‹ Le scandale Forget [microforme]Chapitre 7 sur 19 · FLO · texte numérisé non relu

FLO

dort nous apprond aussi qu'il an été payé $656,319 d'int

sur les actions

fhciel de 1912 fixe à $680,900 Je re

S obligations qu

disponible pc Or, ce nous apprend aussi qu'il a été payé $860,454 d P tant les obligations q acait C'est un \re jaloux Robert H que € ef à! avec un revenu net de $680,900 !

M. KR Fc n pas un prestidigate 1 !

prend pour faire

De queil 0 il ires, inconnues et mvystéricrnc nent ! Û Piastres do r venus qui re ntent pr ti 11 L'année précédente (1911 ), lo myst “Miscellancous ir r rl fyurait aussi mais sans décienntion d !

“Les Des “rocettes variées” aussi considérables, ne tombon: ; Ia Ras dunc ; elles proviennent mn de sc assez im S SAR TEE évidemment, pour mériter d'étro bs es existent ! sn { 1 faut parter franc : il © p , en présence d'un mbla

na ble compnbilité, d'entretenir des doute times sur l'existence de ae € rariés'"" on tant que res !

ar € ces SomInes ne représentent pas des revenus récls, classifi

Comme tols, alors, il est « les dividendes payés sur le tio

GE ru À l'apport fraudul le « mmes, l'ont été iMégnlement

ce, «

à M. Rod. Forget & trait JUSQU AU sang, sa vacho à lait : Je Morvr- ? sCu N'avons-nous pas

n de demander qu'une cnqu € faite pour établir la y !

douts !

Ga sent le scandale À cent lieucs À la rondo ! anvict

, nou: XVII

CXC!nt lc

La littérature de M. Forget

Ur ne pas fatiguer les Jecte urs, je vais laisser maint t | le { ussion des chiffr

» quitte À ÿ revenir plus tard, et j'ah

l 1er des procédés d' mission employ cs par M. R« 1. Forge pour (ral l bourses des gogos d France et de Bel que. 1 be ut vient de loin”, parait avoir été la it s'est ‘ l Forget pour la littérature des pro tus I! 10,453 l'aut ot ntique

' ct D ' aire mu j 14 ‘I 2 & { 34.46 6 par act de sa Q venu .

ET inc ilss

“Le programme de la fusion comportait, en outre, l'utiliilion des

S Sur la concession gouvernementale accordée d la compagnie Quebec-Saguenay Rv”

point qu'il sera intéressant de disc r plus tard Enfin, pour en finir avec cet

> d'idées, notons à la

tte déclaration

€ ation des garant aux Obligations, fa partie de cette émission spéciale to Enfin. « bli

1 es « “ations spéciales t GARANTIES EN PRINCIPAL ET INTER par l | 0 1

€ l'act et des ré S de la compagnie du Quebec Railway Lieht, Heat and P Co, imn r apr les obligat Î ( conf ce que no dit et explique f ju le l 1 » 500,000 i Q & \ mème | le: 1 loitat Y lics & t et d'écla de Québec ! Pa Qu \ ma HA Ï t'f éhontés et malpro M 0: ta à su idre la bonne foi de ft es gens, en spé j leur Heux et des condition La ligne projetée him à Murray Bay, était de 56 milles tn, Comment M. Rod. Forget établit-t-il le coût de la construction ? ison £ep OS CLiuSs Le résumé du dé senté et que les constructeurs se

PAS DEPASSER, GARANTIT le par mille.”

GAGES A coût de la ligne à $32

Premier tr £ NE SE SONT ENGAGES A NI 197 PAR MILLE

l'ous mettons M. Forget au défi de produire pareil crgagement de

t : JAMAIS LES CONSTRUCTEURS PAS DEPASSER LE COUT DE $32,-

es constructeurs ? G La ligne inachevée, sans rails et sans les ponts de fer requis, coûte À l'heure actuelle, $52,000 du mille, au moins. Il en coûtera encore de 5 à 10,000 piastres par mille pour la parachever aujourd'hui ! Pour la pilule et inspirer confiance, M. Rod. Forget emploie 2 procédé suivant, dont la malhonnèteté est évidente

“Les prévisions de la ligne ont été soigneusement établies

r l'ingénieur en chef, M. J. G. Guay, soumises au contrôle

de l'ingénieur en chef de la compagnie “Quebec Railway Light, Heat and Power Co, M. E. À. Evans.

