XI
Ça bat quatre as!
C est impossible, m'écrit ce matin, un de mes conc toyens
ce Québec ; vous exag
gérez. Je ne mets pas votre bonne foi en { doute, mais vous devez prendre de simples soupçons pour des réalités. Il est impossible que le Merger soit responsable de la $4,600
dote des obligations suplémentaires pour un total de
UEC, comme vous le prétendez dans votre article d'aujourd'hui.
Je compren Stupéfaction et excuse l'incrédulité de mon cor-
respondant, mais, JE N'AI DIT QUE L'EXACTE VERITE, matheureu-
sc t pour Qué euve, tout le monde peut se la procurer, puisque “Le Soleil" 24 octobre dernier, en page 7, le “rappont annuel officiel de Railway Light, Heat and Power Co Ltd”, pour l'année fiscale 30 juin 1912. La preuve, elle est en toutes lettres dans ce
issant rapport.
ii y est déclaré en effet que le montant payé pour les “FINED CHARGES"—(l'intérét fixé sur les obligations) — avait $660,363.96 pour cet exercice.
Or l'intérêt fixé pour ces obligations est de 5% par année. Par conséquent, de son prropre aveu, le Merger reconnaît avoir payé l'iitérèt sur
$13,206,079 D'OBLIGATIONS l
c'est-à-dire sur $3,206,079 obligations de plus que le chiffre de 10 millions d'obligations-autorisé lors de la formation du Merger, le 15 décembre 1909.
La différence entre les $13,206,079 obligations et le chiffre total des obligations : $14,600,000, qui figure dans ce rapport, au passif, est affaire de comptabilité, dont nous ne tenons pas compte pour le moment, pour ne pas embrouiller la discussion.
Le fait principal se trouve confirmé aussi bien par cette reconnais
sance des “charges fixes” payées pour $13,206,079 d'obligation que le montant total de $14,600,000.
Par conséquent, j'avais raison d'affirmer que c'est le Merger qui est appelé à payer les intérêts annuels sur les émissions supplémentaires d'obligations faites pour le Quebec-Saguenay et pour le Quebec Eastern !
ent, j'ai dit la vérité et rien que la vérité, lorsque j'ai affirmé que ces charges supplémentaires dont les iancements nouveaux de M. Forget ont grevé le budget du Merger, sont prélevées sur les revenus des entreprises de SERVICES PUBLICS, que les citoyens de Qué-
Lec paient de leur poche et à un taux indu !
Par cons:
ait
oir
Les citoyens de Québec, sans s'en rendre compte, ont payé de let péche et à leur détriment, ces $160,363.96 pour le bénéfice des affair Jarcées par M. Rod Forget !
Sent-ils d'sposés à Jouer indéfiniment ce râÂle de dupes compla santes ?
De quel droit M. Red Forget les taxe -il, par su! ‘rfuge, at compte du Merger, p
ur des e
treprises vis- 4 squel'es :s citoyen ibilité ? à art y2r pour Île bénéfice des spéculations de M. Forget ?
de Québoc n'ont aucune respon
Que M. Rod. Forget vexille bâtir le chemin de fer du Saguenay, où le Quebec Eastern, (de Quésez à Sh ooke), c'est son affai Mais qu'il ce serve peu Ier ses entreprises, du
as
édit di BÈEE SES revenus, qui eux, proviennent de services d'uti lité publique bien défi
Merger, quil er
et dont l'excédent de profits devrait être em ployé exclusiv
1ent à améliorer ces services, à diminuer les prix du gaz, de l'électricité, des tran ports,
bénéfice de: citoyens de Québec ses fournisseurs de revenus, @ en fin de compte les auteurs des privilè ges, qu'en leur nom, les autorités Ptoiques ont concédé au Mers fort
Sous > de chartes précises, voilà qui est odieux, scandaleux et intolé
rable
C'est une suf herie, et
Ce qui concerne l'intérêt public, un véritable détournement de fonds Tt nous sommes duns de beaux
cn vérité, aujourd'hui que ces entr:prises, greffées à notre insu sur le Merger, par M. Rod Forget et poir lesquelles, hors notre conn:
nce et notre Consentement, il a mis en gage notre responsabilité à nous consommateurs de Québec, au jourd'hui, dis-je, que ces catreprises sont tombées en botte, que le Que bes-Saguenay est en déconfiture et le Quebec Ea des prospectus !
