‹ Le scandale Forget [microforme]Chapitre 4 sur 19 · SEULEMENT · texte numérisé non relu

SEULEMENT

Par «. -équent, sr ‘à différence,—en chiffres ronds,—entre les 10 millions da apital-obugati du Merger et les 4 millions du capitalbligation des filiales, soit : G millions, nous constatons que, dès le premier jour, il a été détourné, près de deux millions d'obligations, diminuant d'autant 1] tage du prétexte avancé, —Capital de développefice exclusif des détenteurs d'actions de ces filia- Or nous savons que la majorité des dites actions, converties en obli- AŒons du Merger, appartenait aux promoteurs du Merger !

En réalité, il y aurait lieu de discuter ce chiffre de 4 millions apparemment disponible pour le développement ; il est surfait. Pour ne pas embrouiller l'exposé, nous y reviendrons plus tard.

Nous verrons aussi, à quel prix onéreux cette surcapitalisation a procuré ce capital de développement, grand cheval de bataille de M. Rod. Forget, voulant faire avaler au public sa muscade financière !

Mais s'il est vrai que la surcapitalisation en obligations assure un certain montant pour le développement de ces services, montant payé d'ailleurs, la peau et les os, pour ce qu tion du portefeuille actions, c'est une perlerons demain.

1er

t—et cela au b

i regarde l'énorme surcanitalisaautre paire de manches. Nous en

Le Merger de Québec (!\

Le capital-actions du Merger est de 10 millions de piastres. Là-des-

millions ont é ectés à l'achat de 25,000 actions ordinaires de

Quebec Railw d'i valeur nominale de $2,500,000. C’est un joli cadeau : deux ons du Merger pour une du Quebec Ry, qui cotait en janvier 1909 !

Est-il besoin de rappeler que les promoteurs détenaient, de leur aveu, 14,000 actions sur ces 25,0(0, et qu'en réalité, ils ne se sont pas oubliés ! Mais passons.

I restait donc 5 millions d'actions du Merger. À qui sont-elles allé ?

D'abord aux porteurs d'obligations ; on les leur a donné, comme prime, lors de la fusion, à raison de 50 ou de 25 Pour cent de la valeur des cbligations détenues par eux.

Seul, l'examen des livres du Merger pourrait peut-être nous révéler is montant exact d'actions ainsi distribuées en primes.

Notons en passant que, à $30, prix d'émission des actions du Merger, les porteurs d'obligations ont donc reçu une prime de $15 par obligation ! C'était toujours la princesse qui payait ; le Merger ! la spéculation était fructueuse !

Mais il importe peu, en somme, de connaître l'exacte montant des actions distribuées en primes aux porteurs d'obligations, non plus que ja quotité disparue dans la poche des promoteurs, car le fait certain, brutal, indéniable, c'est que “la caisse du Merger n’a pas reçu un seul centin de ces cinq millions de piastrs d'actions l”

C'était le petit rabiot des promoteurs, à la mode américaine ! Si bien, qu'en fin de compte, ceux-ci se sont partagé avec les porteurs d’actions et d'obligations des compagnies anciennes fusionnées.

10 La majoration sur les 25,000 actionsdu Quebec Ry.$2,500,000

20 Le reliquât des actions. . . . . . . . . . . . . .$5,000.,000

40 L: différence entre la eur nominale et la valeur d'échange des actions anciennes. . . . . .$

000 (appr.)

DORE TR rene Cu Cr SLIDE DID

Et encore fau de la Frontenac et de la Jacques-Car ment d'appréciation sure, mais qui existe indubitablement. à-dire que sur le cap de 20 millions du Merger, (10 millions ns et 16 millions d'obligations) la spéculation a réalisé dans le

nt de l'affaire, un profit de 7 millions et demi

it-il ajouter le gain réalisé sur les $740,000 d'actions ier, sur lequel nous ne possédons

aux procédés financiers particuliers, adoptés pour opérer la fusion !

Cel: ne signifie pas que les anciennes compagnies, aient réa argent.

Il ‘audrait pour cela que les actions et ob sent cotées au pair.