“La ligne nouvelle, n'étant en gueique sorte que la conti-

ruaticn du réseau actuel de la Quebec Railwav.

coût de la construction a été considérablement facilité

par les

dt.

fravaux des ingénieurs qui ont construit ce rx seau, CAR LES CONDITIONS DE TERRAIN SONI À PEU PRES IDENTI QUES.

L'intention malicicuse de tromper, saute aux : ux

I faut un t upot peu ordinaire pour oser affirmer que les cond tions du terrain entre St Joachim et la Malbaie à travers le af [l baies, les fala » lequérant de formidables tranche dans le roc, d s ôs identiques à ! t n entre Qu on M Ma ju'en le \rrCot ; ff 1 Cependant, ce « ficient (d'exploitation) est tont ce qu'il M. IS exact, car ici, COMME DANS LE CALCUL DL ” DE CONSTRUCTION 1 s'est trouvx ence de préc ir l'exploitation du tr on déjà en ? Forget savait pertinemment qu'il me t, en af de nités. Il mentait de Parti-pris pour tromper les ge pécuur ignorance des conditions réelles ; il mentai Pour les tromrer sur le coût réel de la construction de cette lig lui qui m'eux que "sonne savait la nature de la contrée à trave î les difficultés considérables qu'elle rencontrerait.

S Il mentait, quand il assurait que 2 “les consructeurs s'étaient engagés à ne pas dépasser $32 197 par mille !” ; I n’y avait pas un entrepreneur sérieux au Canada qui eut consenti Le à signer un pareil engagement !

le En somme, M Rod. Forget, par ses Prospectus, a tout simplement cherché à obtenir l'argent des souscripteurs, sous de faux prétextes ; e illes a trompés sciemment et délibérément.

Il y a bien des gens dans les prisons du Canada, qui ne sont pas

aussi coupables, vis-à-vis de la morale et de la société !

M ce n'est là qu'un premier échantillon des fo get, Comme nous allons le voir ner a suite.

uroéries de M.

“ Put up or shut up ”

David, Ovide L'Espér courtier, député de Montmagny M. Rod. Forget, directeur aussi du Me l

-COoNnA

de chercher à

t tout le monde le sait, les meilleures raisons du mor

re M. Rod. Rorget, ses pompes et 5es oeuvres.

ait un ingrat sil ne le faisait pas ; car, bien qu'il se vante à l'occasion d'avoir déjà sauvé M. Rod, Forget de la ruine, il lui doit trop pour lésiner sur le nombre des chandelles à brûler devant l'autel de son F atron.

D'ailleurs, à défaut de reconnaissance, M. D. O. L'Espérance, pâle 1. Forget, a le plus grand intérèt personnel à défendre

bénéficie si copieusement de plus d’une façon !

M. David, Ovide L'Espérance, fait fausse route quand, la bonne réputation et l'honnêteté universelleme établies et reconnues de M. Rod. Fcr;et,—<e sunñt ses propres décls

tions,—il n'rpporte d'autre argumer' que ses diatribes assez sottement rossières contre moi xs qui pivotent autour de ma qualité de françæ's émigré au Canada !

n'est pourtant as français, lui ! et M. D. O L'Esf 1 norer l'opinion quil a,—d'ailleurs avec beaucoup d'autres canadiens, et des meilleurs, —de son patron M. Rod. Forget ! ance,—faut-il le lui répéter encore !—a un moyen entre M. Rod. Forget de mes accusations très précis , des chiffres non moins précis, c'est de prouver au tions sont mal fondées.

mots, il n'a, suivant la formule anglaise si concise et si qu'à

rance ne

snÉ

up or ss up.

> la banque Internationale, M. D. CO. L'Espé

ra rien pour attendre

qui

ce sca

Hmites d'un “bluff”

Est-ce assez Canaiïille !

Après avoir garanti, en se servant des

sses repr mensongères que nous avons vues hier, le coût la Québec Saguenay à $32,107 par

tille, soit pour les Si le [ :

, un coût total de $1,820,000, M. Rod. Forget on fameux F tablissait ce pelle les “conditions commerc'ale : ©

a-dire les prévisions des recettes de ce chemin de fer. Nous passerons rapidement sur les prévisions concernant {a ci

lation des co)

urs qu'il estimait devoir être, au petit

La population du comté de Charlevoix desservie par la ligne « question, étant de 20,000 âmes, il est clair que ce n'est pas cette popul tion de 3,637 familles, si amoureuse des voyages fut-elle, qui pouva

F four: ces 160,000 passagers annuels.