“ern dans les limbes
Nous sommes dans de beaux draps ! vait-il nous falloir payer pen dant 30 ans, à 5':, la dette sans profit, sans résultat, contractée par M. Rod. Forget, au nom du Merger !
Et ce qui vraiment dépasse tout ce que l'imagination peut concevoir en fait d'impudence, c'est ce même Merger, qui prélève ces intérêts annuels illicites, hors notre consentement, hors de toute justice, sur le revenus que nous lui fournis.ons, c'est lui qui ose refuser de fournir à nos rues l'éclairage requis, à moins qu'on ne lui accorde un contrat d'une année !
Cette fois la vache à lait à M. Fc pi2d et 4 raté son but.
zet a donné trop tôt son cou de
Ne reste-t-on pas confondu devant une telle impudence ? Mais, ce n'est là encore qu'une Partie de l'escamotage des revenus du Merger, engraissé par nous !
Nous devons, en somme belges qui ont refusé d'avaler lions d'obligations de l'émission lancée par M. Forget l'année « ère, pour le Quebec Esstemn, car sans si Nous aurions aujourd'hui à paver l'intérêt sur 7 millions et demi d'obligations supplémentaires, c'est-à-dire $3
> chandelle aux français et aux
Par äfnée ; avec
les $500,000 ile char cola nous aurait fait $875
s fixes sur les 10 000 ,.! d'intéré
iever par année sur Îles t un profit nat (excé-
dent des recettes sur les dépenses), de $680,900 !
Cela n'a pas dépendu de M. R. Forget, si ses 5 millions de l'émission du Quobec Eastern n'ont pas trouvé preneurs.
En bonne vérité, n'est-ce pas assez scandaleux ?
De plus fort en plus fort!
Et maintenant, occupons: ju caf Merger : par. is un peu de ses dix million tions ; ce ici le “Coin à nais un heureux ju vos Veux merveil-
de l'At-
M, Rod. Forget, vous y lirez, en tête,
pectus d'émisson, «
dique, par les soins vigilants en bons gros caractères gras, bien tirant l'oeil QUEBEC RAILWAY LIGHT HEAT AND POWER COMPANY LIMITED,
Incorporée sous les lois de la uice du À da.
émis de $10,000,000 50,000,000 francs.
\ de quoi faire foucher les bons gogos français et'belges ! Une aff AU CAPITAL de 50 millions de francs, saperlipopette ! mais, Ce t ätflueni du Pactole
tal de 50 millions s ! qui n'aurait pas confiance dans une pareille et si mirotolante !
Et les bas de laine de France et de Belgique s'entrebaillèrent, déve I de cent sous et leurs louis d'or en échange des l l'est fameux le capital du ger ! Pauvres dupes Ï t du Canada ! !
{ d'actions que la loi autorise le Merger à proslam € la caisse Mer n'en 4 pas reçu
8 000 actions (comc Railway, qui au cours de 19C8 et de janvaleur de $700,000 !
illés
poches S poche
de Raïiway. La caisse ir de
n'a pas vu la coule
Vas plus d'ailleurs, qu'elle n'a à couleur des cinq autres millions de ce fameux CAPITAI q it dans le3 poch les détenteurs d'obligations et dans cal l6; promoteurs de f'affa !
Monsieur Rod. Forget Ccrait-1l prèt à jurer,--et à ‘qu'iln'a is empoché Pour sa par! tout près de deux millions le pias-
A 5 ions ?
là en quoi consiste ce form dable et esbrouffant CAPITAL
ns. En réalité, i! n'a pas fourni Pour Cinq Centins, f cinq
Sous de capitaux à la caisse du Mer !