L:ur gain réel ne peut se calculer, puisqu'il dépend de prix auxquels chacun d'eux a pu vendre ses titres Les prix des actions du Merger ont évolué entre $30 et $66, P

Ceux des obligations ont évolué

Mais ce qui est certain, c'est pour financer l'opération, le Capital d 20 millions du Mere contient environ $7,600,000 arrosage et que toute cette eau est allé gonfler portefeuille des promoteurs et des porteurs de titres des vieilles çor gmies fusionnées en ce Merge

Voilà, dans toute sa vérité, disséquée, mise à nu la mirifique opé tion du Merger, qui, au dire de M. Rod. Forget, n'était inspirée que par le souci de favoriser Je progrès de Québec et de fournir aux compagnies qui exploitaient les services d'utilité publique, les capitaux requis pour des développements prestigieux !

En fait, sur ces vingt millions au mirage trompeur, la fusion opérée, la fameuse fusion pompeussment célèbre ! il est resté dans le creuset, les $7,600,000 d'eau s'étant évaporé, un reliquat utile ‘T là marche et le développement /e ces services, de quatre millions & ns.

Maïs ces quatre millions de titres qui, au cours d'aujourd'hui, repré. sentent exactement une valeur de $2,280,000 à $2,320,000, nous les avons obtenus à quel prix ?

La dette obligataire ancienne, — (en chiffre rond de 4 millions), exigeait par année, $200,000 d'intérêts, qui devaient être prélevés sur les revenus de ces services.

Par la grâce du Merger, la dette obligataire, —10 millions, —exige par année, $500,000 d'intérêts, qui doivent être prélevés sur les revenus de ce; mêmes services.

En un mot, le Merger a obtenu, disons $3.360,0000, pour être gé reux, (en calculant sur le cours de 580), mai ‘us augmentation de $300,000 de l'intérêt annuel à payer et à prélever sur les revenus de ces mêmes services d'utili blique.

C'est de l'argent diablement ch r, puisque c'est de l'argent qui coûte 10 pour cent à l'ent - Il est certain que les anciennes compagnies qui exploitaient auparavant ces servi ment emprunter cet argent de développement à recourir à la merveilleuse combinaison financière « rget.

Seulement, il ne serait pas resté $7,6C0,000 en chemin.

aux doigts de certaines gens.

1oteurs et les porteurs des titres des

isé un gain de 7 millions et demi en

ions du Merger fus-

tomber

entre $93 et $57.

iite procédés

>, par st oyés

M. Forget à peur

“L'Evénement” vient à la rescousse de M. Forget ; c'est toujours la même série d'arguments burlesques, essayant de jouer à cache-cache derrière le crédit de la province, etc., etc. !

Le crédit de la province ! voilà en vérité, une sollicitude toute nouveille de la part de M. Rod. Forget.

Je ne m'attarderai vas à répondre à des rengaines semblables.

Four ce qui est de mon incompétence en ma qualité d'étranger | —Après 21 ans au Canada, un français, sujet britannique naturalisé uis onze ans, est un étranger pour ces gailards-4à.—Je conclus simment que d'après M. Forget, les français n'ont qu'un droit reconnu, c'est celui de se laisser plumer par lui.

ur ce qui est de mon prétendu objet de vengeance politique, dans ne d'étude que je puursuis, sur les opérations financières d

iéjàa répondu. Je n'ajouterai qu'une chose : le publi eurs ont les meilleures raisons du monde, et le plus plus généreux de leurs bailleurs de fonds

la campa ce monsieur, j'y

sait que les c

ivénement” est mal inspiré, en essayant de soulever ce lièvre ‘il y a de nouveau dans l'article de la gazette bleue, c'est la chercher à inquiéter “le monde des affaires” de Québec, entant que mes révélations sont de nature à nuire ‘aux

affaires

Ga, j'étais averti depuis deux jours déjà, que la clique Forget, allait tenter un effort dans cette direction pour essayer de me faire taire. Je ne suis donc pas surpris. Je sais également que les agents de M. Forget s'agitent depuis hier dans Québec, auprès des “hommes d'affaires”, pour spéculer sur leurs frayeurs ; ce tin même ils doivent tenir une réunion et déléguer auprès de qui de droit, un comité pour demander qu'on arrête ma campagne.

Tout cela ne prouve qu'une chose : que l# clique Forget commence le et cherche à se couvrir, comme d'habitude, derntérèt général pour faire marcher à son profit, de bon-

à avoir peur du s rière le prétendu

nes dupes naïves.

Sir

Mais ces manoeuvres seront vaines : j'ai derrière moi l'opinion publique de la masse à Québec comme ailleurs, et l'opinion publique ne tolèrera pas cette tentative d’intimidation.