Aussi M. Forget fait-il miroiter le fait que

“la rive du Saint-Laurent est garnie de résidences d'été, appartenant à de riches propriétaires du Cunada et des Etats-Unis, qui viennent en villégiature, et entre autres : le président Taft et l’ex-président Roosevelt”.

Il est joli ce boniment de Bamum ! Un bravo pour le pr et pour l'ex-président Roosevelt, arrivant à la rescousse Forget !

Mais, chacun sait, au Canada du moins, que les riches f allant villé re, l'été, dans Charlevoi ï

qui ont

coup pis frais et agréable, Mais ce sont là

ion

Passo

s sur cette exagérati

promote

of yuies EXPLOITENT DEIJA ces Cu it L'East Canada Power and P Î Lumber Co ; la Baie Saint-Paul Lumber Co”

fi ‘ di [ALT P et la ci la Bui l bec Railway un arrany mucl PRODUCTION ANNUFELLE û \ ver Dion ' Î | OT D) Î ro fl t 1 La Bay Ï | C 1 : 1 t t », (y « i ite d 11!

: Î Co f | l i 0,000 le 1 La East Canada Pow 1 ‘ulp Co M. Rod. I t il À oc longu t, « i 1 1 X qualifié mnonçait dan prospect une produ 1 de 40,000 tonn pa 1 Elle a fabriqué « ar au maximum, 14,000 tonnes ! Ain au Heu des 150,000 tonnes de pulpe, annoncées par ospectus de M.

Rod, Forget, comme

la produc n annuelle de ces trois compagnies”,

il reste en tout 14,000 tor

es de pulpe et 10,000 cordes de bois de

cla, M. Rod. Forget le savait : il a donc menti de propos dél

béré, pour tromper le public souscripteur Pas à SY tromper ; ce sont ces mensonges qui formaient le ir À alouettes de M. Forget

plutôt ce qui suit le passage cité

"Ces contrats ASSURENT DEJA à la compagnei un fret numérateur, auquel viendra s'adjoindre la circulation urnalière des wagons de bois fournis par les fermie

aux

sines.

Ainsi la plus grande partie du fret Prévue pour le nou-

Ge fer

Bt plus loin, additionnant les prévisions de recette

Trafic de marchan Uses dont la plus grande Partie peut re, Comme nous l'avons dit plus haut, garantie Par contrats 6,500

4 le procédé de cet nrtitk Cux menteur tout à l'heure il déclara ‘ contrats à

nt déjà à la compagnie"; plus loin la plus krande partie est di 14 Karaïlie, et maintenant Peut être garanti

par contra Mais continuons tal le ce merveilleux prospectus d'iniqu tés “Nous avons vu plus haut que l'estimation des recutt orutes de la lisne du Québec-Sagnenay, faisait prévoir un

recette brute de $482,450 “est à r Marquer qu'il ne s'agit pas Prévisions plus Plimistes, mais BASEES SUR DES « ONTRATS

sés ai le puissantes compagnies d'exploita

ou moins

prêts à être

lion forestière

En effet, il sagit tout simplement de mensonges éhontés et cyni-

ques, lancés en connaissance de cause Pour surprendre la bonne foi des souscripteurs et leur soutirer leur argent sous de faux prétextes !

Mais à force de mentir si effrontément, M. Rod Forget a fini par “s'enforgeter" !

Dans son Prospectus du Québec Saguenay, il donne comme ressource Principale, basique du trafic, le transport de la Pulpe fabriqué” dans le comté

Il n'existe, de fait, comme nous venons de le voir, qu'une fabri que la Eastern Canada P. & p Co, qui d'ailleurs ne fabrique pas assez pour faire vivre un tramway à cheval.

Mais dans le prospectus d'émission de cette même Eastern Canac Puip an{ Power, ce même M. Forget, pour décider Je public à souscrire, leur affirmait gravement, que :

‘un avantage exceptionnel de cet établissement, était qu'il pos. sédait l'avantage unique au Canada de Pouvoir charger les va- Peurs océaniques à quai, devant l'usine même.”