Si, pour fonctionner et si ter, le Merger n'avait pas d'aut res 'OUTCCS en Caisse que son famoux « apital-actions de 10 millons de tres, il ne serait Pas à même de gra riesr l ramway
N'est-il pas étrange, disons ] ot uidal ui not les pouvoirs publiques, que le Î € 1 d les lettres patentes en date du a it | :
légale de la “Que ty I Company Limited”, qui l'a autorisé r au is d pu sent tolérer l'escamotage de nott 1 s'en
comme d'un miroi
des gens, et,
CG (chapitre 79 des Statuts rev M
lent. Nous avons vu s'ils en ont usé
en définitive, leur soutirer
", Temarquez-le bien, d'après la loi & ompag
1 1906), les dir
obligations qu'ils le veu-
3er possèdent le pouvoir «
Ils sont rendus à $14,600,000 d Dligat » €t sans l'astucieuso méfiance des français, qui ont refusé ic mo au dernier hameçon lancé par M. Rod Forget, qui n'ont PAS Coüvert l'emprunt de 5 mIEons de piastres d'obligations du “Quebec Eastomn”s"'il n'en avait dépendu que de M. Forget,—ils seraient lus aujourd'hui à $17,500,000 d'ot li-
gations !
ll saute aux yeux que la capacité d'emprunt, ou si on Capacité d'émission du Merger, déper.4 Justemont du chiffre capital.
Le publi
à souscrire Ce montant d'obl
peut être disposé à prêter 10 ou 15 millions de
tions, à une compagnie qui, avec l’aut
un Capital de 10 millions de piastres ; il
rité de Ja loi, affiche possé:
refuserait, vraisemblablement et à bor à une compagnie qui n'au
encore !
nt, à prêter cette somn e
it qu'un cap de $5,000,000, ou moins Ce capital affiché avec la sanction de la loi, est n de confiance du prêteur,
Or, ce capital de $10,000,000, que Ja loi cher, N'EXISTE PAS EN REALITE : il fiduciaire !
Les 100,000 actions de $100, les titres, — existent bien, capital qu'elles représentent n'est pas ent lans la caisse
Elles n'ont pas rapporté un
t au Me
tant que valeur
nibles pour les opérations et l'entretien du Merger.
Un
Est<e que le } nu pas le droit de s'indigner d'une si évidente fibusterie ? n'a-til pas le droit d'exiger de l'I tat, qui autorise ot couvre de la loi, l'incorporation de ces compagnies avec un capital donné sure aussi de l'existence du capital affiché, et empêcho quil soit si
odicusement escamoté
nics d'er
Quel contrôle, quelle surveillance exerco
ment. Cependant, il permet À ces compag
Etat aucun évidem
uprunter sur la foi d'un
prétendu capital : n'est-ce pas être complice complaisant de cet igno ble abus de confia dont le public « la victime inconsciente ct dé sarmée
À l'heure actuelle, nous en avons l'expérience sous nos veux fameux capital, les directeurs de certaines compa mes en font des choux ot des raves ot surtout des carottes !
Ce tal est détourne rt À ner non Île capital de Ia com pagnie, mais celui des lanceurs de l'affaire
N'est-il pas temps que résentants du peuplo à Ottawa so
dénoncer de st scamdalcuse
lèvent pot s prat
protection n&essaire pour le public si odiouseme Mais si on tolèie plus longtemps un pareil de CAPITAI pas À être svnonvme de
Pendant ce les entreprises séricus qui les actions représentent réell
le la sociét
coment un capita
d subissent |:
ke éciation
résulte d'opé
nyuste
ons comme celles du Merger de
honnêtes gens, capitalistes comme les autres, dev
une action commune pour protester !