L'opinion publique en sait assez maintenant pour vouloir que la “mnière se fasse jusqu'au bout.

De deux choses l’une : ou je dis la vérité, ou je ne la dis pas. Si je

la dis pas, rien n'est plus simple, ni plus facile pour Mi. Forget que

de me convaincre d’imposture.

Si je dis la vérité, et je défie M. Forget de pror ver le contraire, l'état de choses que j'ai révélé, justifie, au point de vue de l'intérêt public, ma campagne et rend nécessaire des révélations complètes.

Oui où non, est-ce vrai ? Tout est Ià. Hors de à le reste n'est évi-

emment qu'une manoeuvre de gens aux abois qui tremblent de voir se ire la lumière sur leurs agissements.

ours Le mal existe, le seul moyen de l'atténuer, d'y porter remède, c'est ache ce faire la lumière, d'établir les responsabilités et de forcer M. R. Fc à Gépu ‘rpir.

MT La lutte n'est pas la mi-nne, je n'ai rien à gagner, rien À attendre, int l'énorme 1 " que je me suis imposé : je lutte pour le Pt Québec, pour la ce et le droit, M Et je ne crains pas les sim- s de dupes dont M. Fc mnt, I peut en faire son deuil, j'irai jusqu'au bout. dans a 2 . Le Merger de Québec " plus . . ; fonds Nous avons terminé 1 e sommaire de l'opération de fusion ; autrement dit les conditions S lesquelles a été lancé le Merger. èvre De cet exposé il ressort clairement, pour un homme sincère, que le sst la mobile principal de cette opération a été, bien plutôt le désir de réaliser ébec: une spéculation fructueuse, que le souci de placer ces compagnies d'uti- “aux lité publique sur un meilleur pied d’affaires.

D'ailleurs, nous voulons nous montrer aussi généreux que possible allait et nous recontaissons que ces méthodes financières ne sont point exclure Je sivement l'apanage de M. R. Forget.

orget : .Ce sont des méthodes en honneur, depuis longtemps déjà chez nos pour voisins du sud, et dont leurs tribunaux ont eu à s'occuper plus d'une fois. en . Le secret de l'opération, c'est l'arrosage ; l’arrosoir c'est le capitalqu'on action, et ce sont les promoteurs qui s'arrosent.

Tant qu'il s'agit de lancement d’affaires industrielles ou minières res nouvelles, cette méthode peut se défendre par la nécessité d'offrir à ee ceux qui risquent leurs capitaux dans l'affaire, des chances de profits ; Bon: considérables en cas de succès, et en attemdant, la chance de se couvrir

par les profits qu'offre la spéculation sur les aotions, d'une partie de leurs

pinion 7 te ne > Note :

z ette excuse n'est pas valable, lorsqu'il s'agit d'une opération blique financière comme Je Merger, qui, elle, consistait simplement à exploiter St des services d'utilité publique, depuis longtemps en opération, et offrant

des garanties bien établies de rev

Si ; Il n'existait donc aucun risque ieux pour ceux qui plaçaient leurs ÉÉAUE Capitaux dans l'affaire : ile aol E

räicur qui avait fait ses preuves, tne poule aux oeufs d'or. Il s'agissait simplement de la mettre en état de pondre davantage.

Par co juent promoteurs n'avaient droit en réalité qu'à une honnèt n 1 de e. Rien de plus Le scandale, c'est surtout qu'on tolère chez nous de pareilles métho

des financières, 1 uil s'agit de compagnies EXPLOITANT DES SER VICES D'UTIL .… PUBLIQUE : car c'est en somme le public, le public q ichète le £

tricité, les transports fournis par ces compagnies, ure lc cvenus de ces exploitations, c'est le pub! tondu

> claire À tous les yeux : la fusion nnérée sous

vant eu pour résultat cert ort re rèt obligataire, de $200,000 à 00,000, cette augmen-

000 d'intér

s annuels, devra f nent être p véc À

mème les re de ces services et exclusivement

it ces revenus ? le public qu > voit, do ce fait, co:

Payer pour ces services d'utilité publique, nécessaires, indispenibles, des taux exhorbitants.

Si l'augmentation du capital était entièrement disponible pour amé liorer, développer l'exploitation, étendre les facilités, etc. etc. ces améliorations du moins, assureraient, tôt ou tard, une augmentation correspondante des revenus et par là se justifieraient.