Alors ! adieu le fameux fret de pulpe si Pompeusement annonce Pour assurer les recettes brutes du Québec et Saguenay !

Voilà par quelles fourberies, M. Rod. Forget a réussi à obtenir, sous de’ faux prétextes, l'argent des badauds !

Si celw ne s'appelle pas une CANAILLERIE, il faudra demander à l'Académie française de Changer 1ä définition du mot !

M. Lespérance est désespérant !

“Jusques à quand 6 Catilina ? abusera-tu de ma patience ! (Cicéron).

Monsieur David Ovide Lespérance est vraiment aésespérant !

Non seulement il ne veut pas ‘put up”, c'est-à-dire discuter sur les pièces du dossier Forget, mises par moi devant le public, mais il ne veut même pas “‘shut up’ : c'est-à-dire, cesser de parler, ou plutôt d'écrire, à tort et à travers !

Le voilà qui revient à la charge dans une lettre ouverte dont “L'Evénement” se fait le postillon et qui m'est adressée personnellement.

Vraiment M. David Ovide Lespérance abuse de mon bon vouloir : ce qui est pire, m'oblige à abuser de la patience des lect du “Soleil”.

Voilà un monsieur qui 1 trouvé commode, pour s'éviter de discuter des faits et des chiffres précis, de me faire vider sur la tête, par ses menins, des baquets d'écriture injurieuse et quand, dédaigneux de ces grossièretés, ou malpropres ou stupides, je me borne à lo rappeler, non pas même au sentiment des convenances,—je n'ai pas de telles illusions ! —Mais tout simplement à la question, Monsieur David Ovide L'E pérance monte sur ses grands chevaux et sur ses ergots !

Plein de mansuétude pour M. D. ©. L’Espérance, j'ai poussé la bienveillance jusqu'à proclamer que la plus simple reconnaissance lui faisait un devoir de chercher à défendre M. Rod. Forget, ses pompes et ses oeuvres !

J'ai ajouté, il est vrai :

“qu'à défaut de reconnaissance, M. D. O. L'Espérance, pâle reflet de M. Rod. Forget, a le plus grand intérêt personnel à défendre une réputation dont il bénéficie si copieusement de plus d'une façon !”

Monsieur L'Espérance affecte de voir là une insinuation : il me met en demeure de déclarer, si je veux dire par là

cit à des motifs tout ai'res que ceux qui peuvent faire agir un j »»

cie homme.

Je ne suis pas responsable, et décline toute responsabilité, des inter- Prétations plus ou moins cocasses que l'imagination surexcitée de M. D. O. L'Espérance peut donner à une phrase dont le sens est assez net ct assez défini pour n'avoir point beoin d'être expliqué. Il suffit de coimprendre le français.

D'ailleurs, s'il ne s'agis

it que de pareilles balivernes, je me sers

ondr

nullement cru tenu de ré

Le

Ses airs de matamore, me laissent complètement indifférents 11 perd son temps avec moi ; Son temps et son encre.

Mais M. D. O. Lespérance, dans sa lettre ouverte, essaye d'une nouvelle tangente, dans sa course en rond autour du pot,—c'est-à-dire autour du scandale Forget,

Il s'en prend maintenant à des tiers, à d'imaginaires personnages, qu'il abreuve anonymement d'injures : des lâches et des Aypocrites, qu'il s

pçonne et accuse de se cacher derrière moi, et sur le dos desquels il déverse sa fureur ! Que d'inttiles et soties Fureurs !

Cette petite manoeuvre nécessitait un démenti en bonne et due forme. Si M. D. O. Le rat par co moyen, décorer des palmes du martyr, son cher ami, M. Rod. Forget, et lui gagner la Pitié du public, il en sera Pour ses frais.

Je ne suis poussé Par personne dans la campe Cur mettre à jour les fourberies ce M. Rod. Fo mencée cette campagne, dès l'année der

rance espé

gne que je poursuis FRet lola » de ma propre innitiative.

Mis en éveil par les étranges et mystérieuses anomalies que révélait le rapport du Merger pour 1911, je n'ai cessé de Poursuivre, depuis, mon enquête, de me renseigner, pour arriver à percer ce mystère, dont le clent sautait si fort au nez.