Mais le comble du comble, c'eit que ce fa Merger, capital inexistant, en tant que ressource depuis deux ans des int S annuels de deux po
Ça paraît une blaguo, n'est-ce pas H faut s'attendre À tout avec M. Rod Forget fait de finances !
pourtant
réclament un !
s, qu'ils nt bafoué candale, vol !
es, les
nom même
compagni de } ù
Trésor
ersé dans le
mais inévitable qui Forget ! Les
raent se joindre dans
Rod
meux capital-action du financid
rapporté
cent ce n'est que trop vrai
est capable de tout, en
idente
ouvre
Miscellaneous income ! !
jdemn D'après | ICuX rapports annuels des directeurs du Mers ji d'un du ler Cptembre 1911 et cel du premier Cptembre 1912, noux « ieno fatons que les dividendr uivant M ÉtÉ payés aux net i t dé Quebes Railway | gt, Heat ang Re 15 juillet tort I OUT choux 15 avril (URI ( } 15 octobre 101} 1,94 conti 15 janvic 1012 l 1,94 HE So So 1'f t } t une Ainsi, ve un fa la été paye 14,000 it nème K Ia » OÙ pour ôt t Ï or " ar I y a dans « i uit [ ! Et da 15 qu t ; 1 ont ER au bi n'ont pas y Ju Vaillant su ictions ans Ja qui lu Merger !
Les Pa GnCorc, pour | 0,000 act'on Ban (à raison d dans du Merger pour une Ancient), contre les 25.C00 act 18 de l'anc (a) bec Ry, bien ue 1C profit j cf léjà 2 ] 1 du Mais que pense" de ce paiement d'ir tS au profit des 50 600 orté tres actions du Meryi qui, celles, sont Purenent 1cs dépouilles Opirr des lanceurs de l'affaire !
En deux mots, je M Fa payé $399,990 d'int rêts à de ns qi mon pas versé un cent n dans le trésor de la société ! Quelle Philantropie ?
ll s'agit bien de Philantropie, en vérité I s'agit tout nt de spéculation, d'une fructueuse &
SPéculation do bource Les
tions du Merger ont été émise * au Cours de $30 par a t des intérêts n'a PaS eu d'autre but que de hausse de ces actions en Bourse a afin de permettre à cet les : vaient reçu en don gé
de les revendre au P
le paier
néreux ou se les étaient Simplement a jj ublic avec un r
profit grassouillet.
4 parfaitement réussi, Puisque grâce à ces dividendes, ils ont Pu faire monter les cours de ces actions usqu'à 562 ! En France, en Belgique, comme au C Public, à un Prix moyen de $50 les a tefeuilles de M. Rod.
Le marché franç
manoeuvre d'ailleurs
Canada, on a réussi à col au ctions dont étaient bourrés Les per- Forget et autres !
ais à lui seul a absorbé
Pour près de 81,000 a tota' de 99,995). Au pris m
du Merger, (eur 1
de $56 par actio ds
lui
cela © te plus de quatre millions de pias que se sont distri
bu ex portel | i co ISCOMONt nrroses des lancours de l'affaire !
Et ne vous y tro pas ce nest pas dans la caisse du Mer qi nt allés cos quatre millions de pastre + bien dans les pochc de ces tn icurs !
\ujourd'l u cours actuel de 15, les $4,00,750 payés, au cour Hoven uw les détenteurs des 09,095 actions du Me , ft repré une valeur totale de $1,409,925 1!
Pert our les malheureuses victimes de cette opér£ on $4,490,72 Cest cher, au prix du papier, mème s'il est enjolivé d Lravt L
Mais ce q int e, ce n'est pas tant la perte subie par €
c'est l'opér
us i on scandaleuse et en réa FRAUDULEUSE, qui a permis de créer cette hausse factice, en payn Liv K ujust s et non gagnés, sur ces actions, À seul fin de me spéculation fructueuse Nous mhésions pas À déclarer que nous entretenon des dout sérieux, sur lt Zégalite méme du paiement de dividendes da 15 janvier
Mais, los rapports eux-mêmes, les rapports officiels du Merger, nous
itorisont À soute
. que l'état des finances du Merger, pour les exe:de 1912, ne permettaient pas de payer légalement I
Aux aottonnaires
1911 nous déclare que le “net carning"
rt de à-dire | ponible, les frais d'opérations déduits, s'élevait à $618,210