Mais lorsque, comme dans le cas du Merger, on constate que sur un capital total de 20 millions, devant servir à acheter des entreprises d'une valeur commerciale de 8 millions, en chiffres ronds, il ne reste au plus, que QUATRE MILLIONS DE CAPITAL disponible pour le développement et l'extension de ces entreprises, et de fait, moins encore ! il saute aux yeux que le public, bonne dupe taillable et corvéable à merci, est le dindon de cette fumisterie financière.

Ce sont les citoyens de Québec, consommateurs de lumière, de chauffage ou de transports, qui paient de leur poche, sans recours possible, d'année en année, cet excédent d'intérêt de $300,000, créé par des Spéculateurs audacieux, qui grâce à cette opération, ont fait leur pélote.

Etilset encore de crédules gogos pour tendre l'oreille aux doléanc ssaires de M. Forget, leur susurrant à l'oreille que me cent de causer des perturbations dans le monde e tort à Québec !

des affaires, et ( icié des opérations de M. Forget, me consi-

danser en rond, cela se comprend.

que ma sollic c te peu de leur cas

actions du Merger étaient tombées à $12, et les obli-

même que j'entre en campagne. Le mal était déjà

ceux qui ont bhén

mme un empêc

je sais bi

. c'est que les citoyens de Québec, tous, du

p sont passés sous les fourches caudines du Merger et qu & indument pour fourn Merger le surplus d'intérêt an at d euse opération finandière

1e c st des porteurs d'obligations et d'actions, citc

bec, ne sont-ils pas assez fins pour comprendre qu'eux at FPréssurés comme jes autres, 2t que le r! let | prélevé

1\ une

métho SER public agnies, pub:

‘€ sous

* améaméorres-

ur un d'une plus, loppesaute i, est

haufssible, r des élote.

> aux reille ronde

LonSI-

rend.

oblidéjà

s, du

qu'ils

itérèt

21} = ‘ur eux par Je Meier, a depuis longtemps enclouti 1 fit qu'il ! P: faire ou pouvaient e pérer faire av leurs tit L No s'aperçoivent-ils pas, les pauvres gogo 1 fa ; complices de M. Forget, qu'en écoutant { ( | ni ils travaillent s mplement à se serrer aut la corde au bout laquelle les tient le Merger !

Evidemment, les gens assez niis pour se laisser berner a i f lement, ne méritent guère qu'on s'occupe de leurs doléun Que M Forget les plume et les replume, « st pain dit [ © nt pas dignes d'intérèt Mais il y a les 95 centièmes de a} 1 de ( qu l Atit injustement, qui est condamnée à 1gtemps « k iniquités : c'est À ceux-là que je m'adresse est pou j! f ceite campagne, et ceux-là, jc Hs par t £ | nombreux de jour en jour qu'ils me nprennent, qu'ils m ; t et veulent savoir le long le urt de ces myst nd réclamer justice et soula ent, av preuv il + quent être armés pour pouvoir exiver 1 nent

Ou ça se corse !

8 que nous avons étudié jusqu'ici, c'est le lancement du Merger : ce son les conditions du début de l'entreprise.

Mais la chenille de M Forgot a grandi depuis, ellle a toute une pru- Bchiture et une ‘“tanante” !

Nous &llons maintenant découvrir le vrai pot aux roses.

L'émission du Québec et Saguenay, celle du Quebec Eastern, soat des écrins qui débordent de sc ndales ; les prospectus d'émission lancés

rance et en Be jue, à la pêche des écus, vont nous éclairer sur le > de auquel s est livré sans vergogne M. Forget, pour fouredans les badauds. Nous allons CXposer son miroir à alouettes, mais n'anticipons pas sur les surprises qui nous attendent.

Occupons-nous d'abord de notre affaire à nous, gens de Québec. Ouvrons le dernier rapport annuel de la Quebec Railway Light Heat and Power Co, celui du 30 juin 1912

Nous constatons d'abord que le chi

fre des obligations était à cette date de $'4,600,000, au lieu des 10 Millions du début

Quand je vous disais que l& ç

L'année précédente, en j

henille avait fait d s petits !

1911, le montant des obligations était de $12,500,000 ; c'était Ja première portée : $2,500,000 !

Le Merger de

M. Forget s’est gonflé chaque année, bon an, mal an,

ns d'obligations.

Page 1