J'ai fini par y réus et en mettant sous les yeux du public consciencieusement, ce que j'estime être toute Ja vér é, je n'ai d'autre but que de servir l'intérêt public. Et c’est tout, c'est uriquement ce qui me pousse

S com-

M. D. O. Lespérance émet la prétention dans sa lettre, que, en m'atnt à M. Rod. Forget Personnellement, en ignorant les responsabilités conjuintes et solidaires des dir eurs de ces socié je commet une injustice ; il en profite Pour conclure,--ce qui est évidemment sa marotte,—que mon seul but est “de détruire Le crédit et l'influence d'un adversaire politique.”

Ce pauvre M. David Ovide Lespérance voit toujours au bout de son nez : la politique et Je résultat de son optique défectueuse, c'est qu'il se met à tout coup le doigt dans l'oei

Car, enfin, si en mettant sous les yeux du public, les faits, les chif. fres, les preuves que j'ai tirés des documents émanant du Merger, j'ai, comme m'en aocuse M. Lespérance, réussi à :

“détruire le crédit et l'influence” de M. Rod. Forget, ce résultat dé des faits et des chiffres mis à jour. À qui la faute ? sinon à M. Rod. Forset lui-même,

Mon rèle se borne à le faire connaître, fais le public juge de ces faits. M. Rod. F lui-même, si la vérité est si damnable Pour son crédit et son influ

à mettre à nu la vérité t

£ct ne peut s'en prendre qu'à !

cace Mais je n'ai pas mission de faire le procès et de rechercher les ponsabilités des directeurs ou associés de M. Rod. F tente exclusivement de faire le procès d'opérations fi qu'il y a de plus di utables, dont M. Rad Forget l'âme dirigeante, et qui sont, avant tout : ses oeuvres.

et. Je me « ères, tout ce

t$ l’inenire

Ma conviction, de plus en plus profonde, à mesure que je pénètre dans ces arcanes, c'est que M. Rod. Forget a bien éé véritablement, l'influence dominante, et pour tout dire, le génie malfaisant.

Si, ce que je souhaite, les tribunaux sont jamais appelés à faire la lumière sur ces opérations, j'en sais assez Pour pouvoir affirmer que les preuves ne manqueront pas, qui attesteront que M. Rod. Forget a trompé tout le monde, même ses associés.

Je n'ai ni Ja mission, ni l'intention, ni le droit, ni les moyens de rechercher les parts de responsabilité de ses associés : sont-ils dupes ou complices, je l’ignore et cela m'est égal.

Je ne suis pas un tribunal ; je ne suis qu'un journaliste qui tâche, loyalement et honnêtement, de défendre l'intérêt public, en lui ouvrant les coulisses du guignol financier, où M. Forget joue le rôle de Polichinelle, rossant le gendarme et lui escamotant son escarcelle,

Je discute la question au mérite, et comme j'entends me tenir à la discussion au mérite, je n'ai pas l'intention, à l'avenir, de suivre plus longtemps, M. David Ovide Lespérance dans les disgressions, regrettablement oiseuses, où il voudrait évidemment m'entraîner et me faire perdre mon temps, justemenit pour m'empêcher de poursuivre cette discussion au mérite.

C'est pourquoi j'ai l'honneur de dire un définitif bonsoir à M. D. O. Lespérance. -

“Les myrtes sont flétris, les roses mortes”... et je ne marche plis

Comme Sheldon !

Si incroyable que cela puisse paraître, les fausses représentations mensongères qui s'étalent dans le prospectus du Québec-Saguenay, dans le but trop évident de tromper le public, ne sont que de la petite bière à côté de ce que va nous révéler le prospectus de l'émission du Quebec Eastern. À celui-là le pompon !

Cette émission de 50,000 obligations ($5,000,000) a eu lieu le 2) décembre 1911. .

Le produit de ces obligations émises, toujours, au nom du Quebec Railway, Light, Heat and Power, était destiné, nous déclare ce prospectus :

10. À Ja construction d'une station d'énergie électrique Sur les rapides de la rivière Saguenay, d'une force de 50,000

chevaux.

20. À la construction d'une voie ferrée partant du point terminus de la ligne Québec-Saguenay la Murray Bay, pour aboutir au lac Saint-Jean, près de la de ‘me usine projetée de la compagnie East Canada Power and p, d'une longueur

de 120 milles.

