtemps réussi à M. Rodolphe Forget, en essayant de se cacher derrière celui-ci ou celui-là, a fait son temps, et fort heureusement !
D'ailleurs, ja question n'est pas de savoir si tel ou tel directeur des entreprises de M. Forget est libéral ; la question n'est pas de savoir si tel ou tel directeur est dupe ou complice de M. Rod. Forget : cela n'est pas de mon ressort.
Je met devant le public, le résultat d'études sérieuses de recherches patientes, appuyées de faits, de documents officiels, de chiffres que tout le monde peut discuter et apprécier, à seule fin de porter à la connaissance du public et des autorités, un état de choses dangereux pour l'intérêt public et qui ne saurait être toléré plus longtemps.
Quant à ma susceptibilité devant les insinuations calomniatrices des coryphées de M. Forget, je n'ai, moi, qu'un seul bien au monde : mon honneur et mon intégrité, et je les défends, en demandant aux t-ibusaux de prononcer contre mes calomniateurs.
Si le “Chronicle'' veut assumer la responsabilité de la conduite de M. Rod. Forget, comme président de la banque Internationale, l'occasion est excellente de soumettre la question aux tribunaux ; je suis prêt, quant à moi, à faire ma preuve.
Si M. Rod. Forget ne veut pas marcher, que le “Chronicle” marche pour lui : la justice décidera.
Moi j'y vais franc jeu, et combas à visage découvert,
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C’est facile à régler
j'en juge par les cris isolés qui percent : de temps à autre le prudent et dans lequel se réfugie M. Rodolphe Forget, tout Comme Caïn, essayant d'échapper à L'OEIL, se terrait au fond des Cavernes, le plus grave motif de colère contre moi, c'est la continuité de ma campagne.
Je comprend sans p naton à jouer du balais, dans tous les coins et recoins de la cuisi par la fenître, sur la grande rue, tous le: t:9is pou Siéreux de la baraque, à la longue, même les plus indifférents finis sent par céder à la curiosité et € isons de ce grand ménage C'est ben d'valeur"” en effet ! et d'autant plus que semaine après Semaine, les augures qui saci:fient au temple du Veau d'Or, prédisaient gravement et confidentiellement à qui leur voulait prêter l'oreille que “c'était fini cette fois, d'Hellencourt est muselé, ON lui a intimé l'ordre de £e taire”.
Ces bons augures avaient mal interrogé les entrailles des dindons et pigeons qu'ils plument et saignent en holocauste pour se rendre le Veau d'Or favorable !
Ne pouvant me faire taire, ils cherchent maintenant à m'intimider, en me fléchant de leurs calomnies empennées. À ce jeu-là, ils s'apercevront vite qu'ils seront les mauvais perdants.
S'ils espèrent m'intimider, ils perdent leurs temps : toute leur encre est impuissante à m'intimider.
Quant aux faux fuyants et aux palinodies par lesquels ils s'essayent à donner le change à l'opinion publique, c'est peine perdue. D'ailleurs, eux-mêmes y perdent leur latin.
Rien n'est plus conclusif à cet égard que la cacophonie dont le “Chronicle” me régale ce matin.
Poussé au pied du mur, hier, par moi, au sujet de Sir Georges Garneau, dont la gazette 1ory avait cherché à faire un bouclier pour M. Rod. Forget ; incapable de nier l'évidence trop décisive de la conduite tenue par Sir Georges Garneau, dont l'intervention comme directeur, de concert avec M. Bickendike, constitue hors de toute discussion une protestâtion énergique contre certains actes de l'administration de M. Rod. Forget, comme président de la Banque Internationale, le “Chronicle” ce matin, en est réduit à se refugier comme excuse dernière, derrière le fait que Sir Geo:ges Garneau est encore directeur de la banque !
Ce qui revient à prétendre que parce qu'il se trouvait un juste dans Sodome, le reste de la population devait être à l'abri de tout reproche !
