‹ Le scandale Forget [microforme]Chapitre 12 sur 19 · PE CYR · texte numérisé non relu

PE CYR

au bénéfice app::ent de M. d'Aoust ; alors la conduite de M. Rod. Forget se portent caution et garant de la réalité de la créance réciamée par M. O. B. d'Aoust, et forçant le gérant général à reconnaître au nom de la banque, l'existence de ce droit à une commission de deux pour cent ; alors, n'est-ce pas, il saute aux yeux que M. Rod. Forget, en agissant de la sorte, agissait pour son propre bénéfice.

Alors ! eh bien oui, si tel est bien le cas, alors M. Rod. FORGET, PRESIDENT DE LA BANQUE INTERNATIONALE EST PASSIBLE DU PENITENCIER, car il a clairement conspiré pour frauder la banque, et à son profit personnel.

Je ne suis pas en mesure de me prononcer, car l'élément de preuve décisive qui seul peut permettre de porter jugement, c'est : le camet de banque de M. d'Aoust : c’est ensuite la connaissance de l'emploi qui a été fait de ces $200,000.

Mais je dis que les présomptions légitimes, raisonnables qui ressortent de l'ensemble des faits divulgés par moi, tant au point de vue de sa conduite, bien établie celle-là, dans la transaction du billet d’Aoust, qu'à celui des autres faits connus, laissant entrevoir son intérêt à l’endroit des parts mis-< au nom de M. d'Aoust, je dis que ces présomptions sont tellement graves, que j'ai le droit, que tous les gens sincères et de tonne foi, ont le droit de demander que la lumière se fasse, sur cette

transaction.

Et pour qu'il n'y ait aucune équivoque, je veux brièvement résiimer

la situat.on.

Il est prouvé : que la banque Internationale a escompté le 7 mars

1912, au bénéfice de M. O. B. d'Aoust, sur sa seule signature, deux bilie.s de $100,000 chacun ; soit en tout $200,000.

Que la banque internationale, par lettre du gérant général, M. G. Bird, a reconnu valide la réclamation de M. O. B. d’Aoust, à une commission de 2 pour cent, sur tout le capital souscrit ;

Que ces deux transactions conjointes ont eu lieu hors la connais-

ice du bureau de direction ;

Que le gérant, M. Bird, a agi sur l’autorité et l'intervention de Forget et de M. J. N. Greenshields ; e la parole de M. Rod Forget est la seule preuve de la validité de la réclamation d’Aoust ;

Que, il n'existe aucune preuve écrite à cet égard ;

Qu'au contraire, la garantie avait été assurée par le prospectus qu'il n'y aurait aucune commission à payer.

Nous savons d'autre part que :

M. O. B. d'Aovst détient en son nom, 17,990 aotions de la banque

M. Rod.

nale ; il n'a pas la fortune personnelle, justifiant un pareil placement

€ détient de toute évidence, ces actions pour une tierce per-

sonne ou personnes ; Que le premier versement de $179,900 effectué, n'a pu l'être par

j'Aoust, à ième ses TESSOUTCES ;

er

us

—Que une tierce Personne a dù Conséquemment avancer ce versement de $179,900.

Enfin, j'affirme aussi que

—C'est M. Rod. Forget lui-même qui a payé constamment les intérêts et l'escompte sur les billets de M. d'Aoust ($20u,000), depuis le 7 mars 1912.

— Que dans le cours de se Ont été transférées à M. Maria Par conséquent, nel de M. Rod. Forget dam les actions de M. d'Aoust.

Toutes les indications logiques concluent à cette hypo'hèse : c'est M. Rod. Forget qui & Payé le premier verse nent de $179,900 ou ja majeure part'e, sur les actions portées au nom de M. d'Aoust.

Alors, il ne reste plus à prouver qu'une chose : à qui est allé en définitive le produit des billets si généreusement escomptés à M. d'Aoust

S'il est prouvé que c'est M. Forget qui en a bénéficié, c'est qu'il a voulu se rembourser de son avance. I] Sera donc acquis hors de tout doute qu'il a Conspiré pour défrauder la banque et cela Pour son propre bénéfice, et c'est ators le pénitencier !