30. À la construction d'une autre voie ferrée partant du nouveau pont de Québec et aboutissant à la ville de Sherbrooke.

Ainsi M. Rod. Forget, mis en goût par le succès du Québec-Saguenay,—sSuccès d'émission et de spéculation !--étendait l'opération de greffe et collait au Merger, la “harge et la responsabilité de ces entre prises nouvelles : chemin de fer jusqu'au Lac Saint-Jean, chemin de fe du pont à Sherbrooke, et enfin, Supercoquentieuse usine électrique de 50,000 chevaux sur le Saguenay, à la Grande Décharge.

Quelle pompe aspirante foulante, pompe à émission et à spécu lation que le Quebec Railway, entre les mains de M. Rod. Forget !

Mais ceci en passant et pour référence future.

D'après le prospectus, les garanties offertes à ces obligations, (de l'émission Quebec Eastern), consistaienit en

10. Hypothèque sur l'usine génératrice de 50,000 chevaux et la valeur des sources d'énergie électrique de 50,000 chevaux, soit : $2,125,000 ; 20. Hypothèque sur les terrains avoisinant l'usine, d'une superficie de 1,500,000 acres. Prix d'achat : $75,000.

Les autres garanties hypothécaires numéros 3, 4, 5,6 et 7, portent sur les lignes à construire, et la 8ème est la garantie générale de la Quebec Railway.

On voit que le prospectus fait grand état et grand éclat de cette fameuse usine et du pouvoir en question.

Plas loin, dans le chapitre : “Service des obligations”, nous lisons :

“La compagnie affectera au service des intérêts et de l'amortissement des obligations :

10. Une somme fixe annuelle de 600,000 dollars, provenant : des recettes nettes de la vente des 50,000 chevaux électriques, jusqu'à concurrence de $500,000.

Là encore, la grande et mirifique affaire, l'affaire fructueuse, allé: chante, est représentée par : le pouvoir et l'usine du Saguenay.

D'ailleurs, le chapitre suivant du prospectus, est tout entier consacré à la description de la ctation d'énergie et à calculer les profits mirobolants qu’elle ne peut manquer de rapporter.

Nous ne voulons retenir pour le moment que les deux premiers paragraphes.

“LES DROITS ACQUIS sur les sources d'énergie hydrauliques par la compagnie Quebec Railway, s'étendent depuis le point de décharge du Lac Saint-Jean jusqu'à une distance de 8° milles le long de la

‘Les rivière, peuvent permettre le dére chevaux d'énergie hydraulique, par l'établissement de barravcs

rapides puissants qui se succèdent le long de cette pement de 5 à 700,000

successifs d'une force de 50,000 chevaux chacun"

spectus conclut, sprès avoir discuté le prix de rov'ent :

bénéfices nets de l'exploitation des 50,000 chevaux aticindront done un montant de $687,500, c'est-à-dire un EXCEDENT DE $187,500, SUR LE MONTANT PRELEÈVE CF CHAPITRE, POUR LE SERVICE DES OBLIGA-

> pouvoir

de plus en plus clair, de plus en plus évider

ttes,

iction

nouvelle et

termine par le n suivant

“La station électrique de 50,000 cheraux mérite surtout

car elle représente un actif d'un millions de dollars “La com SHAWINIGAN WATER & POWER, les usines sont situées sur le Saint-Maurice, a pu, avec un deércloppement de 50,000 chevaux, assurer le service de pl sept millions de dollars d'obligations et distribuer à son capiictions, qui s'élève à huit millions ct demi de dollars, un dende de cing pour cent.

rention particul

qui dérasse pl

“Ces résultats, sur lesquels la compagnie de QUEBEC RAILWAW, LIGHT, HEAT & POWER est également en droit de compter, constituent, non seulement la meilleure des garanties pour les obligations, mais assurent encore une valeur considérable au capital actions, qui est maintenu à son chiffre pri-

mitif de dix millions de dollars, malgré le développement acquis par la société."

Done, n'est-ce pas, est évident, le clou de l'affaire, le clou d mission des $5,000,C00 C'abligations, c'est : le pouvoir du Saguenay l'usine de 50,000 cheva

OR ! NI ROD. FORGET, NI LE QUEBEC RAILWAY, NE pos S |

SEDAIE! CE POUVOIR AU JOUR DE L'EMISSION, PAS PLU QU'ILS NE LE POSSEDENT

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