Après cela, il ne reste qu'à tirer l'échelle !
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us avions espéré mieux de M. d'Hellencourt que de
le voir s'empresser de remplacer les arguments par des person-
nalités”.
Pauvre lapin, c'est encore toi qui a été l'aggresseur et qui a obligé le chasseur à te tirer dessus pour se défendre !
C'est trop niais pour que je perde mon temps à repondre.
Des arguments ? mais qu'est-ce donc que les colonnes de chiffres et de documents mis par moi à Ja connaissance du public ?
Allons, allons ! la pauvre gazette tory a fait un formidable pas de clerc en essayant de se porter à la rescousse de M. Rodolphe Forget, Surtout par les moyens ou ridicules ou odieux dont ele s'est servie elle fit piteuse mine maintenant qu'elle essaye de battre en retraite.
Non, toutes ces fumisteries là ne servironi de rien : j'ai établi un réquisitoire abondamment documenté contre M. Rodolphe Forget.
Si le “Chronicle” estime que j'ai calomnié injustement M. Rodolphe Forget, je lui réitère l'offre que je lui faisais hier : je suis prêt à discuter la question au mérite devant n'importe quel tribunal.
Je lui ai fourni l'occasion, si elle juge à propos de se faire vraiment et sérieusement le champion de M. Rod. Forget, de ses pompes et de ses oeuvres, de me convaincre d’imposture,.
Tout le reste, c'est une mauvaise blague.
Ces français bougent
Le 7 décembre dernier a eu lieu à Paris, à l'hôtel C ntinen'al, unz tssemblée générale des obligataires français de Ja “Quebe: Railway I sght eat and Power Co”, en vue d'entendre I rapport préparé par “T'Associat'on Nationale des porteurs franc. de valeurs étrangères”, Sur la situation et pour aviser aux moyens de dé‘ense à prendre pour &trder leurs intérêts si compromis.
Le compte rendu oificiel constate qu'il y avait 358 oligataires pré- Sens, que 871 autres obligataires avaient envoyé un pouvoir et qu'enfin, 1ombre total des obligations représentées était de 23,408.
“L'Association Nationale des porteurs françuis” est une ociation Poriante, Son intervention en faveur des obligataires d ‘Quebec Railest une garante certaine d'eff la dé e collective
de leurs droits.
Le rapport pré cette assemblée par directeur de l'Association Nationale”, est un co ument d'une importa ce exceptionnelle qui établit avec une impartialté remarquable l'his torique et la situation actuelle du Qu Railway Light Heat and Power, ipalement en ce qui concerne les émissions “Quéses-Saguenay"”
Eastern”, toutes deux lancées en France.
Ce document concorde avec l'étu'e que nous avons faite ici mèr
Surto: 'S Essé.l“leis, il apporte d'ailleurs cert
ent, M. Boissière
velles sur certains points jusqu'ici obscurs.
UD
Vu sa longieur, n°25 ne Pouvons en donner ici publication, nous Y reviendrons Cependant pour mettre er lumière certaines des conditons qui se trouvent faites aux porteurs d'obligations français et qui en él t dans une situation particulièrement difficile pour e leurs droits efficacement Canada, d'où il résulie évidemment l'obligation d'autant plus inpérieuse pour les autorités canadiennes Soucieuses de préserver le bon renom et le crédit du Canada à l'étranger, d'exercer dans leur plénitude leur devoir de surveillance sur
C2s coérgtions
le rapoort de “l'Association Nationale”, signé par son M. Machart, insposteur général honoraire des finances, dé-
corn uant,
“L'ASSOCIATION NATIONALE ne maiguera pas d'attirer l'attention du gouverne ment du Canada sur l'importance
aes intérêts
lrinçais engagés dans l'affaire, en Prévision du où les obligataires seraient amenés à réclamer son inter- “ention”.
Voici d'ailleurs Is résolutins adoptées à cette assemblée, après lecture du rapport et la discussion qui s'en suivit