M. d'Aoust ne serait dans tout cela que

s'est servi, du commencement à Ja fin.

ce serait la porte ouverte à deux battants sur

Ptembre, les actions au nom de M. d'Aoust » l'associé de M. Rod. Forget.

le prête nom dont M. Forget

le pénitenc : elle est urgente, nécessaire, indis-

Une enquête judiciaire s'impose pensable,

La Banque Internationale

L'expression d'epinion émise par le “Monatery Times” de Toronto, son dernier numéro, et que nous avons reproduite jai même hier, n était pas un incident isolé : la semaine précédente (celle du 7 décembre) le “’Monetary Times” avait déjà élevé la voix pour exprimer la

Prise des gens de finance en Présence du silence dont bénéficie le Mystère de la banque Internationale,

Voici ce qu'écrivait Je “Monetary Times” du 7

“On dit que certaines accusations graves ont Contre un ou des officiers de la Banque Internat

‘On dit que ces accusations ont été le juge Leet.

été déposées

nale

reçues privément par “Le 19 novembre, le Juge Leet avait l'affaire en délibe ré,

et “pour le moment” ne Pouvait pas dire “s'il rendrait bientôt

Jugement”

‘Une demande de renseignements à ce sui le “Monetary Times au ministre de la inctire réponse.

adressée par

= AU ee

“Le “Monetary Times” est d'avis que les conjectures sur ce qui s’est passé à la banque devraient être supplémentées par une déclaration officielle, prompte, sur ce qui s’est passé réellement à la banque et par une prompte publication des décisions judiciaires sur ces faits.”

Nous le répétons, le “Monetary Times” est, sans contredit, le journal financier qui jouit de la réputation et de l'autorité les mieux établies au Canada.

Pour qu’il revienne comme il l'a fait, deux semaines de suite, à la charge, sur ce mystèrs de la banque Internationale, c'est qu'il estime, lui aussi, la question des plus graves et des plus sérieuses.

Elle l’est, en effet... incontestablement.

Les lecteurs du “Soleil”, devant qui j'ai versé les éléments principaux de la preuve À faire, en les appuyant sur des documents d'une authenticité hors de discussion, savent l’exceptionnelle gravité de cette affaire

Il s'agit, en fait d'établir si, oui ou non, M. Rodolphe Forget, président de la banque Internationale, a profité de sa position pour conspirer contre ka banque et frauder les actionnaires à son profit particulier toutes les vraisemblances sont que M. Rod. Forget est coupable, auquel cas il mérite le pénitencier, tout Sir, tout député ou tout millionnaire qu'il soit ou puisse être.

Au point de vue de la moralité sociak c'est un scandale des plus Pénibles et d'une répercution désastreuse, que cette apparente immunité dont semble jouir M. Rodolphe Forget.

L'opinion publique de la masse s'étonne et s'indigne de constater cette anparente immunité, alors qu'un pauvre diable de facteur par exemple, est expédié sans délai au pénitencier pour avoir soustrait les quelques dollars d’une lettre recommandée, alors qu’une fillette de douze ans est expédiée sans délai à la réforme pour avoir dérobé un portemonnaie ; alors que des agents de prétendu cuir artficiel sont coffrés ct traduits devant le tribunal pour soutirer sous de tausses représen tations l'argent des cultivateurs.

Il n'est mien qui soit plus désastreux, plus de nature à ruiner l: respect et la confiance du peuple dans la justice, à faire lever le levain dangereux du socialisme parmi une population

Plus élevé est le coupable, plus prompt et plus exemplaire doit être le châtiment.

L'effet est également désastreux en ce qui concerne ia confiance Si nécessaire du public dans ses institutions financières. Toutes les banques au Canada sont intéressées à ce que la lumière se fasse sans délai sur les opérations pour les moins étranges signalées dans la gestior la banque Internationale et que la justice apporte les sanctions mes.

