‹ Le Scandale Mousseau [microforme]Chapitre 10 sur 24 · AULEMENT CE QUE VOUS · texte numérisé non relu

AULEMENT CE QUE VOUS

be Durocher à consentir à don-|

moiet que j'ignorais complètement l'exactitude de ces assertions et que, si tol était le cas, que cela avait été fait hors de ma connaissance et sans mon consentement, ot du reste j'étais d'opinion que ces informations n'’étaient pas correctes. Mon cher Jean,si ce que B......... dit est le cas, ce serait très grave et compromettrait grandement vous et Durocher de vous être rendus coupables d’une telle imprudence et dun reste quelle garantie aurais-je pour lous les montants que uous avez soutirés de moi tout en tenant compte de ce QUEJ’AI PAYE A D'AUTRES, et cela, étant toujours demerré sous l'impression ea faisant ces avances que mes documents étaient entre les mains de M. Durocher, lorsque d’après ce qu’en dit B...

ils se trouveraient entre les mains de d'autres.

Encore une fois, Jean, je ne crois pa:, et pour ma propre satisfaction et celle DE MES ASSOCIES, soyez assez bon de voir Durocher et de lui demander de m'écrire immédiatement tout en déclarant que ces avancés sont faux et qu’il a encore en sa possession l28 documents sous enveloppe que je lui ai confiés en votre présence et qu'il ue devait en disposer que lorsque je l’aviserais personnellement en votre présence à qui les remettre. Je ne désire pas qu'il y sit du maleutendu,CE QUE J'AI CONVENU DE FAIRE SRRA FAIT et j'espère que, de votre côté, vous en fer 4 autulit ; ot j'ai peine à croire que vous permettriez de scutirer de l’argent de moi en à compte de documents sur lesquels je n’aurais aucun conltiôle et qui seraient passés en d’autres mains sans que je le susse.

Si tel est le cas, croyez-moi. Jean, que Durocher aura peut-être à se repentir d’avoir commis un acte aussi Brave sans penser à quoi il s’exposait en me laissant payer des argonts, moi étant sous l'impression que mes documents que j'avais mis entre ses mains

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sont passés à d’autres sans que je le susse, cela me paraitrait un peu fort, et tolérer un semblable abus de confiance si tel est le cas, serait de ma part commettre une injustice malhonnête ENVERS CEUX QUI SONT INTERESSES COMME MOI DANS CETE TRANSACTION ET QUI ONT DROIT DE S'ATTENDRE QUE LEURS INTERETS ENTRE MES MAINS SONT EN SURETE, ainsi donc, mon cher Jean, voyez à cela de suite et envoyez-moi ce que je vous ai demandé le plus tôt possible.

Espérant que votre réponse sera satisfaisante,

J'ai l'honneur d'être Votre ami,

A. CHARLEBOIS,

La guerre n'était pas encore déclarée;on se parlait confidentiellement, à cœur ouvert, et l’on sedisait une foule de choses qu'on ne peutexpliquer que par la complicité la plus complète,

M. Bergeron S'OFPOSE À CE QUE M. DE BEAUFORT REÇOIVE PLUS D'ARGENT, avant qu'il ait réglé avec lui. Réglé quoi? Evidemment la part que chacun d’eux doit recevoir dans les $10,000, Charlebois dit Jui même que De Beaufort ne DEVRAIT RETENIR QUE CE QU'IL DOIT AVOIR ET LAISSER AUX AU- TRES l'avantage de prendre des arrangements avec lui !.........

Qu'est-ce que De Boautort avait 1e droit de recevoir à cette époque-là ?

un tiers des $10,000, Quels sont les autres avec lesquels ‘Charlebois veut prendre des arrangements ? A-t-on donné d’autres noms queceux de MM.

Mousseau et Bergeron ? Nullement.

Il LA donc de ces deux lhommes-là, Charlebois dit qu’à la demande de son PREMIER »1L À DU envoyer $307 à M. Bergeron, et il admet que ce PREMIER AMI est l’hon. : Mousseau et que B...... est M. Bergel'O,

sujet des sommes d'argent payées, du

. | de la vente lui était destiné, conjoin

Charlebois a donc envoyé $300 enk accompte de ces $10,000 SUR LA E DEMANDE DE L'HON. M.

MOUSSEAU, Cominent celuici peut-il aujourd'hui. prétendre avoir ignoré tout le temps cette transaction, quand il est prouvé qu'il la connaissait dans tous ses détails, et qu'il a fait tout ce qui a pu pour} étouffer CETTE VILAINE AFFAI- RE suivant l'expression du témoin} Lyonnais ? 4

Dans la même lettre, Charlebois re- !

proche à M. De Beaufort d'avoir sou!

tiré plusieurs montants etil prétend # avoir payé ‘certaines sommes A D'AUTRES PERSONNES. Quelles} sont ces autres personnes ? il ne le no% dit pas dans sen témoignage ; sou!

lement on admeitra .b‘en qu’il ne peut être question de M, Bergeron!

seul, puis que M. Charlebois emploie} cette expression ‘“ autres ” au plu-h riel : Il y en avait donc plusieurs, à} quiil avait payé des sommes d'argent à part de M. De Beaufort ? Or quelles pouraient être ces autres personnes 8j monsieur Mousseau n'en était pas avec M. Bergeron ? a

De plus M. Charlebois parle d'indi-# vidus QUI SONT INTERESSES dans l'affaire ET QUI ONT DROIT def s'attendre QUE LEURS INTERETS,® ENTRE SES MAINS, SONT EN SURETE. Quels sout ces individus, sil} ce n’ost MM. Mousseau et Bergeron ?} Pourquoi ne pas les nommer ?

Tout cela est parfaitement clair pour ceux qui veulent juger honnète-} ment ; et les déclarations faites par M. Do Boaufort à M. Charleboïs, auf

partage de ces sommes et de l’existen-1l co des trois complices qui devaient avoir les $10,000.00 en question, p’ouvent à l'évidence que le premier ‘mi.

mistre de la province de Québec a vendu: un covtrat public, que le pri

tement avec messieurs De Beaufort e Bergeron, Ce sont là des preuves juri-

vé $300 en ) SUR LA HON. M.

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ne À pe écrasent les accisés, ce sont<e8 circonstauces et dos présomptions dont l’enchainement suffirait à provoquer ua verdict de culpabilité Contre n'importe quel individu qui serait accusé devant la cour du Banc de la Reine, d'avoir commis un crime Contre la société.

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