‹ Le Scandale Mousseau [microforme]Chapitre 17 sur 24 · DEFENSE DE M. BERGERON · texte numérisé non relu

DEFENSE DE M. BERGERON

M. Bergeron prétend que les 81,000 u'ila reçucs de M. Charlebois, ainsi que les $400 qui luiont été données par M. dé Beaufort, étaient pour payer des services professionnels, mais il ne nie pas avoir connu l'existence ‘u marché du 7 décembre 1882. Or, quels services a-t-il rendus ? Il s’est tenu à Québec, a fait diner les ministres, a jeté. un coup-d'œil superficiel sur le contrat. Et il n’est pas sûr si c'est après qu'il eut été signé. Surtout il voyait M. Mousseau le 29 décembre 1882 et l’écrivait à M. de Beaufort dans les termes éloquents que voici :

“ JE VIENS DE VOIR M. MOUS- SEAU ; TOUT VA S'ARRANGER TEL QUE LE DESIRE Gharlebois..…”.

sx IL l'avait donc vu, M. Mousseau ; il lui avait donc parlé du contrat ; et il avait donc l’assurance que tout était correct l........

Et M. De Beaufort qui jure «voir dit à M. Bergeron que tout ce qu'il vou- Jait,c'était un tiers des 810,000 ; et que

lui, Bergeron, pouvait s'arranger avec

le reste coudes , :

D'ailleurs il n’y a pas un homme gé-

rieux qui n’est pas disposé à éclater de riro,quand il entend M. Bergeron prétendre être en état ds rendre, ven dehors de ses relations politiqu:s, à un contracteur public, des services valant 81.400.00, C'est une bonne plaisanterie, dont se moquent les amis intimes de M Bergeron, et qu caracté-ise mieux que tout ce qui pourrait être dit, la mauvaise foi de ce jeune homme connu de out le moude pour un aventurier politique.

S'il n’avait droit qu'à des honoraires et si Charlebois n'était qu'un client ordinaire,pourquoi le ,, Boy” de Beaubarnois écrit-il cette lettre à son CHER JEAN :

‘ Ottawa, 9 avril 1883, ‘6 Mon cher Jean, qu

‘: J'attends encore des nouvelles de ‘ votre voyage de Québec, ja voudrais ‘que vous me disiez si vous avez en- “ tendu parler de Charlebois, ET S'IL ‘ VEUT FAIRE SON DEVOIR, OÙ “ NON. Veuillez écrire cela et me ‘ croire votre dévoué

(Signé) € JT. G. H. BERGERON. ”

Il est de toute certitude que ve jeune homme était un des entremetteurs et qu'il avait, comme l’a déclaré De Beaufort,son tiers dans la spéculation,

DEFENSE DE CHARLEBOIS

M. Charlebois ne peut prétendre qu'il ignore cette honteuse transaction. Le marché du 7 décembre signé par lui, ses lettres, ses télégrammes, le témoignage de De Beaufort, les paiements qu'il à faits, en acompte des $L0,000 ; tout cela constitue une preuve directe et positive, qu'il aurait été stupide de chercher à repousser.

Ilse contente d'invoqu2r le défaut de considération pour ses billets.Qu'est-ce que nous avons à faire avec cette défense ? Que M. Charl-:bois ait eu considération ou non, ila promis et donné $10,000 pour avoir un , contrat

ES ne ae

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