C'est le crédit des banques, de toutes les banques qui se trouve de fait, en jeu, car le public doit avoir cette certitude que 1 iarité ou fraude dans ja gestion des banques, quelqu'elles soient, sera

Mike. cut et Dromptement ns

. I est bien vrai que le souci de Protéger les intérêts et le crédit d'une pareille institution financière, implique certaines précautions et excusent certains délais qui n'existent point lorsqu'il s'agit simplement de punir un particutier Pour Sa seule faute personnelle

Il est juste et légitime qu'on se préoccupe de ne pas causer mage irréparable aux actionnaires d'une banque, tout en juste punition des coupables.

Nous comprenons les dé ais observés tant qu'il

Un domassurant la

1ivait apparence de

à la négcciations pour la réorganisation de la banque Internationale mais lui aujourd'hui que ces négog'ations ont éshouées, il est difficile de légitimer un plus long silence.

Sans doute, aussi, il se peut que le juge Leet répugne à haisser je inci- gérant général, M. Bird, être sacrifié Comme le bouc émissaire alors ‘une qu'il ne peut ignorer jes Culpabilités réelles ï Mais si honorable que ette puisse être cette Préocoupation, il semble bien que, s'il est désanmé pour

rechercher et établir ces autres et véritables responsabilités, son juge ési- ment, une fois connu, pourra et devra servir de base, s'il y a Leu, pe::r irer l'intervention subséquente des Pouvoirs publics, en vue de rechercher SEE et d'établir ces vraies responsabilités.

quel A l'heure actuelle, il est trop évident que les mêmes influences peraire nicieuse- et immorales qui ont amené Ja déconfitvre, au bout d'un an d'opération, de la banque Internationale, sont en ceuvre pour échapper lus Par quelque nouvelle manigance aux responsabilités si graves encou nu- rues ; il serait désastreux que le silence du juge Leet put être in'erprété comme une complicité pour assurer l'impunité à M, Rodolnhe iter Forget, et lui permettre de couvrir ses traces. par » C'est 1à une Considération, à mon humble avis, qui Cevrait les le juge Leet à rendre le plus tôt possible son jugemant. à uze rte- XXXV rés en

Le fond du sac

Il est de notoriété publique que les négociations successivement entamées par d'autres banques ou syndicats en vue d'acquérir l'actif de la banque Internationale ont échoué l’une après l’autre ; seule l'intervention à la dernière minute de Sir H. Pellat a sauvé la situation et évité un éclat définitif.

Les gazettes bleues où tories crient très fort, Pour essayer de détourner l'attention des faits et $ preuves apportées par moi, et apitoyer les partisans sur le sort de M. Rod Forget, pauvre agneau bleu calomnié que la campag de révélations et de dénonciations enterprise par moi Contre ce financier véreux est inspirée surtout, par des motifs de Sannerie politique.

tre

parti

c'est ente, de la compl et que toute la part

Forget bénéf

> et de la complicité des b le Conservatr à

ic sauve,

L'intervention de Sir H. Pellat, le courtier et financier torontonien et très notable tory, est trop évidemment inspirée, autant par des considérations politiques que par des considérations d'affaires.

La vérité c'est que, comme le révèlent les déclarations du ‘“Monetary Times” de Toronto, le ministre des finances à Ottawa, M. White, dont le devoir serait de Sauvegarder le crédit des banques canadiennes, de protéger les intérêts des actionnaires de l'Internationale en ordonnant sans délai une enquête sur une situation publiquement dénoncée et prouvée illégale, s'obstine à faire In sourde oreille et paraît exclusivement préoccupé de donner le temps à M. Rod. Forget de tirer ses ficelles pour échapper à ses responsabilités financières et légales.

Si la partisannerie joue un rôle en cette affaire, c'est trop évidemment du côté des tories.

Ce n'est pas ma faute si M. Rod. Forget, financier véreux, comptable de tant de méfaits, est un conservateur, mais c'est évidemment cette considération politique qui prévaut auprès du gouvemement conservatour, au détriment de la justice et de l'intérêt public.

Le refus des institutions financières qui, cédant à des instances trop vraïsemblablement politiques, avaient consenti à entamer des négociations, en vue d'absorber la banque Internationale, est dû au refus de M. Rod. Forget, d'assumer les responsabilités personnelles qui lui incombaient.

Ces négociations ont échoué devant les manigances de M. Rod. Forget, pour esquiver la responsabilité du fameux billet promissoire escompté à M. d'Aoust.

Aujourd'hui que les actionnaires français se sont retirés de la ban que, perdant après cette expérience coûteuse d'une année d'opération, cinquante pour cent de leurs capitaux versés dans cette entreprise, il n'est plus queston maintenar: que des seuls intérêts des ACTIONNAI- RES CANADIENS

Le capital! versé d piastres pour 100,(00 été rach de $735 000 en banque

La valeur des actions de la ba iqus Internationale devrait donc être to'nnalement, aujourd'hui, de $7.35 l'action

la banque Internationale étant de ua million de

ns, €t les 53,000 actions des français avant } ponible

tées pour $265.000, il devrait donc rester un car tal

Mais si le biilet escompté à M ©. B. d'Aoust représentant actuelle

1t $193.000 ‘er

ds} est déduit de l'actif liquide de Ja

banque

Où vous at lieit dre $2.65 par action s se trou

eraient perdre $4

Ceux aùi ont souscrit 100 act'ons, et ils sont nombreux, se trotive raient perdre $458 au feu de 5265 !

Ce calcul d'ailleurs ne tient pas compte des per <iation qu'a pu subir la banque du fait de ses opérations, chose examen des livres et des garanties pourrait seule établir.

LES ACTIONNAIRES CANADIENS, comme Peuvent apprécier l'importance Capitale au point de jeu, du règlement de ce billet d'Aoust,

Or, nous re craignons pas d'affirmer que c'est justement pour se dérober à l'obligation de ce remboursement que M. Rodolphe Forget tirs en ce moment ses ficelles

Par conséquent, i] Saute aux yeux que l'obligation impérieuse s'im- POSE aux pouvoirs publics d'intervenir pour établir définitivement et hors de toute Contestation, à qui incombe la responsabilité du remboursement du billet de $193,000 escompté à M. d'Aoust.

Il est impossible d'admettre que le ministre de la justice, à qu revient le devoir de protéger les actionnaires des banques, en leur assurant les garanties Prévues par la loi fédérale, p d'une pareille situation,

S'il fait la sourde oreille aux divulgations Pourtant assez précises ct assez solidement documentées que j'ai porté à Ja Connaissance du Public ; s'il refuse de tenir compte du réquistoire qui est dns le do Maine public et dont il ne peut ignorer, du moins ne pourra-t-il rester indifférent et insou jant devant le jugement que le magistrat Leet, tôt Ou tard, devra rendre comme conséquence de l'enquête faite devant lui Sur la plainte portée par les anciens actionnaires.

C'est Pourquoi j'estime que Je silence du magistrat Leet Soit le respect que je professe en sa science et en son intég rait être excusé plus longtemps.

Avant toute autre considération, dont la première et essentielle ve pables devant Ja loi, je prétends q décision publ que immédiate de

quête t

tes ni de la dépré-

qu'ug

le puble d'ailleurs, vue des intérêts en

uisse se désintéresser

quelque

I, ne sau-

mème sans exciper de la justice, rtu doit être l'égalité de tous les cou ue l'intérêt des actionnaires exi la part du magistrat Leet, à qui l'en nue devant lui, doit avoir apporté la lumière requise.

* Comme toutes les Présomptions l'indiquent, M. Rod. Forget a € illégalement Ia responsabilité de la banque,

vrmelle : il est Pécuniairement responsable de

la loi des banques S pertes ainsi encou-

actionnair

s ont le droit d'exiger que la loi soit observée, qui

antt contre de tels errements.

Sont déjà EXposés à subir une perte assez lourde,

se fasse complice de M. Rod Forget et lui laisse t sa facon pour échapper à ja

tncourue par ses opérations illégales.

Or, c'est tout

Sans que la loi le temps de manigan er responsabilité financière qu'il a

® À quoi il vise : lui en laissera-t-on le temps par je laisse a: public le soin d'apprécier à sa juste Partisannérie politique peut seule expliquer ? sûr et le plus efficace de courer court à ces tours tage. dont les actionnaires c ÿ é

c'est pour le magistrat ] eet de lis au mquête

aisance

1e [a pire

moven le p

t ï à étre Îes public le résultat de son

On verra bien alors si le ministre de la justice osera se refuser encore à intervenir et osera se dérober à son devoir ?

Ces conclusions qui mettent directement en jeu le ministre des finances et le gouvernement tory d'Ottawa expliquent l'intervention soudaine du “Chronicle” qui ce matin, essaye de voler au secours de M Rod. Forget et pour cela n'hésite Pas À recourir, à mon endroit, à des procédés que je demanderai aux tribunaux de juger

Mais cette intervention politique elle-même, devrait être une raison de plus pour décider le magistrat Leet à faire connaître, sans plus tarder le résultat de son enquête.

Encore une faillite

Encore une culbute ! la “East” Canada Power and Pulp Co”, une autre et non des moins notables, dont M. Rod. Forget était le parrain, le Promoteur et la nourrice sèche, vient de sombrer dans la faillite, de par décision du tribunal,

Après le Québec et Saguenay en déconfiture, après la banque Inte nationale en convulsion ‘in extremis”, voici la ‘East Canada Power and Pulp Co” en faillite !

Ainsi s'effondrent l'un après l'autre les châteaux de cartes de M Rodolphe Forget, châteaux bâtis sur le sable de la spéculation, châteaux en Espagne, mirages trompeurs et dangereux qui en s'évanouissant ne laissent que des gouffres, au fond desquels ont glissé les millions de tant de dupes !

Quelle plus éclatante, plus décisive confirmation pouvais-je désirer du bien-fondé de ma Campagne contre M. Rodolphe Forget, ses pompes et ses oeuvres ?

N'avais-je pas raison de jeter ces cris d'alarmes: ! n'étais-je pas mille fois justifié de mettre le public en garde contre les ventouses de cette pieuvre financière, suceuse de fortunes ?

* Ah l'ils peuvent glapir, les coryphées qui dens fe fol espoir de sauver leur Veau d'Or, s'ingénient à découvrir les plus idiotes calomnies e! m'imputent des motifs ou sordides, ou de vengeance ou de part pris politique !

Je laisse aux fai Ces catastrophes s motifs d'intérêt pu con

à répondre pour moi levant l'opinion publique ives sont la just‘ficaion ample et suffisante des Fc qui SEULS m'ont inspiré dans cette compagne le ploutocrate Forget.

D'ailleurs, je n'ignore Pas que cest parier chinoïs ou hottentot à ces individus que d'invoquer l'intérêt public, Cela ils ne le comprenéren: jamais ; c'est en dehors de leur conception !

Aussi, ne pe Pas mon temps à leur répondre : l'opin'cn p'''ique se chars > leur répondre pour moi.

Pour aujourd'hui, occu ons-nous ‘de la “East Canada Power and

ct de sa mise en faillite.

Elle a été mise en faillite Parce qu'insolvable, c'est.à-di de payer les intérêts sur ses obligations échus le 1er se

Sa dette obligataire est de $1,500,000, portant intér. Payable les ier mars et ler septembre de chaque année,

Le Coupon de septembre dernier s'élevait donc à $45,000, somme que la compagne n'a pu payer !

Et pourtant le Prospectus mirifique et mirobolant, répandu par les soins de M. Rodolphe Forget, en Europe, prospectus que j'ai sous les Yeux, annonçait avec grand luxe de chiffres alléchants, mais singulièr

ment risqués et discutables, un bénéfice net annuel d'au moins $123.. 390 !

€ incapable ptembre dernier.

êt à 6 pour cent,

Encore, concluait gravement minimum ridiculement bas et conservateur L'émission de ces $1,500 000 d'ob En moins de deux ans a bulle de savon a éclaté ! :ette fameus Pulperie jouait ég “ament un l'ai déjà signalé dans es prospectus de ]

le dit Prospectus, n'était-ce là qu'un !

ligations s'est fate en février 1910

vd rôle, comme je

miss énec et Saguenay C'est elle qui devait Ournir la plus grosse partie d 1 fret pour alimenter le trafic de cette ligne, et des contrats formidables garantissaient ce fret

de la façon la plus certaine ! Va-ten voir s'ils vie nent, Jea Mais laissons Pour 2 moment l'étude

rétrospective des fausses ésentations inventées

et si artificieusement colorées par M. Rodol

phe Forget, pour capter la conSance Pour aujourd'hui je me ter

jes badauds Jointains.

i de mettre sous les yeux de mes

lecteurs le dern'er acte financière dont la mise en faillite

est le dénouement Lorsqu'en septembr Canada Power and Pulp Co

urces manquant, la “East

coupon seme l échu sur les obligations, le bureau de tion décida de faire flèche de tout bois pour parer à Ja situation ; il fut résolu de vendre immédiatement toute la pulpe fabriquée, afin de pouvoir honorer le Coupon é:} t

éviter la faillite

La pulpe fut vendue à raison de $14 1 bas, par égard aux cours. M. Dubuc acquéreur.

a tonne, un prix ridiculement de Chicoutimi, en fut l'heureux

De suite, la banque Internationale AvanÇça sur le connaissement de la vente une somme de $40,000

Or, ces $40,000 n'ont Pas été employés à payer tembre, malgré qu'elles eussent été obtenus pour cette seule fin pré

La déclaration de faillite de la “East Canada Power and Pulp ( ne laisse aucune équivoque sur ce Point : le coupon échu n'a pas été payé.

Où sont donc allées ces quarante mille piastres ? Pourtant la Hâte à se faire avancer Par la banque Internationale le montant de ja ve: sitôt signée, ne peut s'expliquer raisonnablement que par le souci de Payer le plus rapidement possible le counan 4 2 encore une fois, le Coupon n'a pas été payé bligations n'ont Pas vu la couleur de

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les porteurs

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Alors, comment expliquer ce mystère ? quelle tangente a pris cet argent et dans quel gousset a-t-il disparu 2

La rumeur publique, ou plutôt ceux qui se prétendent bien informés, fournissent une explication, qui si elle était prouvée, serait d'une gravité exceptionnelle pour M. Rodolphe Forget, le président de cette compagnie.

Je ne sais ce que vaut ceite rumeur, mais ce que je sais bien, ce dont tout le monde conviendra aves moi. c'est que cette somme de $40. 000, obtenue au prix de sacrifices énormes et contraires aux intérêts des actionnaires, à seule fin de désintéresser les porteurs d'obligations, n'a pas été EMPLOYEE POUR S FINS, et que le résultr de escamotage a été de forcer la déclaration de faillite de 1a société.

Les présomptions logiques et trop évidentes sont que le détournement de ces $40,000, en face même de la faillite imminente est le résul. at d'un compiot pour favoriser les intérêts de certains individus, encressés à tirer leur épingle du jeu avant le désastre, et cela contrairement et en violation de toute justice et de tout droit.

En présence de ces rév ons, j'ose espérer que le trisunal prendra des précautions exceptionnelles et entourera de toutes les garant'es

imaginables le choix au liquidateur appelé à faire la lumière sur ce mystère. Les actionnaires sont pour le nlus grand nombre des étrangers, fran-

çais, belges, anglais et américains.

La justice canadienne se doit de les protéger tout parti et de leur assurer le maximum possible de garanties, Ils ont été indignement trompés, c'est bien le moins qu'on r: laisse pas voler comme dans un bois !

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